Bergamasco: "Rester en haut"

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Bergamasco: "Rester en haut"
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Après la prestation du Racing Metro 92 face à Brive (6-6), qualifiée par Pierre Berbizier de "bouillie de rugby", le club francilien a l'occasion de se racheter face à Montpellier lors de la 15e journée de Top 14. Mirco Bergamasco, transferé du Stade Français depuis cet été, nous livre son analyse quant à la performance de son équipe contre Brive, ainsi que les enjeux du match de dimanche.

Après la prestation du Racing Metro 92 face à Brive (6-6), qualifiée par Pierre Berbizier de "bouillie de rugby", le club francilien a l'occasion de se racheter face à Montpellier lors de la 15e journée de Top 14. Mirco Bergamasco, transferé du Stade Français depuis cet été, nous livre son analyse quant à la performance de son équipe contre Brive, ainsi que les enjeux du match de dimanche. Mirco, y a-t-il eu un recadrage après le match contre Brive ? C'est sûr qu'on ne nous a pas félicités. Même s'il n'y a pas la défaite au bout, on a peut-être perdu deux points en route, mais on n'en a pas perdu trois ou quatre. L'important, c'est de savoir là où on a fait des fautes. On a pu voir la vidéo du match, on s'est expliqué. On a la chance de jouer quatre jours après ce match. Ça va nous permettre de remettre les choses en place. Il faut simplement travailler, et commencer 2011 de la meilleure des manières et le montrer sur le terrain. On est conscient qu'on n'a pas fait un bon match, qu'il manquait la finition, sur les relances, les attaques. On doit rester concentré car le championnat est encore long... Est-ce l'attaque qui a été essentiellement incriminée pour cette rencontre ? Non, je dirais que ce sont plein de petits détails qui ont fait la différence. On a su attaquer pendant le match, avec plus ou moins de réussite, ça fait partie du jeu. Brive a de son côté bien défendu, ce qui ne nous a pas facilité la tâche. On a pu voir avec la vidéo les fautes qu'on a commises et les libertés qu'on a laissées à l'équipe en face. Brive est arrivé avec beaucoup d'envie et avait à coeur de faire un bon résultat chez nous. Maintenant, il faut que l'on se remette en question pour ne pas sombrer dans le doute. Selon vous, que doit changer votre équipe pour que vous puissiez donner la pleine mesure de votre potentiel ? On doit corriger les petites erreurs, comme les fautes de mains, ou le fait de laisser échapper le ballon au lieu de bien le garder au chaud, ces petites choses qui font la différence. Mais ces petits détails, on peut les régler si on commence à faire les passes au bon moment ou bien garder le ballon quand il le faut, le jeu devient alors plus clair. On doit simplement être un peu plus rigoureux sur ce que l'on fait. On doit être un peu plus rigoureux. Mais les qualités individuelles et collectives sont toujours là, ce n'est pas parce qu'on réalise une mauvaise performance qu'on les perd. Il faut également rester attentif. "L'équipe, c'est aussi la famille" Avez-vous davantage de pression alors que vous venez d'entamer la phase retour par ce match nul et que votre prochain adversaire se nomme Montpellier, deuxième au classement ? Il doit y avoir de la pression, mais positive, et tout le temps. On ne doit pas se dire qu'on est une mauvaise équipe, mais qu'on a fait des fautes qu'il ne faudra pas réitérer les fois d'après. Montpellier n'est pas loin de nous (à quatre points, ndlr), on a la chance d'être encore troisième car des équipes comme Castres, Biarritz ou Clermont poussent derrière. On sait que les points que l'on perd maintenant, on peut les regretter à la fin. C'est donc important pour nous d'engranger le maximum de points pour la suite. Nous ne sommes pas partis dans l'idée de se dire: "nous avons trois matches à domicile pour commencer la phase aller, donc trois victoires impératives." Nous nous sommes dits qu'on avait Brive d'abord, ensuite Montpellier, et enfin Toulon. Donc aujourd'hui, on ne pense qu'à Montpellier, et on pensera aux autres équipes plus tard. C'est une grosse équipe qui est présente depuis le début de la saison. On ne leur a pas offert la deuxième place, ils sont allés la chercher, et vont surement venir chez nous pour faire un résultat, pour rester deuxième ou bien aller chercher la première place. A nous de montrer que l'on veut rester en haut du tableau. Que vous inspire le retour de François Trinh-Duc ce dimanche, auteur d'un essai pour son retour avec Montpellier après deux mois d'absence (blessé aux ischio-jambiers, ndlr) ? C'est un joueur qui met en confiance Montpellier quand il joue. C'est un point fort de cette équipe, mais il n'y a pas que lui. Sur le terrain, il y a quinze joueurs qui ont jusqu'à présent réalisé de bonnes performances, et qui sont deuxième du classement, ça veut quand même dire quelque chose ! Ils ont un entraîneur (Fabien Galthié, ndlr) qui a su les hisser à une bonne place. Mais pour moi, ce n'est pas un joueur qui fait la différence, mais le collectif. Il ne faut pas se fixer sur Trinh-Duc, il faut surtout que l'on joue comme on sait le faire. Contrairement à Brive, qui était très regroupé derrière, Montpellier est une équipe plutôt joueuse. Cela va-t-il modifier votre approche du match de dimanche ? Ça ne doit en tout cas pas changer notre approche mentale. Nous devons être conscients que c'est une grosse équipe qui ne vient pas chez nous pour nous regarder jouer. Ils ont montré qu'ils maintenaient un niveau de jeu élevé pendant 80 minutes, c'est donc important pour nous d'être bien en place en défense. On va travailler ça, notamment grâce à la vidéo qui permet de voir les points forts, les points faibles. Y a-t-il quelque chose de spécial à jouer en cette période de fête de fin d'année ? Pour un joueur professionnel, jouer à ces périodes ne doit rien changer. Les fêtes ne doivent pas gâcher tout le travail que l'on a déjà effectué, et ne doivent pas nous perturber mentalement. Il faut au contraire que cela nous procure de l'énergie en plus. On passe de bons moments avec l'équipe, avec la famille. Mais au final, l'équipe, c'est aussi la famille. L'important, c'est d'être prêt ce dimanche pour recevoir Montpellier.