Batum: "J'étais sous pression"

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Batum: "J'étais sous pression"
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Très discret pendant les trois quarts du match contre la Grèce, en quarts de finale de l'Euro 2011, Nicolas Batum s'est réveillé au bon moment pour permettre aux Bleus de l'emporter (64-56). Auteur de 15 points et 2 rebonds, l'arrière tricolore a pris ses responsabilités dans le money time. "J'ai su revenir dans les moments importants, je suis assez content de moi", savoure-t-il.

Très discret pendant les trois quarts du match contre la Grèce, en quarts de finale de l'Euro 2011, Nicolas Batum s'est réveillé au bon moment pour permettre aux Bleus de l'emporter (64-56). Auteur de 15 points et 2 rebonds, l'arrière tricolore a pris ses responsabilités dans le money time. "J'ai su revenir dans les moments importants, je suis assez content de moi", savoure-t-il. Nicolas, que ressentez-vous après cette victoire contre la Grèce qui vous envoie en demi-finales de l'Euro 2011 ? C'est déjà un demi-objectif de réalisé pour l'instant (d'être qualifiés pour le tournoi pré-olympique, ndlr) mais on n'a encore rien fait. Notre objectif, c'est plutôt d'aller directement à Londres. Ça veut dire une place en finale... Avez-vous douté dans ce match ? Un peu en première mi-temps. Je pense qu'on était un peu sous pression car on a fait un parcours énorme depuis le début de l'Euro. Si on perdait ce match-là, après on n'aurait joué quasiment pour rien donc c'était un peu difficile. En première mi-temps, ils ont vraiment bien joué, mais on est restés au contact, on n'a pas pris d'éclat. Et dans le dernier quart-temps, on a tout donné sur le terrain, on a pris tous les rebonds, on a été plus durs qu'eux et on a mis des gros shoots à la fin. C'est justement dans le dernier quart-temps que vous sortez de votre boîte. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ? J'étais un peu sous pression, à l'image de l'équipe. Et à la fin, quand j'ai vu que Tony (Parker) n'arrivait plus à marquer, je me suis dit que c'était à moi de le faire. Vincent (Colet) m'a dit de prendre les tirs et j'en ai mis deux. De toute façon, les Grecs ne pouvaient pas tenir quarante minutes à nous jouer comme ça. On le savait, alors on n'a jamais paniqué. On est restés sereins. On a mis les lancers. Pour une fois, c'était l'inverse de d'habitude... "Maintenant, on sait gérer les fins de match" D'où venait cette pression ? Je n'avais tellement pas envie de perdre ce match que je n'ai pas dormi la nuit dernière, ni à la sieste. Je m'étais mis une énorme pression parce que je n'avais pas encore gagné un match couperet avec l'équipe de France. Et dans le dernier quart-temps, j'ai vu ma mère me dire: "Lâche-toi !" Il faut toujours écouter sa mère... Quand les Grecs sont revenus à deux points à 1'40 de la fin, et que Tony commençait à être fatigué, le coach m'a dit: "Tu joues". Je savais que c'était à moi de tirer. Ça m'a fait du bien. Pour vous, cette rencontre peut-elle changer les choses, vous donner encore plus d'assurance ? C'est clair. Un match comme ça normalement, si je le commence mal, vous ne voyez pas pendant tout le match. Là, j'ai su revenir dans les moments importants et je suis assez content de moi ce soir. Comment expliquez-vous que cette équipe parvienne à aussi bien contrôler ses fins de rencontre ? Je pense que les défaites d'avant servent aujourd'hui. Ça fait du mal de passer par là mais quand tu vois les fins de match que l'on fait depuis le début... On est sereins, calmes, il n'y a pas de précipitation. Deux ou trois fois, on a perdu quelques belles en contre-attaque mais dans les trois dernières minutes, plus rien. Il n'y a pas eu de shoot précipité, on a fait de bonnes attaques et voilà. Maintenant, on sait gérer ça.