Bartoli: "Ne pas trop s'exciter"

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Bartoli: "Ne pas trop s'exciter"
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Marion Bartoli, tombeuse ce lundi de Serena Williams (6-3, 7-6), la quadruple lauréate de Wimbledon, se félicite de son niveau de jeu qui lui permet de rester en course pour le titre à Londres. La Française, fière d'avoir été félicitée par le clan Williams après coup, explique n'avoir jamais été aussi forte physiquement. Et dit se méfier de Sabine Lisicki, son adversaire en quarts de finale.

Marion Bartoli, tombeuse ce lundi de Serena Williams (6-3, 7-6), la quadruple lauréate de Wimbledon, se félicite de son niveau de jeu qui lui permet de rester en course pour le titre à Londres. La Française, fière d'avoir été félicitée par le clan Williams après coup, explique n'avoir jamais été aussi forte physiquement. Et dit se méfier de Sabine Lisicki, son adversaire en quarts de finale. Marion, cette victoire est-elle... votre plus belle victoire ? Battre Serena en Grand Chelem est toujours un moment extrêmement particulier. Aujourd'hui, j'ai vraiment fait un très bon match. C'était un combat très intense, elle servait très bien, faisait chaque fois des aces ou des services inretournables. Ça a été très dur mentalement d'arriver à garder mon service, surtout au deuxième set. Et lorsque j'ai eu ces trois balles de match et que je n'arrivais pas à finir, ça a été encore plus dur... Mais avoir eu ces matches difficiles en première semaine m'a aidé mentalement à passer le cap aujourd'hui. Sauver des balles de match, c'est un peu la « marque de fabrique » de Serena. Sauf que d'habitude, derrière... elle gagne ! Je sais, j'y ai pensé pendant le match ! (sourire) Je me suis dit « Combien de fois je l'ai vue sauver des balles de match, remporter le 2e et gagner 6-0 au 3e ! »... Vraiment, ça m'a traversé l'esprit lorsque j'ai perdu ce jeu de service à 6-5... Mais je me suis dit « on est à 6-6 tie-break, balle au centre. Tu as gagné le premier set, c'est donc tout de même elle qui a la pression ». Encore une fois, ces tours précédents- où j'ai du sauver des balles de match même si, bien sûr, c'était contre des adversaires moins prestigieuses - m'ont aidé à faire un très bon tie-break. Le niveau de jeu était juste incroyable aujourd'hui... C'est vrai. J'ai très bien servi, surtout sur la balle de match où je finis quasiment sur un ace, et les coups du fond de court partaient vraiment très bien. J'avais l'impression de frapper plus fort qu'elle du fond. Alors je ne sais pas si c'est la réalité, mais la balle sortait très bien de la raquette. Et arriver à produire ce genre de match, à ce stade de la compétition, contre Serena Williams, c'est des sensations bien sûr exceptionnelles à vivre ! Mais je rejoue dès demain. C'est vraiment ce qui est difficile en tennis : on n'a pas le temps d'apprécier ce genre de victoire... Le tournoi continue et il faut tout de suite se remettre dedans. "Je suis vraiment dans la meilleure condition physique de ma carrière" Lorsque vous vous serrez la main, réalisez-vous ce que « pèse » Serena dans le tennis féminin ? Je sais... 13 Grands Chelems... le "Serena Slam"... (sourire) Mais vous savez, quand on est de l'autre côté du filet face à Serena, on essaye de pas trop penser à tout ce qu'elle a fait auparavant, sinon on ne va même pas sur le court ! A un moment donné, c'est tout de même moi qui menais, qui produisais du bon tennis, donc si j'en étais à ce niveau-là du match contre elle, c'est que je le méritais. Mais honnêtement, quand je lui serre la main, je ne réalise pas que je viens de gagner (sourire)... Vos parents ont du passer par toutes les émotions. Que vous ont-ils dit après la rencontre ? Mon papa m'a dit que j'avais géré mon match comme une championne, et ma maman était très fière de moi. Mais ce que je trouve vraiment sympa, c'est que l'agent de Serena soit venu me voir et me dire que j'avais réalisé une performance exceptionnelle. Evidemment, avoir la reconnaissance de mes parents me touche. Mais avoir celle des gens de l'extérieur et surtout du box de Serena, de son sparring partner etc, effectivement, cela me touche beaucoup. Sabine Lisicki, votre adversaire en quart de finale, est une joueuse dangereuse, et qui n'a pas été épargnée par les pépins physiques... Sabine est une joueuse qui, malheureusement, s'est souvent blessée gravement (une entorse très grave à la cheville à l'US Open, une autre à Indian Wells). Mais je pense que toutes ces difficultés par lesquelles elle est passée lui ont donné aussi un autre caractère... Je m'attends donc à un match très difficile. Après, le service est son atout n°1... et je pense qu'avoir joué contre Serena qui ne m'a envoyé que des mines aujourd'hui, ça va m'aider ! (sourire) Physiquement, comment vous sentez-vous ? N'avez-vous aucune crainte ? Aucune. Car je pense que je suis vraiment dans la meilleure condition physique de ma carrière, je suis vraiment très bien préparée. Hier je n'avais aucune courbature, je me sentais bien. Donc à partir du moment où j'ai récupéré de mon virus et où je n'avais plus de fièvre ce matin au réveil, ça ira très bien demain. Vous vous présenterez sur le court avec plus d'expérience que votre adversaire à ce stade de la compétition : un paramètre qui aura son importance ? Avoir géré ces moments il y a deux semaines à Roland-Garros et avoir fait finale ici va bien sûr m'aider. Mais cela va surtout m'aider dans la gestion entre maintenant et demain avant de rentrer sur le court. Je sais exactement ce que j'ai à faire. J'aurai tout le temps d'apprécier ce que j'aurai fait à Wimbledon une fois le tournoi fini... Pour l'instant, je ne suis qu'en quarts. On ne va donc pas trop s'exciter.