Barcella: "Il faudra être à 600% pour rivaliser"

  • A
  • A
Barcella: "Il faudra être à 600% pour rivaliser"
Partagez sur :

RUGBY - Fabien Barcella estime que les avants sud-africains vont infliger un gros combat aux Bleus, vendredi à Toulouse.

A quelques jours d'affronter les champions du monde sud-africains, vendredi à Toulouse, Fabien Barcella s'attend à un gros combat. Le pilier du Barritz Olympique estime en effet que les avants des Boks font preuve d'une grosse activité, et qu'il faudra répondre au défi physique pour espérer s'imposer.Que représente ce duel face à l'Afrique du Sud ?On va jouer les champions du monde à Toulouse. On mesure l'ampleur de la tâche qui nous attend, il faudra réaliser quelque chose d'extraordinaire. On les a vus évoluer, cette équipe, c'est un vrai rouleau compresseur. Ils sont rugueux, présents dans le combat, impressionnants dans l'agressivité. Il faut s'inspirer d'eux car c'est la référence pour le jeu au sol. Ce sera très dur mais on est prêt à rivaliser.Lièvremont a déclaré qu'il y avait "des choses à faire en mêlée". Qu'est-ce que cela vous inspire ? On ne peut pas les cabosser d'entrée... Ils sont extrêmement costauds en touche, en mêlée, dans les rucks. Il faudra rivaliser avec un 5 de devant monstrueux. Ils possèdent la meilleure 2e ligne du monde, ce sera compliqué. Il faudra faire preuve d'humilité en répondant présent dans le combat. Vous n'êtes donc pas d'accord avec votre entraîneur concernant la mêlée des Boks ?Non. Vous avez vu le match contre les Lions Britanniques ? Ils les avaient explosés en mêlée et en face il y avait des avants du calibre de Vickery ! C'est une des meilleures mêlées du monde. Il faudra être à 600% pour rivaliser. Mais on sera prêt pour cet intense combat."Ils respectent la règle"L'Afrique du Sud possède un jeu basé sur une agressivité parfois à la limite et que certains jugent violent. Comment se prépare-t-on à ce type de combat ?Je n'ai jamais trouvé qu'ils étaient violents sinon ils auraient des cartons rouges et des suspensions. Je trouve qu'ils respectent la règle, ils sont à la limite de l'agressivité. Ils ne sont pas truqueurs, je côtoie plusieurs sud-africains en club et ils ont un tempérament extra, une vraie culture du combat et de l'engagement physique. Ils ont le gabarit et la volonté, c'est la référence en terme d'engagement. Ils aiment faire mal, dans le bon sens du terme. Il faudra leur faire encore plus mal et être animé d'un esprit de guerrier. Etes-vous satisfait de jouer cette rencontre à Toulouse ?Sans vouloir dénigrer Paris et le Nord, il y a une culture du rugby plus forte là-bas, le public est plus chaud et il attendra beaucoup de nous. Dans les moments difficiles, un tel public est important. Le succès en Nouvelle-Zélande peut-il vous apporter de la confiance ?Quand on y repense, on avait fait quelque chose d'exceptionnel. Cela nous a apporté beaucoup d'affinité et cela prouve qu'on peut rivaliser avec les nations du sud. Il faut être capable de rivaliser à chaque fois et dans nos têtes, on sait qu'on peut le faire. En revanche, la mêlée n'avait pas été à la fête contre l'Australie...L'Australie, c'était très décevant, on s'était fait truquer, il y avait eu une pléiade de mêlées écroulées, de bras cassé pour eux et pour nous. Ils nous avaient bien embrouillés. Cela va nous servir de motivation, il faudra se reprendre. Quel souvenir avez-vous des matches contre l'Afrique du Sud ?Le match de 1995 et l'essai refusé à Benazzi. Je me souviens que cette équipe avait le potentiel pour remporter la Coupe du monde. Le contexte avait fait que l'Afrique du Sud s'était imposée. On était tous abasourdi après cette défaite. Avec les trombes d'eau, ce match n'aurait pas dû être joué et cela avait empêché l'équipe de France de gagner le titre.