Benneteau: "Ça fait mal !"

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Benneteau: "Ça fait mal !"
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Coéquipier de Michaël Llodra lors du double, Julien Benneteau est revenu ce samedi sur la défaite de la paire tricolore face au duo Melzer-Marach (6-4, 3-6, 6-3, 6-4), qui a permis à l'Autriche de réduire l'écart dans ce premier tour de Coupe Davis (1-2) avant les deux derniers simples de dimanche. "On a manqué un peu de réussite, mais aussi de réalisme", admet ainsi le Français.

Coéquipier de Michaël Llodra lors du double, Julien Benneteau est revenu ce samedi sur la défaite de la paire tricolore face au duo Melzer-Marach (6-4, 3-6, 6-3, 6-4), qui a permis à l'Autriche de réduire l'écart dans ce premier tour de Coupe Davis (1-2) avant les deux derniers simples de dimanche. "On a manqué un peu de réussite, mais aussi de réalisme", admet ainsi le Français. Julien, on a l'impression que cette défaite est difficile à avaler... Cela a été un match difficile. On s'y attendait. C'est une belle équipe et sur terre battue, c'est un peu différent. On est tombés sur deux bons joueurs autrichiens et on a fait notre maximum. On a essayé. On a manqué un peu de réussite, mais aussi de réalisme notamment au début du troisième set, puis au quatrième pour débreaker. Ça fait mal parce que l'on aurait bien aimé apporter le point de la victoire. On mène toujours 2-1, c'est le principal. Mais voilà, la rencontre n'est pas encore gagnée. Où pensez-vous avoir failli ? Je ne sais pas trop. On aurait peut-être dû faire plus de combinaisons sur le service de « Mika », notamment quand il avait un peu de mal. Mais bizarrement, ils étaient bien réglés sur son service et ils arrivaient à bien nous retourner. On a peut-être manqué d'agressivité au filet. Ce n'est pas évident... Sur terre battue, les volées sont moins tranchantes, les mecs en face ont plus le temps pour nous aligner du fond, c'est leur jeu et ils l'ont très bien fait. Ils n'ont pas commis beaucoup de fautes et ils ne nous ont rien donné. Ils ont eu le brin de réussite qu'il faut quand Marach sauve ses balles de break, passe beaucoup de premières, touche la ligne, etc. On a essayé de ne jamais lâcher, on était mené au score. On s'est dit : « On plie mais on ne rompt pas, on reste là, on les pousse jusqu'au bout, on peut faire tourner le truc. » Et je pense que l'on n'était pas loin. Si on avait débreaké dans le quatrième set, on aurait pu essayer de les amener dans le tie-break et voir ce qui se passe, mais on n'a pas réussi à le faire. Dans quel état étiez-vous ? Michaël Llodra n'a pas gagné son service pendant une heure ! Cela paraît insensé. Le sentiez-vous abattu ? Non, pas abattu, mais c'est sûr que c'est dur. Ça arrive rarement et c'est vrai que les mecs ont bien retourné. Je pense que cela l'a un peu affecté parce que c'est un grand serveur, il prend un petit coup à chaque fois. Mais on avait insisté là-dessus. On savait que cela pouvait arriver parce que c'est la terre battue et que les gars sont capables de très bien retourner ? On s'était conditionné pour ça et on a toujours bien su réagir, notamment quand on se fait breaker d'entrée dans le troisième. On débreake, mais voilà, ils ont été bons à ce moment-là. Ce que je regrette, c'est le début du troisième set. On revient à un set partout. On a une balle de jeu, on ne la concrétise pas. On se fait breaker ensuite. Malgré cela, on revient mais on n'arrive pas à rester devant. Après, c'est un match de double. Ils prennent confiance. Le public s'y met. C'est un match de Coupe Davis et cela ne ressemble à rien d'autre. S'il y a un cinquième match décisif, est-ce que vous vous sentez prêt à y aller ? Oui. On va discuter ce soir tranquillement. Effectivement, je me suis préparé pour cela. Si Guy doit faire appel à moi, je répondrai présent. Ce serait curieux que Jérémy Chardy ne soit pas envoyé au feu après ce qu'il a montré vendredi... Vendredi, il a très bien joué. Il a fait un énorme match. Pour un premier match à enjeu, battre un Top 10 en trois sets chez lui, chapeau bas ! On peut penser qu'il devrait logiquement être aligné au cas où... Mais avant, Gilles peut battre Melzer. Parfois, en Coupe Davis, la logique n'est pas respectée. Gilles Simon va affronter Jürgen Melzer. Cela va être compliqué pour Gilles car Melzer va être remonté à bloc... C'est sûr qu'il ne va rien lâcher. On le savait. Il a joué un peu en dilettante avant le double. Mais on savait aujourd'hui qu'ils allaient jouer comme des morts de faim. Ils voulaient sauver l'honneur et rester dans la rencontre. Melzer s'est un planté vendredi. Demain, il aura à coeur de ramener les deux équipes à égalité chez lui, devant son public. Pour Gilles, ce sera un match dur, mais je pense qu'il est prêt. Il a été très bon hier, très solide, très fort. Je pense qu'il va s'appuyer là-dessus. Cela va être un autre match et nous avons encore toutes nos chances.