Bartoli en ciment armé ?

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Bartoli en ciment armé ?
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L'US Open n'est pas le tournoi du Grand Chelem qui réussit le mieux à Marion Bartoli. Sur la lancée de sa demie à Roland-Garros et de son quart à Wimbledon, la Française espère dépasser pour la première fois les huitièmes à New York. Son statut de tête de série n°8, une première en Majeur pour elle, peut lui ouvrir de belles perspectives. Comme celle de disputer le Masters en fin de saison.

L'US Open n'est pas le tournoi du Grand Chelem qui réussit le mieux à Marion Bartoli. Sur la lancée de sa demie à Roland-Garros et de son quart à Wimbledon, la Française espère dépasser pour la première fois les huitièmes à New York. Son statut de tête de série n°8, une première en Majeur pour elle, peut lui ouvrir de belles perspectives. Comme celle de disputer le Masters en fin de saison. Pour la première fois de sa carrière, Marion Bartoli aborde un tournoi du Grand Chelem parmi les huit premières têtes de séries. La Française, 9e joueuse mondiale, profite du forfait de la double tenante du titre à l'US Open, la Belge Kim Clijsters, pour intégrer ce fameux top 8 qui lui ouvre, en théorie, la voie vers les quarts de finale. En théorie seulement car elle n'a atteint à New York la deuxième semaine qu'à deux reprises avec des huitièmes de finale perdus en 2007 et 2008. Pour sa dixième participation au Majeur américain, c'est forcément autre chose qu'elle a en tête: confirmer sa demie à Roland-Garros et son quart à Wimbledon. A part sur le circuit, avec sa cellule familiale ultraprotectrice conçue par son père Walter, Bartoli a trouvé cette saison des résultats à la hauteur de son investissement. Si la marche qui la sépare d'une première victoire dans un tournoi du Grand Chelem n'a rien d'insurmontable, il lui reste encore quelques secteurs clé à travailler, comme l'adaptation tactique à son adversaire, elle qui a tendance à souvent jouer de la même façon, en cadence et sans variation. Sa détermination, en revanche, peut l'amener à déplacer des montagnes. Ses parcours à Roland-Garros et Wimbledon le montrent bien. Bémol qui mérite d'être souligné: à Paris, la Française a été portée par le public, tandis qu'à Londres, elle se sent comme chez elle. A New York, ce sera forcément une autre affaire. Le Masters dans un coin de la tête Sur le ciment américain, Bartoli a déjà prouvé qu'elle disposait des armes pour briller, à l'image de son titre à Stanford en 2009 et de ses deux autres finales disputées en Californie (2008 et 2011). Mais ce n'est en rien un gage de réussite à Flushing Meadows. A Toronto et Cincinnati, elle n'a gagné qu'un match, rendement insuffisant qui l'a poussée à s'aligner à New Haven cette semaine pour retrouver de la confiance. Cela ne déroge pas à son habitude de préparer les tournois majeurs en jouant la semaine précédant, comme à Hobart avant l'Open d'Australie, à Strasbourg avant Roland-Garros et à Eastbourne avant Wimbledon cette saison. Les matches accumulés n'altèrent pas ses performances physiques, seulement le temps passé sur le court lors des premiers tours, déterminant pour aborder la deuxième semaine dans de bonnes conditions. Si Bartoli y parvient, elle se placerait idéalement pour le Masters d'Istanbul (du 25 au 30 octobre) et une qualification directe, non pas au rabais comme en 2007 quand elle avait remplacé au pied levé Serena Williams, blessée.