Baudouin: "On est impatientes"

  • A
  • A
Baudouin: "On est impatientes"
Partagez sur :

HANDBALL - A l'image de Paule Baudouin, les Bleues sont impatientes de débuter le championnat du monde de handball féminin en Chine.

A l'approche du début du championnat du monde de handball féminin qui débutera samedi en Chine, l'équipe de France, à l'image de Paule Baudouin, se dit désireuse de rentrer dans la compétition. L'ailière tricolore sait que la tâche ne sera guère aisée mais reste optimiste sur le potentiel de sa formation.Paule, dans quel état l'esprit se trouve le groupe à quelques heures du début de ce Championnat du monde ?On attend que ça ! On est impatientes que ça commence. On a envie de montrer tout le travail que l'on a effectué juste avant ce Mondial. On a envie d'y aller. L'ambiance est joyeuse. Il y a beaucoup de jeunes dans le groupe. On s'amuse bien. Il y a une bonne cohésion dans l'équipe. Il faut qu'on retrouve cela sur le terrain. C'est un petit peu plus difficile parce qu'on a peu de vécu ensemble. Qu'avez-vous retenu des matches de préparation ?Il y a eu une montée en puissance lors du Tournoi de Paris. C'est de bon augure. Après il y a toujours des petites erreurs que l'on ne doit plus faire maintenant. C'est peut-être ça qui fera la différence, changer le résultat d'un match quand ça se jouera à rien. Mais ces erreurs sont le fruit de la jeunesse, du manque d'expérience. L'avantage que l'on tire de cette jeunesse c'est sa fougue, la puissance de certaines joueuses, en un contre un par exemple. Quel est le potentiel de cette jeune équipe ?Il lui faut encore un petit peu de temps pour pouvoir faire quelque chose de bien. Les échéances arrivent très vite donc il faut que l'on progresse vite aussi. Mais je pense que dans quelques années. Pour les Jeux 2012 par exemple, je verrai bien une belle médaille (sourire). "L'objectif est de sortir de cette première poule"Ce Championnat du monde est-il, un petit peu comme l'Euro l'an passé, une sorte d'épreuve de transition pour cette nouvelle génération ?Disons qu'on a encore besoin de matches. Là on sait que l'on est tombé dans une poule très difficile. Mais l'équipe de France a souvent réussi à se sortir des difficultés. Peut-être que là on y arrivera. Peut-être pas. Mais au moins il ne faut avoir aucun regret et tout donner. L'objectif se situe où alors ?Il est de sortir de cette première poule. Quoi qui se passe. Avec le Danemark, la Suède, l'Allemagne et le Brésil, ces équipes là il faut que l'on arrive à les battre. Je ne parle pas du Congo qui est normalement en dessous. Il faut que l'on arrive à sortir de ce tour avec des points parce que sans c'est compliqué pour la deuxième phase. Et l'objectif rêvé ?C'est de tout gagner ! Mais on reste réaliste (rires).Votre premier match contre le Brésil que vous avez battu à Paris, ne risque-t-il pas de conditionner la suite ?Oui, mais cette victoire au tournoi de Paris est à double tranchant. Le fait qu'on les ai battu nous a mis en confiance mais il ne faut pas que l'on soit trop en confiance non plus. Elles de leur côté, le fait d'avoir perdu ça peut les motiver. Ce sera quitte ou double, mais faut les battre pour bien lancer le tournoi. "Mon rôle a changé. Mon comportement aussi."Sur un plan personnel, vous qui avez connu plusieurs générations en équipe de France, comment vous situez-vous dans ce groupe ?Moi je suis arrivé chez les Bleues quand elles étaient championnes du monde. Donc à l'époque j'étais plus fan que joueuse. Et puis Olivier (Krumbholz, le sélectionneur, Ndlr) m'a remis les pieds sur terre en me demandant de trouver ma place. Mais au début j'étais impressionnée. Aujourd'hui je suis l'une des plus anciennes. Mon rôle a changé. Mon comportement aussi. Je suis plus posée. Peut-être aussi parce que mon corps me le demande aussi. J'essaie d'apporter l'expérience que j'aie auprès des plus jeunes. Les plus jeunes vous sollicitent-elles ?Ça arrive oui. Mais la plupart du temps on ne parle pas trop handball en dehors du terrain. Mais quand il faut en parler, oui je suis là, à leur écoute. Et Olivier Krumbholz, comment le trouvez-vous au fil des années. A-t-il changé lui aussi ?Oui aussi. Olivier il est plus calme déjà. Avant on était impressionné face à lui, du moins personnellement. J'hésitais à aller lui parler. Maintenant, au bout de certaines années, ça va mieux (rires). Il s'est vraiment calmé. On a tous grandi dans cette histoire d'équipe de France. Et puis on tire tous des leçons du passé qui font que l'on change. En bien (rires).