Beaver Creek: Théaux, c'est beau !

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Beaver Creek: Théaux, c'est beau !
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Adrien Théaux a réalisé une magnifique performance en prenant la deuxième place du Super G de Beaver Creek ce samedi. Parti avec un petit dossard, le skieur de Val Thorens a su oublier ses soucis de dos pour dompter une piste exigeante. Seul l'Autrichien Georg Streitberger a réussi à faire mieux et le devance de 11 petits centièmes. Après Grange en slalom et Worley en géant, la saison des Français est lancée.

Adrien Théaux a réalisé une magnifique performance en prenant la deuxième place du Super G de Beaver Creek ce samedi. Parti avec un petit dossard, le skieur de Val Thorens a su oublier ses soucis de dos pour dompter une piste exigeante. Seul l'Autrichien Georg Streitberger a réussi à faire mieux et le devance de 11 petits centièmes. Après Grange en slalom et Worley en géant, la saison des Français est lancée. Et Théaux a jailli ! Arrivé sur la pointe des spatules en ce début de saison en raison de douleurs récurrentes qui l'avaient privé de ski durant trois semaines et contraint de débuter à Lake Louise sous infiltration, le skieur de Val Thorens n'avait pas réussi à s'en tirer. Le court voyage dans le Colorado ne promettait pas forcément une embellie, tout du moins pas de cette nature. "Je n'y croyais pas jusqu'à la fin. Sans surprise, Beaver était technique et un beau challenge. Ce n'était pas une piste pour les dormeurs. Après ma 27e place à Lake Louise, j'avais encore faim", glisse-t-il. Car sur la « Birds of Prey », Adrien Théaux a volé. Oubliés les soucis à chaque changement de pente, il est passé d'entrée en mode attaque et bien lui en a pris. Avec un petit dossard, le 4 en l'occurrence, il est toujours difficile de savoir exactement à quoi s'en tenir. Le Français a tout de même délogé Robbie Dixon et senti qu'il avait réalisé un joli passage (42 centièmes de mieux). La suite lui a donné une indication bien plus précise de la portée de sa performance. Et c'en est une, une vraie. Et si l'Autrichien Georg Streitberger (dossard 6) passe très vite pour le déloger de la première place (11 centièmes de mieux), ce n'est qu'un début. Le clin d'oeil à Cuche Les autres rigolent bien moins. A commencer par un Bode Miller pourtant particulièrement motivé à l'idée d'évoluer à domicile. L'homme élastique a pris le parti de réduire au maximum les trajectoires, une trace directe qui lui permet d'être dans le coup après le mur mais à force de jouer les funambules, il a fini par manquer une porte, un endroit piège qui n'a guère plu aux Américains puisque Weibrecht et Ligety ont commis exactement la même erreur. Il reste toutefois quelques gros bras à passer, Michael Walchhoffer comprend rapidement que sa vitesse de pointe ne suffit pas (7e à 40 centièmes), Benjamin Raich n'y est pas non plus (12e à 81 centièmes) tandis que Svindal s'intercale (9e à 57 centièmes). Finalement, le grand favori, Didier Cuche, est le seul à vraiment mettre son grain de sel dans cette histoire, le Suisse compte 7 centièmes d'avance en bas du mur, soit après le premier intermédiaire mais il cède du temps « à la glisse » pour finalement échouer à 13 centièmes du vainqueur et 2 centièmes d'un Théaux qui a eu chaud sur le coup. Théaux peut bien adresser un clin d'oeil à Cuche, ce premier podium en Coupe du monde restera sans doute gravé dans sa mémoire. Une performance de haut vol qui colle bien au gros début de saison des Tricolores qui ont déjà deux succès à leur actif avec Grange et Worley. Et ce n'est qu'un début...