Benneteau prend le relais

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Benneteau prend le relais
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Si deux des leaders du tennis français, Gaël Monfils et Richard Gasquet, ont déjà quitté l'US Open, Julien Benneteau semble prêt à prendre le relais. Le Bressan a confirmé sa belle victoire sur Almagro en prenant le meilleur vendredi sur Denis Istomin (6-4, 6-4, 6-4). Le voilà au troisième tour où il retrouvera un Andy Roddick en gros manque de confiance. Gilles Simon, tombeur de Garcia-Lopez (6-4, 6-7, 7-5, 6-3), est aussi passé.

Si deux des leaders du tennis français, Gaël Monfils et Richard Gasquet, ont déjà quitté l'US Open, Julien Benneteau semble prêt à prendre le relais. Le Bressan a confirmé sa belle victoire sur Almagro en prenant le meilleur vendredi sur Denis Istomin (6-4, 6-4, 6-4). Le voilà au troisième tour où il retrouvera un Andy Roddick en gros manque de confiance. Gilles Simon, tombeur de Garcia-Lopez (6-4, 6-7, 7-5, 6-3), est aussi passé. Il est la bonne surprise française de cette fin d'été. Après de longs mois d'une galère entamée ici-même il y a un an après s'être blessé au poignet face à Robredo, Julien Benneteau est enfin à 100%. Et ça se voit. Finaliste la semaine dernière à Winston-Salem, tournoi pour lequel il était passé par les qualifications, le Français a déjà gagné deux matches dans cet US Open 2011, ce qui ne lui était plus arrivé en Grand Chelem depuis Wimbledon il y a quinze mois. Bénéficiaire d'une wild-card à New York comme son classement ne lui permettait pas il y a quelques semaines d'intégrer directement le tableau final, le Bressan, revenu dans le Top 100 - il est aujourd'hui 81e - a livré un match sérieux pour se défaire de Denis Istomin sans histoire. Quarante-huit heures après sa perf face à Nicolas Almagro, un n°10 mondial qui n'en avait ce jour-là que le nom, Benneteau a très bien mené son affaire face à un adversaire qu'il avait battu 6-4, 6-4 il y a un an à Toronto. Visiblement rien n'a changé depuis puisque le Tricolore a aligné trois fois 6-4 à l'Ouzbek sur le court 13. Très offensif, avec une réussite quasi optimale à la volée (33 montées gagnantes sur 39), le Français a été chercher ses points quand il le fallait. Gonflé par la confiance acquise à Winston-Salem -il a gagné vendredi son 13e match depuis le 13 août- le voilà au troisième tour d'un tournoi qui a perdu hier deux des chefs de file du tennis français. Prêt à prendre la relève, Benneteau jouit d'une partie de tableau assez ouverte. Et il retrouvera Andy Roddick en 16e de finale, un Américain qui n'est plus que l'ombre du joueur qui avait triomphé à Flushing Meadows en 2003. A défaut de partir favori, il aura clairement une carte à jouer. Même seul contre tout un peuple.