Belletti fausse compagnie

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Belletti fausse compagnie
@ Reuters
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GIRO - La 13e étape a été remportée par l'Italien Manuel Belletti (CSF-Colnago).

GIRO - La 13e étape du Tour d'Italie a été remportée par l'Italien Manuel Belletti (CSF-Colnago).On ne sait pas si c'est le calme des côtes italiennes ou la montagne qui se profile dès samedi mais, pour la première fois depuis le début de ce Giro, les coureurs ont pu vivre une journée à peu près calme, ce samedi, lors de la 13e étape qui reliait Porto Recanti à Cesenatico, sur les bords de la Mer Adriatique. En revanche, le scenario de la course est à n'en pas douter celui dont avait rêvé Manuel Belletti. Natif de Cesena, le jeune coureur italien (24 ans) s'est offert un succès d'étape auquel lui-même ne devait certainement pas croire, à quelques kilomètres de chez lui. Ses larmes à l'arrivée en attestent. Sans aucun doute sa plus belle victoire, lui qui n'avait jusque là levé les bras qu'une seule fois, sur l'obscure Classique Banfoandes au Vénézuela en 2008...Mais c'est comme si cette 13e étape du Giro lui était prédestinée. Dans la dernière ligne droite de Cesenatico, le coureur de la CSF-Colnago semblait tout simplement imbattable. Il ne faisait pourtant pas figure de favori parmi les membres de l'échappée du jour. Mais Belletti est allé chercher les forces nécessaires pour dominer à la pédale le sprinteur de Sky, Greg Henderson, et ses autres compagnons d'aventure. Au total, un groupe de dix-sept coureurs, dont aucun dangereux pour le classement général, à qui le peloton n'a pas disputé la victoire d'étape et que les deux difficultés du jour n'ont pas réussi à départager. Soit le scenario idéal pour Belletti, qui a su se préserver lors des attaques des Stamsnijder, Mayoz, Bertogliati ou autres Mathieu Claude, le coureur de la Bbox terminant finalement septième à l'arrivée.Derrière eux, et malgré les deux (relatives) difficultés du jour, le Perticarra et le Barbotto, les favoris n'ont pas bougé. Seul Vladimir Karpets, dix-neuvième au départ de Porto Recanti, a tenté sa chance. Parti dans le Perticarra, à une cinquantaine de kilomètres de l'arrivée, le Russe en a été quitte pour un effort solitaire, sans renfort venu ni de l'arrière, ni de l'un des deux équipiers présents à l'avant, Klimov et Horrach. Etrangement, l'Espagnol rejoindra son leader... à quatre kilomètres du terme de l'étape, pour l'aider à terminer avec finalement 2 minutes 30 d'avance sur le peloton. Derrière Karpets, c'est la Liquigas qui a géré le tempo pour éviter que le Russe ne se fasse trop la belle. Il grimpera tout de même à la treizième place au général, entre Vinokourov et Evans. De son côté, Richie Porte a passé une journée des plus tranquilles. L'Australien abordera en rose les pentes du terrible Monte Grappa samedi après-midi...