Benneteau, le patient bressan

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Benneteau, le patient bressan
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Bousculé par le grand service de Milos Raonic, Julien Benneteau a finalement pris le dessus sur le jeune Canadien en trois manches (6-7, 7-6, 6-4) au premier tour du Masters 1000 de Paris-Bercy. Le Bressan affrontera Andy Roddick au prochain tour. A suivre dans la soirée Nicolas Mahut, opposé à Juan Carlos Ferrero, et Adrian Mannarino, contre Dmitry Tursunov.

Bousculé par le grand service de Milos Raonic, Julien Benneteau a finalement pris le dessus sur le jeune Canadien en trois manches (6-7, 7-6, 6-4) au premier tour du Masters 1000 de Paris-Bercy. Le Bressan affrontera Andy Roddick au prochain tour. A suivre dans la soirée Nicolas Mahut, opposé à Juan Carlos Ferrero, et Adrian Mannarino, contre Dmitry Tursunov. Il fallait de la patience et éviter la frustration. Face au grand service de Milos Raonic, les occasions sont rares, mais Julien Benneteau les a saisies au bon moment. Devant un public très clairsemé, la première journée du Masters 1000 de Paris-Bercy a donc bien débuté pour le contingent français. Le Bressan, le premier sur le court, a poussé vers la sortie le talentueux canadien, après sa victoire en trois manches (6-7, 7-6, 6-4). Tombeur de Roger Federer au POPB il y a deux ans, Benneteau, invité par les organisateurs, sera donc une nouvelle fois au deuxième tour pour sa troisième participation au tournoi parisien. Du haut du mètre 95 de Raonic, les aces sont tombés en quantité (22 au total), tandis que les balles de break ont été réduites à la portion congrue. Le Français en a eu une et il l'a convertie. "Contre les grands serveurs, si on arrive à les breaker, on leur met un coup sur la tête. Je savais qu'avec un break, ça pouvait suffire, a expliqué Benneteau devant la caméra d'Orange Sport après la rencontre. En plus, j'ai été solide dans mes jeux de service. Battre Raonic en salle, c'est un bon résultat." Il s'en est fallu de peu toutefois pour que Benneteau ne prenne la porte, quand le Canadien s'est trouvé à trois points de la victoire dans le jeu décisif de la deuxième manche. "Il ne fallait pas avoir peur de s'engager et je l'ai fait, notamment dans le tie break du deuxième set. J'ai réussi à faire tourner le match." A force de persévérance, même si le match est rapidement tombé "dans un faux rythme", selon Benneteau, il n'a pas craqué: "Je n'arrivais pas à lire son service, j'avais des occasions mais je faisais des fautes. Il ne fallait pas se déconcentrer." Plus constant en fond de court, surtout dans la dernière manche, le Français a renvoyé à ses études le Canadien de 20 ans, révélation du début de saison. Dans la foulée d'un été américain plutôt convaincant avec une finale à Winston-Salem et un troisième tour à l'US Open, Benneteau récolte peut-être à Bercy la confiance des matches accumulés dans les Challengers cet automne (finale à Mons et victoire à Rennes). Du bonus avant d'affronter Andy Roddick au deuxième tour. Et là aussi, il faudra se montrer patient en retour de service.