Beccu: "Je ne me rends pas compte"

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Beccu: "Je ne me rends pas compte"
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Avec Alexis Vastine, Jérémy Beccu est l'un des deux boxeurs français qualifiés pour les Jeux Olympiques de 2012 à Londres grâce aux championnats du monde, qui se sont déroulés à Bakou en Azerbaïdjan du 26 septembre au 8 octobre. Âgé de 21 ans, le mi-mouche confesse notamment que son rêve "va se réaliser". Rencontre.

Avec Alexis Vastine, Jérémy Beccu est l'un des deux boxeurs français qualifiés pour les Jeux Olympiques de 2012 à Londres grâce aux championnats du monde, qui se sont déroulés à Bakou en Azerbaïdjan du 26 septembre au 8 octobre. Âgé de 21 ans, le mi-mouche confesse notamment que son rêve "va se réaliser". Rencontre. Jérémy, comment avez-vous appris votre qualification pour les Jeux Olympiques de 2012 à Londres ? Dans chaque catégorie, il y a dix qualifiés via les Championnats du monde: les huit quarts de finaliste plus ceux qui ont perdu en huitièmes contre les finalistes. Je faisais partie de ceux-là. J'ai appris cela à la fin de la demi-finale de celui qui m'a battu (Jong Shin, ndlr). J'étais à l'hôtel, dans ma chambre, je n'ai pas regardé le match, j'ai juste allumé la télé vers 15h30. Je savais que la décision était à peu près à ce moment-là. Et puis l'un des coaches m'a appelé en même temps... Quelle a été votre réaction ? J'étais content ! Les sacrifices ont fini par payer. Malheureusement, je suis tombé sur le n°2 mondial, qui va en finale. Je n'ai pas eu le meilleur tirage, mais cela m'a aidé quand même (rires). Comment voyez-vous ces JO ? Je ne m'en rends pas compte. Je ne réalise pas vraiment. Pour l'instant, tout est encore normal. Je sais que c'était un rêve, qu'il va se réaliser. On verra. Les Jeux Olympiques, tout sportif rêve d'y participer. Maintenant, il va falloir se remettre au travail... Ce mois-ci, c'est repos (rires) ! Parce qu'on a eu trois mois de préparation, entre régime et sacrifices. Après, je reprendrai l'entraînement pour travailler tout ce qui est technique, avec quelques tournois pour boxer quand même. "Nato ? Ce n'est pas vraiment notre problème" Allez-vous disputer les World Series of Boxing (WSB) ? Non, non ! Déjà, il n'y a pas ma catégorie, la première étant celle des 54 kg. Et puis, étant qualifié, cela ne m'intéresse pas, je n'ai pas envie de me blesser ni de changer de rythme, puisque ce ne sont pas les mêmes combats, ce n'est pas pareil. Votre qualification et celle d'Alexis Vastine ne doivent pas occulter le fait que l'équipe de France est rentrée bredouille de Bakou... Pour l'instant, on ne sait pas encore l'expliquer exactement. Personnellement, je suis tombé sur plus fort que moi. Certes, certains n'ont pas fait le combat qu'il fallait, mais ils étaient là. Un combat n'est jamais pareil. Parfois, on se sent fatigué, il y a quelque chose qui ne va pas. Là, tout le monde n'a pas réussi... Il se dit que l'atmosphère est pesante en sélection, vous confirmez ? Non, l'ambiance est très bonne. Que pensez-vous de la démission de Dominique Nato, le DTN ? On comprend qu'il est déçu, mais, dans l'équipe, ce n'est pas vraiment notre problème. Bien sûr, on y pense, on se pose des questions. Mais bon, sans plus. Savez-vous qui va le remplacer ? Pas du tout, on ne sait rien. Enfin, un mot sur Alexis Vastine qui, comme Rachid Azzedine, vous accompagnera à Londres ? Alexis, c'est un très bon boxeur, tout le monde le sait. Certes, là, il n'était pas au rendez-vous, il a eu une année difficile avec plusieurs blessures. Il tombe sur un boxeur à sa portée, mais un très bon qui fait champion du monde (Taras Shelestyuk, ndlr). Voilà, il n'était pas au niveau avec les blessures et tout. Mais je sais qu'à Londres, il sera bien préparé et prêt à faire quelque chose.