Beigbeder au chevet d'Annecy 2018

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Beigbeder au chevet d'Annecy 2018
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Edgar Grospiron, l'ancien directeur général de la candidature d'Annecy 2018, a un successeur. Dès lundi, à l'issue d'une Assemblée générale que présidera Chantal Jouanno, la ministre des Sports, Charles Beigbeder, l'homme d'affaires frère de l'écrivain Frédéric, prendra la tête du Groupement d'intérêt public (GIP) d'Annecy 2018, à la veille du dépôt du dossier de candidature.

Edgar Grospiron, l'ancien directeur général de la candidature d'Annecy 2018, a un successeur. Dès lundi, à l'issue d'une Assemblée générale que présidera Chantal Jouanno, la ministre des Sports, Charles Beigbeder, l'homme d'affaires frère de l'écrivain Frédéric, prendra la tête du Groupement d'intérêt public (GIP) d'Annecy 2018, à la veille du dépôt du dossier de candidature. Un nouveau patron. Une nouvelle organisation. Un nouvel espoir ? Mise à mal par une première évaluation sévère du Comité international olympique (CIO) et par la démission à la mi-décembre de l'ancien champion olympique de ski bosses en 1992, Edgar Grospiron, lequel s'était plaint d'un manque de moyens financiers, la candidature d'Annecy à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2018 n'est pas encore enterrée. Dès lundi, à la veille du dépôt du dossier de candidature, l'Assemblée générale actera la mise en place du Groupement d'intérêt public (GIP) qui prendra le relais de l'association Annecy 2018 et aura désormais la charge de la gouvernance du dossier Annecy 2018. Une structure dont Charles Beigbeder devrait prendre la présidence, lequel sera secondé par un représentant du monde sportif dont le nom sera dévoilé lundi. La ministre des Sports, Chantal Jouanno, a apporté vendredi son soutien à cette nomination, proposée par le président du Conseil général de Haute-Savoie, Christian Monteil. "C'est un candidat enthousiaste et déterminé avec un état d'esprit entrepreneurial (...) Il a mon approbation et celle de l'Elysée", a déclaré vendredi Chantal Jouanno aux journalistes en marge d'une visite consacrée à la lutte anti-dopage au siège de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'Environnement et à la Santé publique (OCLAESP). Beigbeder: "On est les challengers, mais c'est possible" Cette nomination de l'homme d'affaires français, frère de l'écrivain Frédéric Beigbeder, qui a notamment été candidat à la présidence du Medef en 2005, a été saluée par Didier Gailhaguet, le président de la Fédération française des Sports de glace, mais ne soulève pas l'enthousiasme de Jean-Jack Queyranne, le président socialiste de la région Rhône-Alpes, qui se plaint de ne pas avoir été consulté. "Nous allons tout schuss dans le mur", a-t-il réagi dans un communiqué. "Je veux le dire avec force, décider du choix d'un Président en dehors de toute concertation avec l'ensemble des partenaires de la candidature - dont le Président de Région Rhône-Alpes, premier financeur public territorial - m'amène à m'interroger sérieusement sur la poursuite de notre collaboration." "La candidature a beaucoup souffert. Aujourd'hui, mon seul intérêt est celui de l'intérêt général. Il faut que l'on porte dignement cette candidature jusqu'au bout", a répondu la ministre des Sports. Malgré ce nouveau coup porté à la candidature d'Annecy 2018, Charles Beigbeder, qui pourra s'appuyer sur un budget légèrement revu à la hausse de 18 à 20 millions d'euros, se veut optimiste. "On a tout pour réussir. Je pense que techniquement et d'un point de vue environnemental, on tient la route, on a le meilleur projet. On est les challengers, mais c'est possible", a-t-il déclaré sur LCI. L'intéressé a un mois pour préparer sa copie avant la visite de la commission d'évaluation du CIO programmée entre le 9 et 12 février. C'est le 6 juillet, à Durban, en Afrique du Sud, que les acteurs de cette candidature sauront enfin si cette reprise en main aura permis de doubler les dossiers présentés par Munich (Allemagne) et Pyeongchang (Corée du Sud).