Benneteau, toujours ça de pris

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Benneteau, toujours ça de pris
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Les Français engagés dimanche à Roland-Garros ont déjà connu des fortunes diverses. Si Julien Benneteau et Alizé Cornet sont passés sans trop d'encombre contre Machado et Voracova, Marc Gicquel n'a pas profité de la place vacante de Lleyton Hewitt, en s'inclinant contre Albert Montanes. Mannarino (écrasé par Rufin), Guez, Gensse, Johansson et Sanchez sont également éliminés.

Les Français engagés dimanche à Roland-Garros ont déjà connu des fortunes diverses. Si Julien Benneteau et Alizé Cornet sont passés sans trop d'encombre contre Machado et Voracova, Marc Gicquel n'a pas profité de la place vacante de Lleyton Hewitt, en s'inclinant contre Albert Montanes. Mannarino (écrasé par Rufin), Guez, Gensse, Johansson et Sanchez sont également éliminés. Après la victoire expéditive de Jo-Wilfried Tsonga face à Jan Hajek (6-3, 6-2, 6-2), Julien Benneteau lui a emboîté le pas, non sans s'être fait quelques frayeurs en concédant le premier set. Le Français s'est largement repris ensuite, pour ne perdre que trois petits jeux dans les trois manches suivantes face au Portugais Rui Machado (4-6, 6-1, 6-2, 6-0). Même si le parcours porte d'Auteuil risque fort de s'arrêter dès le tour suivant pour Benneteau, puisqu'il y affrontera David Ferrer, le Bressan n'aura rien à perdre et s'est au moins évité une triste sortie. Première de cordée pour les Françaises dans le tableau féminin, Alizé Cornet a quant à elle passé l'écueil du premier tour sans trembler. Ce n'est pas une évidence pour la Niçoise, dont le meilleur résultat du côté de la porte d'Auteuil se limite toujours à un troisième tour en 2008. Globalement, Cornet s'en sort quand même sans trop de fracas lors du premier tour à Roland-Garros, avec cinq victoires en sept participations depuis 2005. Un an après sa défaite à ce stade de la compétition contre Pavlyuchenkova, la Française a bien réagi en venant à bout de la Tchèque Renata Voracova en deux sets (6-4, 6-2), en une heure et 37 minutes de jeu. 78e mondiale, Cornet a l'occasion de regagner un peu de crédit devant son public, après la catastrophe psychologique de la Fed Cup. Battue dans un simple qui aurait pu offrir la qualification à la France en Russie, le dimanche contre... Pavlyuchenkova, la chef de file de l'équipe de France avait été vertement tancée par son capitaine, Nicolas Escudé, pour son incapacité à conclure le match. Face à la 120e joueuse au classement WTA, la Française s'est rassurée, elle qui pourrait concentrer l'essentiel des espoirs nationaux dans le tableau féminin - avec Aravane Rezaï - en cas de défection de Marion Bartoli. Mannarino balayé par Rufin "J'étais hyper stressée, depuis ce matin j'avais une boule au ventre et ça m'est rarement arrivé. C'est d'autant plus positif de gagner dans ces circonstances. Je n'ai pas réussi à diminuer totalement mon stress durant le match mais j'ai gagné et c'est l'essentiel." Effectivement, c'est l'essentiel, et plusieurs de ses compatriotes masculins ne l'ont pas assuré dimanche. Marc Gicquel, lucky loser après le forfait de dernière minute de Lleyton Hewitt, n'a pas fait le poids contre Albert Montanes, un des spécialistes espagnols de la surface (6-4, 6-4, 6-2). Quant à David Guez, qualifié lui dans les règles de l'art, l'exploit était en marche sur le court n°1. Face à l'Ukrainien Sergiy Stakhovsky, le Français avait remporté le premier set au tie-break et avait même fait le break en début de deuxième manche, en menant 2-0. Las, le Marseillais a craqué et s'est finalement incliné en quatre sets (6-7, 6-3, 6-3, 6-3). En plus de Jo-Wilfried Tsonga, qui a éliminé Jan Hajek en trois sets (6-3, 6-2, 6-2), huit autres représentants français sont en lice dimanche. Augustin Gensse a lui aussi cru à un authentique exploit face à Stanislas Wawrinka, en remportant le premier set. Finalement, le Suisse s'est réveillé et a fait honneur à son statut de tête de série n°15 (4-6, 6-3, 6-4, 6-2). Enfin, Mannarino-Rufin donnait lieu à un match fratricide, à la manière de l'affrontement entre Maxime Teixeira et Vincent Millot, qui a tourné à l'avantage du premier nommé (6-2, 5-7, 6-7 [4], 6-4, 6-1). Mais le 53e joueur mondial - Adrian Mannarino donc - a été littéralement expédié par Guillaume Rufin, 255e mondial et qui ne cesse de reverdir porte d'Auteuil. Il y a deux ans, 599e à la hiérarchie ATP, il avait éliminé sèchement l'Argentin Eduardo Schwank... Un probable duel face à Gaël Monfils l'attend au prochain tour. Enfin, chez les dames, Mathilde Johansson et Olivia Sanchez sont tombées, respectivement face à l'Allemande Julia Goerges (6-0, 6-1) et la Slovaque Polona Hercog (6-1, 6-4).