Batum muscle son "je"

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Batum muscle son "je"
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Les objectifs de Nicolas Batum ne sont pas seulement collectifs pour cette nouvelle saison, qui démarre dans une dizaine de jours. L'ailier des Portland Trail Blazers, qui n'a joué que trente-sept matches en 2009-10 en raison d'une épaule douloureuse, veut "devenir quelqu'un" en NBA. Et décrocher le titre de Most Improved Player.

Les objectifs de Nicolas Batum ne sont pas seulement collectifs pour cette nouvelle saison, qui démarre dans une dizaine de jours. L'ailier des Portland Trail Blazers, qui n'a joué que trente-sept matches en 2009-10 en raison d'une épaule douloureuse, veut "devenir quelqu'un" en NBA. Et décrocher le titre de Most Improved Player. Plus physique, plus méchant, plus déterminé. Pour exister cette saison, Nicolas Batum va devoir forcer sa nature. C'est son coach Nate McMillan qui le dit. Ça tombe bien: à bientôt vingt-deux ans - il les aura en décembre - l'ailier français est disposé à faire cet effort. Pour sa troisième année en NBA, il souhaite franchir un cap et se faire un nom. Son ambition n'est plus seulement de bien figurer en playoffs avec les Portland Trail Blazers. "Je veux devenir quelqu'un dans cette ligue, pas seulement dans cette équipe, annonce-t-il dans The Oregonian. Je veux être reconnu comme l'un des meilleurs défenseurs de la NBA." L'ancien Manceau aura tout le loisir de s'exprimer car les Blazers se sont séparés cet été de Travis Outlaw et Martell Webster pour lui faire de la place à l'aile. Dans le cinq majeur, aux côtés du "Big Three" composé de Brandon Roy, LaMarcus Aldridge et Greg Oden. "Ça m'a surpris, admet-il. Mais ça me montre qu'ils ont confiance en moi, qu'ils veulent me mettre sur le terrain beaucoup plus que la saison dernière. Et je suis prêt pour ça. J'ai fait une bonne saison l'an dernier, mais je n'ai joué que trente-sept matches. Je peux faire beaucoup mieux." Son exercice 2009-10 a été tronqué par une douleur récurrente à l'épaule droite, dont il a depuis été opéré. Affamé, Nicolas Batum espère rebondir très vite et être récompensé du titre de Most Improved Player. "Je pense que j'ai mes chances", assure-t-il. Si Boris Diaw l'a fait en 2006 avec les Phoenix Suns, pourquoi pas lui ? McMillan: "Il peut devenir un parasite pour les autres" Il lui faudra pour cela faire mieux que les 10,1 points et 3,8 rebonds qu'il a compilés en moyenne par match la saison passée. Donc prendre davantage de responsabilités en attaque. Lui le réservé, le posé, le gentil, le dévoué. Nate McMillan lui a d'ailleurs demandé un peu plus dans ce domaine. Des recommandations qu'il prend très au sérieux, très à coeur aussi, en témoignent les trente minutes qu'il a passé à travailler plusieurs mouvements offensifs avant le mach de pré-saison contre le Utah Jazz, lundi dernier, au Memorial Coliseum. "Il est à l'écoute", confirme ainsi l'entraîneur de Portland, qui attend énormément de lui. En défense également. "Est-ce que tu crois que les grands joueurs font attention à toi quand tu es dans leur zone ?, l'avait interrogé Nate McMillan en fin de saison dernière. Les gens parlent de Ron Artest, Raja Bell ou ce genre de gros défenseurs. Tu penses que les autres équipes parlent de toi ? Il m'a dit non. Et je suis d'accord avec lui. Mais je pense qu'il peut devenir de genre de gars. Un parasite qui peut vraiment perturber une équipe." A l'Ouest, les Los Angeles Lakers seront encore là. A l'Est, le Miami Heat fait figure d'épouvantail. "C'est l'équipe de Dwyane Wade, pas celle de LeBron James", tacle Nicolas Batum dans Mondial Basket. Il a déjà sorti les crocs.