Benzema frappe, le Real se place

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Benzema frappe, le Real se place
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Et Karim Benzema a encore frappé. Trois jours après un but décisif face à Majorque, le Français a inscrit une réalisation aussi belle qu'importante, mercredi au Sanchez Pizjuan face à Séville en demi-finale aller de la Coupe d'Espagne (1-0). Une rencontre hachée et marquée par une grosse tension entre les deux équipes. Les Merengue ont tout de même pris une option pour la qualification.

Et Karim Benzema a encore frappé. Trois jours après un but décisif face à Majorque, le Français a inscrit une réalisation aussi belle qu'importante, mercredi au Sanchez Pizjuan face à Séville en demi-finale aller de la Coupe d'Espagne (1-0). Une rencontre hachée et marquée par une grosse tension entre les deux équipes. Les Merengue ont tout de même pris une option pour la qualification. Le Real Madrid était attendu de pied ferme à Sanchez Pizjuan par des Sévillans remontés à bloc et revanchards. Si les Andalous, très énervés à l'issue du match aller suite à l'attitude de José Mourinho - qui n'avait pas hésité à pointer 13 erreurs d'arbitrage après le match de championnat remporté par son équipe 1-0 à Bernabeu - ont chauffé les débats avant cette demi-finale aller de la Coupe du Roi, ce sont bien les Madrilènes qui ont fait la très bonne opération de la soirée. Une rencontre débutée devant un public chauffé à blanc, et si Escudé est le premier à se distinguer d'une tête non cadrée (3e), Benzema, une nouvelle fois très attendu et encore plus depuis l'arrivée d'Adebayor, place une frappe trop croisée (6e). L'ancien Lyonnais, déjà buteur décisif devant Majorque, est ensuite à l'origine et à la conclusion d'une action de classe. Un une-deux pour se lancer et voilà Benzema qui percute, résiste à Alexis et crochète Escudé avant de tromper Palop (1-0, 17e) ! Le Français, chaudement félicité par toute l'équipe, tape également dans les mains de son entraîneur pour un geste qui n'est en rien anodin. Albiol sur sa ligne Séville n'est pas sonné bien longtemps et réagit avec des têtes d'Alexis (23e) puis surtout celle de Fabiano, qui passe au-dessus de Ramos mais sans cadrer (31e). Avec un Navas qui fait la misère à Arbeloa, les Andalous ont des opportunités mais c'est sur une action lancée plein axe pour Luis Fabiano qu'ils pensent égaliser. Le Brésilien dribble Casillas et frappe dans le but, Albiol se jette et freine le ballon avant, dans un deuxième temps, d'éviter le but pour un millimètre en taclant depuis l'intérieur de son but... (45e) Séville râle mais le but est justement refusé. A la reprise, Séville tient le plus souvent le ballon mais ce sont les Madrilènes qui sont les plus dangereux. On retiendra ce missile de Lass Diarra après un coup franc de Ronaldo mal dégagé (47e), puis une ultime occasion pour le Français remplacé ensuite par Marcelo (56e). L'international français avait été puni pour avoir boudé récemment, suite à une sortie à la pause, et ses nerfs ont encore été mis à rude épreuve car il n'a pas démérité. Des deux Tricolores au coup d'envoi du côté du Real, il n'y en a plus à la 68e minute puisque Mourinho renvoie Benzema sur le banc à ce moment-là... Cela n'empêche pas les Merengue de se procurer de nouvelles opportunités, avec notamment un festival d'Özil le long de la ligne de touche, l'Allemand trouve finalement Carvalho qui oblige Palop à la parade (73e). Sur le corner, Ramos, un ancien de la maison, tente un retourné. Mais l'énorme occasion arrive plus tard avec Özil qui combine avec Ronaldo, le Portugais dribble Palop mais se retrouve dos au but, il laisse (si, c'est possible) à Özil qui frappe mais Alexis au sol dégage du bout du pied, pour un raté incroyable (79e). Le mot de la fin revient toutefois à Negredo qui, après une sortie mal assurée par Casillas, place une reprise qui passe tout près (88e). C'en est fini des espoirs d'égaliser pour une formation de Séville qui devra se déplacer à Bernabeu, mercredi prochain, avec un but de retard.