Baudouin: "On aime le suspense"

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Baudouin: "On aime le suspense"
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Comme on se retrouve ! Deux ans après la finale perdue (22-25) des Championnats du monde disputés en Chine, l'équipe de France retrouve la Russie mercredi sur son chemin au stade des quarts de finale pour une place dans le dernier carré du Mondial brésilien. A cette occasion, Paule Baudouin a accepté de revenir pour nous sur la qualification obtenue au forceps face à la Suède (26-23), lundi soir en huitièmes de finale, avant d'évoquer ce match couperet.

Comme on se retrouve ! Deux ans après la finale perdue (22-25) des Championnats du monde disputés en Chine, l'équipe de France retrouve la Russie mercredi sur son chemin au stade des quarts de finale pour une place dans le dernier carré du Mondial brésilien. A cette occasion, Paule Baudouin a accepté de revenir pour nous sur la qualification obtenue au forceps face à la Suède (26-23), lundi soir en huitièmes de finale, avant d'évoquer ce match couperet. Paule, c'est une vraie délivrance d'avoir passé l'obstacle suédois ? C'était une grosse satisfaction de gagner ce match et surtout avec la manière dont on l'a remporté. On a pu voir la défense tricolore, point fort de l'équipe de France, malmenée durant plus d'une demi-heure. Comment l'expliquez-vous ? On n'a pas su gérer notre pression. Il y a avait peut être trop d'agressivité et a voulu trop en faire, on n'a pas réussi à gérer notre match de la première à la dernière minute. Mais à la pause, je pense que nous nous sommes toutes ressaisies. On s'est toutes reprise en main. Et c'est cela qui a fait la différence sur la fin de la seconde période. Vous êtes menées de trois buts à la mi-temps, comment avez-vous réussi à vous remobiliser pour attaquer cette seconde période ? Déjà Olivier Krumbholz nous a remis les pendules à l'heure. Ensuite Amélie Goudjo et Nina Kanto ont pris la parole pour que toutes les joueuses se sentent concernées. Pour que tout le monde joue ensemble. Et cela a payé puisque nous nous sommes imposées de trois buts alors que nous étions menées de trois buts à la mi-temps. On a eu un soupçon d'orgueil et beaucoup de mobilisation collective, qui a fait notre force en seconde mi-temps. Et puis dans les vingt dernières minutes de la fin de la partie, vous avez mis un coup d'accélérateur. Pourquoi ne pas l'avoir fait plus tôt ? Je ne sais pas. On aime bien le suspense. C'était à cause de la pression, de l'engagement que nous avons eu des difficultés. On n'a peut être pas abordé le match par le bon bout, mais on a su se ressaisir. Mais le plus important, c'est que le résultat est là et qu'on voulait remporter ce match. "Ce serait bien que la roue tourne en notre faveur" Maintenant, c'est la Russie qui se dresse sur votre chemin en quarts de finale. Dans quel état d'esprit abordez-vous cette rencontre ? Comme un match couperet, mais les Russes nous connaissent très bien et nous les connaissons également. Cela va être un match extrêmement difficile. Au vu de l'historique des confrontations, l'histoire entre la Russie et la France est longue (voir par ailleurs). A chaque fois, elles nous battaient soit en quarts de finale soit en finale. Maintenant, ce serait bien que la roue tourne en notre faveur pour pouvoir enfin les battre. Pensez-vous avoir un ascendant psychologique après votre victoire au Tournoi de Paris (30-26), le 27 novembre dernier ? Non car ce sont toutes des joueuses d'expérience, qui ont toutes vécu de grands événements tels que les Jeux Olympiques ou les Championnats du monde. A Paris, c'était un match amical pour elles. Mais ce sera bien différent pour ce quart car il y aura plus d'agressivité de leur part. Elles vont développer un tout autre handball et le combat ne sera pas le même qu'en test-match. Mais j'espère qu'on arrivera à les battre. Avec un seul jour de récupération, cela peut-il vous poser des problèmes physiques ? Je n'espère pas. Depuis le début du Mondial, on a beaucoup tourné donc on a encore beaucoup de jus. On est toutes prêtes. On s'attendait à jouer des rencontres difficiles durant cette compétition. "Ce serait une double récompense" Allez-vous mettre en place un système spécifique pour contrer les Russes ? Il faudra le demander à l'entraineur. Pour l'instant, nous n'en avons pas encore parlé. Nous n'avons pas encore travaillé la vidéo. Aujourd'hui (mardi), c'était notre jour de repos, mais on en reparlera plus longuement ce soir lors d'une réunion pour vraiment savoir quelle stratégie on va réellement mettre en place contre cette équipe russe. Au final, pensez-vous au titre mondial avec à la clé la qualification directe pour les Jeux Olympiques de Londres ? Ce serait une double récompense. Mais que l'on gagne ou perde le match, on y pense toujours. C'est notre objectif et cela reste donc dans un coin de la tête, mais durant la partie, nous n'y pensons pas. C'est plutôt après le résultat que nous y pensons.