Benitez prend la porte

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Benitez prend la porte
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C'était devenu un secret de polichinelle et c'est désormais officiel, Rafael Benitez n'est plus l'entraîneur de l'Inter Milan. Un départ qui fait suite aux récents reproches formulés par l'Espagnol à l'encontre du champion d'Europe en titre, mais surtout après une première partie de saison ratée et marquée par une peu glorieuse septième place au classement de la Serie A. Leonardo est pressenti pour le remplacer.

C'était devenu un secret de polichinelle et c'est désormais officiel, Rafael Benitez n'est plus l'entraîneur de l'Inter Milan. Un départ qui fait suite aux récents reproches formulés par l'Espagnol à l'encontre du champion d'Europe en titre, mais surtout après une première partie de saison ratée et marquée par une peu glorieuse septième place au classement de la Serie A. Leonardo est pressenti pour le remplacer. "Pour le moment, l'entraîneur de l'Inter, c'est Benitez." Massimo Moratti est manifestement homme à vivre l'instant présent. Car le moment en question n'aura pas survécu plus de 24 heures. Au lendemain de la confirmation feinte de son technicien en chef, le président de l'Inter a retourné ses cartes. Ce jeudi, le club lombard et le stratège espagnol ont trouvé un terrain d'entente pour que ce dernier quitte illico presto ses fonctions. "L'Inter Milan et Rafael Benitez ont conclu un accord mutuel pour la résiliation anticipée du contrat de travail", peut-on lire dans un communiqué du champion d'Europe. Au lendemain de la victoire de l'Inter dans le Championnat du monde des clubs, Rafael Benitez avait dénoncé le manque d'ambition de son club, lançant alors un véritable ultimatum à ses dirigeants: "Il y a trois possibilités. Soit on me soutient et on me donne quatre ou cinq joueurs pour renforcer l'équipe, soit c'est le statu quo et on continue de la même manière, sans véritable projet ni ambition pour se retrouver dans les mêmes conditions au mois de mai. Ou alors, le dernier choix, c'est que les dirigeants discutent avec mon avocat." Massimo Moratti et ses conseillers ont opté pour la dernière solution... Il faut dire que les résultats de l'Inter cette saison n'ont pas forcément encouragé les responsables nerazzurri à répondre positivement aux doléances de l'ancien manager de Liverpool. Septièmes de Serie A à la trêve, les Lombards accusent déjà 13 longueurs de retard sur le leader rossonero - avec deux matches en moins au compteur certes. Un bilan indigne d'un champion sortant, tenant par ailleurs de la Ligue des champions et de la Coupe d'Italie. Le lourd héritage laissé par José Mourinho... Retour à l'envoyeur ? En dépit de cet échec manifeste - et même si les nombreuses blessures constatées au sein de l'effectif intériste ces derniers mois ont valeur de circonstances atténuantes - nul doute que Rafael Benitez devrait rebondir rapidement. La presse anglaise lui prête déjà des contacts avec Blackburn, où l'on recherche toujours le remplaçant de Sam Allardyce. Et l'on sait la cote du Madrilène constante du côté d'Anfield. "Rafa, tu appartiens à Liverpool", pouvait-on lire dernièrement sur des banderoles non loin de la Mersey, alors que les Reds se morfondent aujourd'hui au neuvième rang de la Premier League. "C'est surprenant. S'il était l'homme de la situation, il aurait été plus sage de ne pas le laisser partir", réagissait ainsi Roy Hodgson, son successeur sur le banc de Liverpool, à la découverte de cet engouement renaissant. A l'Inter en tout cas, Rafael Benitez n'a guère eu le temps d'imposer sa griffe et de marquer les esprits. A Leonardo, pressenti pour prendre le relais, de faire mieux. Le Brésilien, ancien entraîneur de l'AC Milan, ayant au moins la maîtrise des codes italiens pour lui.