Beugnot: "Enorme pour la confiance"

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Beugnot: "Enorme pour la confiance"
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Très heureux de la victoire de Chalon-sur-Saône contre Limoges (79-71), dimanche à Bercy en finale de la Coupe de France, Gregor Beugnot estime que ce premier trophée dans l'histoire de l'Elan va booster ses joueurs en vue des play-offs de Pro A. "La saison ne peut pas se terminer sur ça, j'ai un groupe très ambitieux", assure le coach chalonnais.

Très heureux de la victoire de Chalon-sur-Saône contre Limoges (79-71), dimanche à Bercy en finale de la Coupe de France, Gregor Beugnot estime que ce premier trophée dans l'histoire de l'Elan va booster ses joueurs en vue des play-offs de Pro A. "La saison ne peut pas se terminer sur ça, j'ai un groupe très ambitieux", assure le coach chalonnais. Gregor, que ressentez-vous après cette victoire ? Le gros problème, c'est qu'on a un groupe jeune et qu'une finale de Coupe de France, c'est énormément de pression. En plus, ce n'était pas une mince affaire, on restait sur un échec (contre Gravelines en finale de la Semaine des As, ndlr). L'objectif, c'était donc d'enlever un maximum de pression aux joueurs et d'être positif. Ça a été le cas à la mi-temps. On a trouvé un banc très prolifique. Et puis c'est le premier trophée du club. Quand vous êtes favoris, ce n'est pas évident. C'est important dans la construction du club et dans la politique qu'on veut mener avec les jeunes. Je trouve que cette équipe méritait de gagner quelque chose, les joueurs travaillent beaucoup. S'il n'y avait pas eu de trophée, il y aurait eu un doute par rapport à l'avenir. Le jeu assez atypique de Limoges, avec un seul pivot et quatre extérieurs, vous a-t-il posé des problèmes ? Il a fallu faire comprendre aux joueurs que, de toute façon, on allait prendre des paniers. Ça, c'était une évidence. Mais dans quelles conditions et comment ? C'est pour ça qu'on n'a pas été trop déstabilisé quand ils ont mis leurs shoots. Mais il ne fallait pas qu'ils aient la possibilité de ressortir sur les drives, c'ets ce qui nous a fait mal dans le deuxième quart-temps. Ils ont continué à trouver des tirs à trois points. Dans le troisième, on était bien positionné sur les lignes de passes et ils n'ont pas pu avoir leur jeu de fixation. Mon équipe s'est rassurée. Bon, oa eu des balles perdues très bête mais c'est la jeunesse de l'équipe et le contexte de la finale. On n'aurait jamais dû les laisser revenir en fin de match. Blake Schilb a eu un impact important, notamment quand il est revenu sur le terrain. Vous lui avez parlé sur le banc. Que lui avez-vous dit ? Blake a une particularité, il veut toujours mettre des coéquipiers en confiance. Et je trouve qu'il n'était pas dans un bon rythme en début de troisième quart-temps. Sa volonté n'était pas d'agresser, mais simplement d'essayer de démarquer les autres. Il a commencé à s'énerver et en le sortant, j'ai essayé de le rassurer en lui disant qu'on avait besoin de lui pour faire la décision. Et là il m'a dit: "Tu peux compter sur moi !". Mais il n'est pas assez égoïste. Une fois qu'il est revenu sur le terrain, il a été grandiose. Et ça change tout. Quand il décide de ne jouer que pour le collectif, il est souvent en retrait parce qu'il ne se focalise que là-dessus. "Les joueurs ont l'impression qu'on ne leur a pas menti" Vous louez souvent le talent d'un joueur comme Bryant Smith. Pourquoi ? C'est le pourquoi de notre bon championnat et de cette victoire en Coupe de France. Il ne revendique jamais rien, c'est un joueur qui est très professionnel. Lui non plus n'est pas un égoïste. Ce soir, ça me fait plaisir pour lui parce qu'il a reboosté l'équipe. Il ne pense pas à son temps de jeu, il est venu nous apporter son expérience. Ça ne se voit pas trop au niveau des stats mais dans l'état d'esprit et dans l'intensité, si. Les jeunes joueurs l'appellent "Tonton", ça veut tout dire. Ils ont une énorme confiance en lui, il apporte une grosse assurance à l'équipe. A titre personnel, que représente cette Coupe de France ? Ce n'est que ma quatrième Coupe de France... Les gens diront que ce n'est pas la Coupe de France que je perds, c'est le championnat. Le problème dans le basket français aujourd'hui, c'est que tout le monde s'emballe dès qu'il y a une bonne petite saison. La seule crédibilité qu'on a, c'est quand on a un trophée. Donc ça met énormément de pression. Pour moi aussi, parce que je sortais d'une saison catastrophique où on s'en est sorti difficilement. C'était donc important pour moi. Pour l'équipe, je suis heureux. En début de saison, ils n'y pensaient pas. Les joueurs ont travaillé dur et aujourd'hui, ils ont l'impression qu'on ne leur a pas menti. [...] Si ça peut apporter du dynamisme et du budget en plus, c'est génial. On a besoin de ça, nous. Parce qu'au niveau des infrastructures, ça va. L'avenir proche, ce sont d'abord les play-offs et l'Asvel en quarts de finale. Ce trophée peut-il vous libérer pour cette fin de saison ? Ce n'est pas parce qu'on a fait une bonne finale qu'on va gagner des matches (en play-offs). Mais l'apport est énorme dans la confiance du groupe, par rapport au coach et aux stratégies. Si on avait perdu, encore une fois après les As, ça aurait été dur. Aujourd'hui, on a fait un énorme match mentalement. Les joueurs semblent avoir une telle confiance en eux que tu peux les amener à faire des stratégies particulières. Ils n'ont jamais été programmés pour ça au départ. Même après les As, ils n'ont rien lâché. Ce soir, il fallait être fort pour gagner ! Limoges a été difficile à manoeuvrer mais ils n'ont pas baissé la tête. Tout ça va nous booster sur les play-offs, c'est sûr. Ce sera très difficile contre Villeurbanne. Mais la saison ne peut pas se terminer sur ça, j'ai un groupe très ambitieux, qui ne s'est jamais contenté de ce qu'il avait.