Benitez sauve sa tête

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Benitez sauve sa tête
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Les Champions d'Europe défendront leur trophée en 8e de finale. Mais si l'Inter Milan a mis fin mercredi à cinq matches sans victoire, toutes compétitions confondues, à la faveur d'un court succès sur Twente (1-0), les Nerazzurri, plus inconstants que jamais, n'ont rassuré personne. Et sans doute pas leur entraîneur Rafa Benitez, qui sauve malgré tout sa tête.

Les Champions d'Europe défendront leur trophée en 8e de finale. Mais si l'Inter Milan a mis fin mercredi à cinq matches sans victoire, toutes compétitions confondues, à la faveur d'un court succès sur Twente (1-0), les Nerazzurri, plus inconstants que jamais, n'ont rassuré personne. Et sans doute pas leur entraîneur Rafa Benitez, qui sauve malgré tout sa tête. Fin de série pour l'Inter Milan, qui renoue avec une victoire qui fuyait les Lombards depuis le 29 octobre dernier et un succès (1-0) sur le terrain du Genoa en championnat. Cinq matches que les hommes de Rafa Benitez n'avaient plus goûté la saveur des trois points. Une éternité pour le mastodonte italien qui, orphelin du "Special One", tente tant bien que mal de maintenir l'exceptionnel standing acquis la saison passée. Ouf ! Au moins à la faveur de cette courte victoire (1-0) sur Twente, les Champions d'Europe sont-ils assurés d'accéder aux phases finales et échappent à l'avanie d'une élimination dès la phase de poules. Accessoirement, Zanetti et ses coéquipiers sauvent la tête de leur technicien espagnol, que le président Moratti avait confirmé du bout des lèvres... Cette sortie de route, les supporters milanais pouvaient la craindre au regard de la déliquescence de leurs résultats autant que de leur jeu ces dernières semaines. Et ce n'est certainement pas le match marqué du sceau de l'inconstance qu'ont produit les Nerazzurri ce mercredi qui risque de rassurer sur le long terme. Une Inter capable de dominer son adversaire de la tête et des épaules, d'accumuler les occasions (22 tirs, dont 11 cadrés) et tout à la fois de concéder des contres inquiétants et de prêter le flanc, à l'image d'une défense parfois consternante, où Marco Materazzi honorait une troisième titularisation cette saison. Comme l'expression d'une équipe qui ne sait plus à quel saint se vouer... Il a beau n'avoir que 22 ans, mais le jeune Tricolore, Jonathan Biabiany, se charge de montrer la voie à cette Inter en plein doute sur ce centre parfait au premier poteau que Wesley Sneijder, déjà supérieur à ses vis-à-vis, ne peut cadrer d'une reprise acrobatique à bout portant (3e). Le Néerlandais se montre de manière incontestable l'Intériste le plus dangereux de cette première période avec ce coup-franc somptueux du Batave aux 25 mètres, qui vient s'écraser sur la transversale d'un gardien resté immobile (17e). Mais les Champions d'Europe ne sont pas pour rien au fond du seau et leur défense expose entre temps ses limites sur cette tête de Bryan Ruiz, totalement oublié par la charnière Materazzi-Lucio, que l'attaquant costaricien ne peut cadrer (12e). Biabiany secoue l'Inter La possession de balle, les meilleurs enchaînements et surtout les occasions, toutes sans exception, sont néanmoins à mettre à l'avantage très net des hommes de Benitez. Biabiany régale sur son aile droite, mais c'est Esteban Cambiasso qui alerte dans la surface, en profondeur, Goran Pandev, dont la frappe est superbement repoussée par un Nikolay Mihaylov, parfait dans son anticipation (23e). Le portier international bulgare est partout, encore parfait pour stopper la frappe enroulée d'un Samuel Eto'o que n'aurait pas renié Thierry Henry (29e). Malgré cette domination sans partage, l'Inter trouve les moyens de se faire peur avec ces deux opportunités abandonnées en contre, coup sur coup, à Theo Janssen, qui suite à un mauvais dégagement du capitaine Javier Zanetti, contraint Luca Castellazzi à un énorme arrêt (29e), et à un Nacer Chadli sans doute trop gourmand (30e). Deux coups de semonce qui ont le don cette fois de dérégler l'Inter pour de bon et c'est Lucio, dont la bourde en pleine surface, est à deux doigts de profiter à Luuk De Jong (37e). Ce même Lucio qui se rattrape, décisif pour s'opposer à la très belle inspiration de Janssen (41e). Quelle fébrilité défensive des Nerazzurri ! Que la dernière opportunité offerte sur un centre en retrait d'Eto'o pour Cambiasso, dont la frappe apparemment cadrée et décisive, est déviée in extremis, ne suffit pas à dissiper... En quête de réalisme, l'Inter vit à la reprise comme un soulagement l'ouverture du score pleine d'opportunisme de Cambiasso, qui profite du coup-franc dévié par un mur désagrégé de Sneijder pour fusiller Mihaylov en pleine surface (1-0, 55e). Un soulagement peut-être, mais pas une libération, à l'image de cette nouvelle avalanche d'occasions nettes en faveur des Milanais et de Zanetti (62e), Stankovic (65e), Sneijder (67e), Pandev (69e)... L'Inter joue avec le feu et Twente, toujours vivant, frise l'égalisation sur cette merveille de remise de De Jong pour Denny Landzaat, dont la reprise bat Castellazzi, mais échoue sur la barre (75e). Du bois encore sur ce corner néerlandais que le gardien italien dévie sur sa transversale (86e). Le frisson jusqu'au bout pour une Inter plus déroutante que jamais...