Bini: "C'est très cher payé..."

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Bini: "C'est très cher payé..."
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Le sélectionneur de l'équipe de France nourrissait un sentiment double après le revers des Bleues face à l'Allemagne, mardi à Moenchengladbach, lors de la dernière journée de la phase des poules (2-4). Il reconnaît que son équipe n'a pas bien joué avant la pause mais il a apprécié la performance en seconde période. Conscient que ses Bleues n'étaient pas si loin de l'Allemagne, il se projette déjà vers les quarts.

Le sélectionneur de l'équipe de France nourrissait un sentiment double après le revers des Bleues face à l'Allemagne, mardi à Moenchengladbach, lors de la dernière journée de la phase des poules (2-4). Il reconnaît que son équipe n'a pas bien joué avant la pause mais il a apprécié la performance en seconde période. Conscient que ses Bleues n'étaient pas si loin de l'Allemagne, il se projette déjà vers les quarts. Quelle analyse faites-vous de cette rencontre ? C'est très cher payé... On n'a pas fait une bonne première période timorée, ensuite on fait un début de seconde période exceptionnel et au moment où on revient dans la partie, qu'on commence à les faire douter, pan triple peine : penalty, carton rouge et but. Mais même à 3-2, elles (les Allemandes) ne faisaient pas trop les malines. A la fin, les filles étaient cuites mais 4 à 2 c'est vraiment très cher payé, en plus ça fait toute la défense qui a un jaune plus Bussaglia et comme ça ne s'efface qu'après les quarts... Elles ont fait honneur au maillot. Au-delà des cartons, il y a aussi eu une grosse débauche d'énergie... Oui, on fait encore athlétiquement un gros match, je pensais qu'on pourrait faire tourner pour reposer mais le jeu m'a un peu trahi aujourd'hui car on n'a pas pu faire ce qu'on souhaitait. Il y a tout de même deux bonnes nouvelles : la première c'est qu'on ne les (les Allemandes) voit plus jusqu'en finale et la deuxième c'est qu'on n'aura pas 4 heures de train demain (mercredi). Mais quelle image, elles ont donné du sport de haut niveau, c'est bien. Après, elles sont plus fortes mais pas sur la deuxième période. "On a dû puiser dans nos forces " Vous avez parlé d'événement, de fait de jeu, que voulez-vous dire ? Les événements, c'est que pour deux fois la même faute, il y a un carton jaune d'un côté et pas de l'autre, après on ne peut plus défendre normalement. Je suis intimement persuadé, je reverrai les images, que pour les deux premiers cartons jaunes (Bussaglia et Georges), notamment le premier devant notre banc, la fille joue le ballon et si on siffle jaune, il y en a 20 par match. Or après, elle ne peut plus jouer de la même manière. Après, c'est le jeu, ça arrive, on fait contre mauvaise fortune bon coeur, ça s'équilibre sur une compétition... Pourquoi Abily et Delie n'ont-elles pas débuté la rencontre ? C'était prévu comme ça, que Camille (Abily) fasse une mi-temps avec Soubeyrand car elle a fait une grosse saison avec Lyon, elle venait des Etats-Unis et elle n'avait quasiment pas eu de vacances. Mais je le répète, nous ce qu'on veut c'est gagner le quart de finale. Malgré tout, on a dû puiser nos forces, les filles ont été héroïques Les changements ont-ils déstabilisé l'équipe ? Non, contre le Nigeria on avait fini avec Elodie Thomert et Eugenie Le Sommer et ça avait plutôt bien marché. Pareil Gaëtane (Thiney) contre le Canada elle avait joué à gauche, le problème c'est que Louisa avait été plus active. On ne peut pas tout le temps demander aux joueuses d'être à fond. On va bien se reposer. Qu'attendez-vous de la dernière rencontre contre l'Angleterre ? On est reparti sur le projet de gagner le quart de finale. Le seul bémol, c'est qu'on va jouer contre une équipe européenne contre laquelle on ne défend pas notre place pour JO. J'aurai préféré jouer la Suède ou la Norvège pour défendre directement notre peau, c'est comme ça. L'Angleterre, c'est une bonne équipe, finaliste de l'Euro, il y a photo entre la France et l'Angleterre, un coup c'est eux, un coup c'est nous.