Berbizier prend 60 jours

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Berbizier prend 60 jours
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Pour avoir à nouveau remis en cause Christophe Berdos, dont il avait qualifié lors d'un point presse début septembre la désignation en tant qu'arbitre de la rencontre Racing-La Rochelle de "provocation", Pierre Berbizier a écopé mercredi d'une suspension de 60 jours. Une peine dont le très têtu manager francilien pourrait choisir de faire appel.

Pour avoir à nouveau remis en cause Christophe Berdos, dont il avait qualifié lors d'un point presse début septembre la désignation en tant qu'arbitre de la rencontre Racing-La Rochelle de "provocation", Pierre Berbizier a écopé mercredi d'une suspension de 60 jours. Une peine dont le très têtu manager francilien pourrait choisir de faire appel. Pour son nouveau dérapage verbal en conférence de presse il y a moins d'un mois, à l'encontre de l'arbitre M. Berdos, dont il avait qualifié la désignation pour diriger une rencontre du Top 14 entre le Racing-Métro 92 et La Rochelle de "provocation", Pierre Berbizier, le manager du club francilien, convoqué ce mercredi, à 10 heures, au siège de la Ligue nationale (LNR), rue de Liège, à Paris, a écopé d'une suspension de 60 jours. Cité pour "atteinte aux intérêts supérieurs du rugby", Berbizier a comparu devant une commission de discipline, présidée par M. François Guers et composée de huit membres parmi lesquels ses accusateurs, les présidents de la LNR et de la Fédération française (FFR), Messieurs Pierre-Yves Revol et Pierre Camou. Alors que la sanction pouvait aller du simple blâme à la radiation, le coach des Racingmen sera interdit de banc jusqu'au 28 novembre prochain et fera défaut à son équipe à l'occasion des quatre prochains matches de Top 14 de sa formation à Toulouse, face à Bayonne et Perpignan, et à Agen. "Berbiz" fera-t-il appel ? Le 7 septembre dernier, à la veille d'affronter et de surclasser le promu rochelais à Colombes (43-18), Berbizier s'était fendu d'une nouvelle diatribe à l'encontre de M. Berdos, qu'il avait déjà lourdement mis en cause quelques mois plus tôt, à l'issue du match de barrages perdu à Clermont (21-17), lâchant notamment, hors de lui: Je ne respecterai plus jamais monsieur Berdos. Quatre mois plus tard et l'ire de l'ancien demi de mêlée international n'était en rien retombée. "Je n'ai aucun plaisir à retrouver cette personne sur un terrain. Que Monsieur Berdos soit désigné pour arbitrer ce match, ça me gêne un petit peu. Ou il reconnaît qu'il s'est trompé, qu'il a été excessif à notre égard, ou bien il explique pourquoi il n'a pas eu les mêmes exigences la semaine suivante en demi-finales. Autant je respecte la fonction qu'il représente, autant je ne tiens à avoir aucun contact avec lui, qu'on soit clair." C'est sur ces seules déclarations et non pas sur l'incident clermontois que Berbizier a été jugé ce mercredi. Sentant sans doute venir le vent du boulet, l'ancien sélectionneur italien, à l'heure d'évoquer la prestation de M. Berdos, avait dès l'issue du match face à La Rochelle adopté un ton nettement plus apaisant. "Je crois qu'on a eu aujourd'hui un bon arbitrage cohérent dans la continuité de l'arbitrage que l'on a depuis le début de la saison. Dans ce cas là, ça me convient..." Alors que quatre autres techniciens de l'élite ont déjà eu à répondre de leurs paroles à l'égard du corps arbitral depuis le début de la saison (voir par ailleurs), cette peine de soixante jours est la plus lourde prononcée à ce jour. Une suspension susceptible d'appel, qui si elle venait à être confirmée pourrait pousser le très obstiné Berbizier à porter l'affaire devant d'autres juridictions.