Beauxis, oui à Toulouse !

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Beauxis, oui à Toulouse !
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Ce n'était qu'une rumeur, devenue de plus en plus insistante et qui aurait trouvé son épilogue ce jeudi avec, selon Canal+ Sport, l'accord verbal survenu entre Lionel Beauxis et le Stade Toulousain sur la base d'un contrat de 3 ans. Après cinq saisons de fidélité au Stade Français, l'ouvreur international succéderait à David Skrela sous le maillot des Champions d'Europe. Une information que ni le principal intéressé, ni le club n'ont pour l'heure confirmé.

Ce n'était qu'une rumeur, devenue de plus en plus insistante et qui aurait trouvé son épilogue ce jeudi avec, selon Canal+ Sport, l'accord verbal survenu entre Lionel Beauxis et le Stade Toulousain sur la base d'un contrat de 3 ans. Après cinq saisons de fidélité au Stade Français, l'ouvreur international succéderait à David Skrela sous le maillot des Champions d'Europe. Une information que ni le principal intéressé, ni le club n'ont pour l'heure confirmé. En apprenant jeudi la suspension pour vingt jours de Lionel Beauxis, le Stade Français savait qu'il allait devoir se passer du même coup des services de son stratège pour les deux prochains matches du Top 14. Le club de la capitale ignorait en revanche qu'il était sur le point de perdre son ouvreur international de manière définitive. Car à défaut de pouvoir se déplacer dans la Ville Rose, comme le laissera entendre à tort La Dépêche du Midi, c'est sa parole que Beauxis aurait donné aux dirigeants du Stade Toulousain pour intégrer les rangs des Champions d'Europe ces trois prochaines saisons. Si aucune communication officielle n'est intervenue dans un premier temps de la part de l'intéressé comme de la part du Stade Toulousain (voir par ailleurs), les Champions d'Europe, sur la piste du Bigourdan depuis de longues semaines, concrétiseraient, si l'information se confirme, un dossier brûlant en mettant la main sur le successeur de David Skrela, dont le départ pour Clermont est acquis depuis le 27 janvier dernier. Une deuxième recrue pour les Rouge et noir, qui avaient déjà enregistré la signature de l'ailier fidjien de Mont-de-Marsan, Timoci Matanavou En fin de contrat à Paris, Beauxis, qui dit-on aurait attendu en vain une proposition de Max Guazzini, tournerait la page du Stade Français, le club de la capitale auquel l'ancien Palois aura été fidèle cinq saisons durant. Cinq années au cours desquelles le n°10 aura connu quelques hauts, mais aussi et surtout pas mal de bas. Car si Paris lui a ouvert les portes de l'équipe de France en 2007 pour faire de lui l'ouvreur surprise des Bleus, à seulement 21 ans, lors du quart de finale de Coupe du monde victorieux cette année-là face aux All Blacks, à Cardiff, Beauxis y a aussi souffert de la cohabitation à l'ombre de concurrents à son poste de la pointure de Skrela ou plus encore de Juan Martin Hernandez. Une charnière Beauxis-Michalak ? Son palmarès parisien retiendra malgré tout un Bouclier de Brennus décroché dès sa première année sous le maillot aux éclairs. Mais après quatre saisons blanches, l'ex-espoir n°1 au poste d'ouvreur aurait fini par se résoudre à changer d'air, alors que le Stade Français pourrait ne pas se qualifier en H Cup pour la deuxième année consécutive ne pas être européen - les hommes de Cheika émargent à la 9e place du Top 14. Ce départ laisserait surtout Paris sans ouvreur de métier et mettrait du même coup sous pression un président Guazzini, qui pour trouver un successeur de cette trempe, n'aura probablement d'autre solution que de se tourner vers l'étranger. Mal dans sa peau de doublure de Wilkinson à Toulon, Felipe Contepomi, attiré à l'idée de travailler de nouveau avec Cheika, son mentor du Leinster avec lequel il fut sacré Champion d'Europe, pourrait être l'homme de la situation... A Toulouse, Beauxis lui peut espérer enfin franchir le pallier attendu, se libérer et donner la pleine mesure de son talent au pied comme à la main à la tête d'une équipe en mesure, de par son exposition, de le replacer dans le circuit d'une équipe de France qu'il n'a plus fréquenté depuis la tournée d'été 2009. Et c'est une charnière de bannis qui pourrait prendre la main puisque Novès entend replacer à la mêlée un Frédéric Michalak, qui n'a toutefois toujours pas prolongé et pourrait, dit-on, rejoindre la Côte Basque et le Biarritz Olympique. Le jeu des chaises musicales chez les dix n'est peut-être pas tout à fait fini...