Ben Khalfallah: "Je m'en veux"

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Ben Khalfallah: "Je m'en veux"
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Balayé par Sochaux (0-4) puis battu à Lens (1-0), Bordeaux vit une fin de saison délicate, loin de ses objectifs européens. Avant la réception du Paris Saint-Germain mercredi en clôture de la 36e journée de Ligue 1, Fahid Ben Khalfallah, arrivé l'été dernier, fait son mea-culpa dans une interview accordée à Sud-Ouest. Le milieu de terrain tunisien estime que les joueurs sont les "principaux responsables" de la déroute actuelle.

Balayé par Sochaux (0-4) puis battu à Lens (1-0), Bordeaux vit une fin de saison délicate, loin de ses objectifs européens. Avant la réception du Paris Saint-Germain mercredi en clôture de la 36e journée de Ligue 1, Fahid Ben Khalfallah, arrivé l'été dernier, fait son mea-culpa dans une interview accordée à Sud-Ouest. Le milieu de terrain tunisien estime que les joueurs sont les "principaux responsables" de la déroute actuelle. Tous les maux ne peuvent être l'oeuvre d'une seule et même personne. L'humiliation reçue à Chaban-Delmas par Sochaux (0-4) lors de la 35e journée de Ligue 1 aura eu raison de Jean Tigana, démissionnaire après avoir eu vent des propos virulents prononcés à l'encontre de sa fille dans les tribunes. Pointé du doigt par une partie du public - et certains joueurs - pour son manque de psychologie, l'ancien entraîneur de Bordeaux, dont la nature d'apparence joviale contraste avec la distance instaurée avec les cadres de l'équipe, ne peut toutefois être désigné comme l'unique coupable de la débâcle girondine. Pour Fahid Ben Khalfallah, dont le bilan maussade s'accorde parfaitement avec les performances bas de gamme des homme d'Éric Bédouet, les "principaux responsables, ce sont les joueurs." Arguant que son équipe n'est pas parvenue à "trouver sa philosophie de jeu", le milieu de terrain tunisien, sélectionné à 17 reprises avec les Aigles de Carthage, semble résigné. "On peut trouver 40 000 raisons à cela mais il y a des saisons comme ça où pour un club c'est compliqué", a-t-il assuré dans un entretien accordé à Sud-Ouest. "Déçu" de ses prestations personnelles, l'ancien Valenciennois, qui n'apporte pas la densité espérée dans l'entrejeu bordelais, n'a pas hésité à livrer son autocritique, avouant ne pas avoir "réalisé ce qu'il voulait cette saison. Je m'en veux de ne pas être parvenu à réussir ce que je sais faire. Je m'attendais à mieux. J'ai bossé pourtant..." Assurant qu'il n'a pas encore montré son "vrai visage", FBK, débarqué en terre girondine l'été dernier, n'a jamais utilisé à bon escient ses qualités de percussions ; à défaut d'être tueur, il a trop souvent péché devant les cages adverses. Ses statistiques s'en ressentent: un but et pas la moindre passe décisive en 27 titularisations. Fade. "Nous racheter" S'il estime n'avoir "rien d'autre à faire que se taire et continuer à travailler", Ben Khalfallah n'a pas digéré l'attitude du public à son égard lors de la réception de Saint-Étienne (2-0) le 24 avril dernier. "Qui pourrait prendre ça bien ?" s'est-il indigné, en référence aux chants entonnés demandant à Janot, le portier des Verts, de "laisser marquer Ben Khalfallah". "Quand j'entends quelque chose comme ça, je n'ai pas envie de rigoler", a-t-il poursuivi, avant de lancer un appel à ses coéquipiers: "A nous de montrer un autre visage et de nous racheter. On a une dette pour ce que l'on a produit contre Sochaux. À nous de faire le nécessaire pour mettre le public de notre côté." En passe d'accrocher la Ligue Europa il y a encore quelques semaines, Bordeaux, auteur d'un seul succès lors des neuf dernières rencontres, a troqué ses ambitions européennes contre un devoir de maintien. Avec quatre points d'avance sur la zone rouge à deux journées de la fin du championnat, les coéquipiers d'Alou Diarra, dont le prix a été fixé à 7,7 millions d'euros par le président Triaud, devraient préserver leur place parmi l'élite. Mais avant la réception du Paris Saint-Germain, mercredi, en match décalé de la 36e journée de Ligue 1, FBK prône la prudence: "On croyait bien ne plus avoir à parler du maintien. Mais le championnat est tellement bizarre cette année qu'on est obligé d'y penser." C'est le prix de la débâcle.