Batum: "Si on le perdait..."

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Batum: "Si on le perdait..."
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Satisfait que les Bleus aient trouvé "une manière de jouer sans Tony Parker", Nicolas Batum tient à souligner l'énorme travail du banc et le sens du sacrifice de Mickaël Gelabale, qui ont permis à l'équipe de France de battre l'Italie (91-84). Une victoire qui qualifie les joueurs de Vincent Collet pour le deuxième tour de l'Euro 2011 avant même de défier la Serbie.

Satisfait que les Bleus aient trouvé "une manière de jouer sans Tony Parker", Nicolas Batum tient à souligner l'énorme travail du banc et le sens du sacrifice de Mickaël Gelabale, qui ont permis à l'équipe de France de battre l'Italie (91-84). Une victoire qui qualifie les joueurs de Vincent Collet pour le deuxième tour de l'Euro 2011 avant même de défier la Serbie. Nicolas, on vous a senti très remonté dans ce match. Vous n'aviez rien contre les Italiens, si ? Moi, rien ? Si, j'avais la finale de la Coupe du monde 2006... (Il sourit) Ça n'a pas peut-être rien à voir avec le basket mais je l'ai mal digérée. Et depuis, à chaque fois que je joue contre les Italiens, j'ai envie de les battre par rapport à ça ! Cette victoire a été difficile à arracher. Comment l'expliquez-vous ? C'était le match de la mort pour eux et nous, si on le perdait, on pouvait se mettre dans une situation très, très difficile. Ils ont attaqué d'entrée, Bargnani nous est rentré dedans direct, Belinelli et Gallinari aussi. Quand ces trois-là sont chauds, c'est forcément plus compliqué. Pendant trois quart-temps, on les a laissés faire ce qu'ils voulaient et puis, dans le dernier, on a resserré les boulons. Ils ne marquent plus et nous, on est là, plus durs. On met plus de coups, on est dans toutes les lignes de passes. Que retenez-vous de cette rencontre ? L'image de ce match-là pour moi, c'est Mike (Gelabale). Le mec, il a mal au dos, il ne veut pas jouer et à la mi-temps, il dit: "Allez coach, j'essaie." Et il joue toute la deuxième mi-temps. Ça montre que dans cette équipe-là, tout le monde est prêt à faire des sacrifices. On sait où on veut aller et on ne pense pas à sa personne. Il aurait très bien pu se reposer mais il a tenu à jouer jusqu'au bout. L'équipe de France a manqué son début de match et c'est récurrent. A quoi est-ce dû ? C'était peut-être un peu trop facile au début, et on a sans doute eu un peu tendance à se relâcher. En fin de match aussi, on a encore fait quelques erreurs. Moi le premier, j'ai montré ma jeunesse - je sens que je vais me faire défoncer demain, ça va être méchant. Mais on l'a gagné et il faut remercier tout le monde. Ce qu'on a réalisé dans le dernier quart, ça montre qu'on peut encore aller très, très loin. "On a trouvé une manière de jouer sans Tony" Le banc a, comme il y a deux jours contre l'Allemagne, été très présent ce soir. On imagine que c'est aussi une satisfaction... Oui. Flo (Pietrus) a encore été énorme aujourd'hui, il a fait une grosse défense sur Bargnani. Steed (Tchicamboud) aussi a été bon dans la gestion du dernier quart-temps, avec la blessure de Tony (Parker). Ce qu'il a apporté à la fin, c'était génial. Ali a mis des gros points. C'est cool. Et puis, bon, Tony ne peut pas nous sauver tout le temps. Il fallait qu'on trouve des façons de marquer sans lui et, selon moi, c'est le point positif: on a trouvé une manière de jouer quand il n'est pas sur le terrain. C'est vraiment important pour nous. C'était aussi important de l'emporter avant d'affronter la Serbie dans l'optique du second tour ? C'est sûr. Si on gagne demain (lundi), on partira avec deux victoires à Vilnius et c'est important pour la suite de la compétition par rapport aux quarts de finale. Vu le groupe avec lequel on va croiser, on sait que ça va être costaud. Que pouvez-vous nous dire sur cette équipe serbe ? C'est une équipe très jeune, leur moyenne d'âge ne doit pas être très élevée. Leur meneur (Milos Teodosic, ndlr) est le meilleur qui joue actuellement en Europe, ils ont l'un des plus grands coaches de l'histoire du basket européen voire même mondial (Dusan Ivkovic, ndlr). Les douze joueurs se sacrifient pour l'équipe, ils donnent leur corps. Le danger peut venir de partout, ça peut tirer des quatre coins du terrain donc il faudra être vigilants. Ce sont quand même les vice-champions d'Europe...