Banide: "Je ne fais pas de cinéma"

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Banide: "Je ne fais pas de cinéma"
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C'est avec des "valeurs communes et en travaillant sur "l'état d'esprit" que Laurent Banide espère sauver l'AS Monaco, 18e de Ligue 1, avant de recevoir Caen pour la 25e journée. Revenu sur le Rocher le 10 janvier dernier, le technicien monégasque, ancien formateur, espère aussi que c'est par le jeu que le club de la Principauté se maintiendra.

C'est avec des "valeurs communes et en travaillant sur "l'état d'esprit" que Laurent Banide espère sauver l'AS Monaco, 18e de Ligue 1, avant de recevoir Caen pour la 25e journée. Revenu sur le Rocher le 10 janvier dernier, le technicien monégasque, ancien formateur, espère aussi que c'est par le jeu que le club de la Principauté se maintiendra. Laurent, comment va l'AS Monaco ? L' AS Monaco est dans une situation compliquée et travaille pour s'en sortir, comme il le faut. Vous êtes arrivé le 10 janvier à la place de Guy Lacombe. Comment jugez-vous votre bilan comptable (1 victoire, 2 nuls, 2 défaites) ? Cela fait un point par match, et ce n'est pas suffisant pour s'en sortir. Il faut qu'on améliore notre qualité de jeu et notre état d'esprit. Il faut qu'on arrive à devenir des compétiteurs. C'est le plus important sur les matches à venir. Vos deux axes de travail sont donc le jeu, mais aussi la combativité ? On a besoin des deux. Il faut que l'on arrive à produire de jeu, mais aussi qu'on soit plus combatifs dans les moments de match qui le réclament. Comment est le groupe ? Les joueurs travaillent bien. Mais il ne faut pas se contenter de quoi que ce soit dans cette situation. J'en attends encore plus, car je sens qu'ils en ont encore sous le pied. Il est important d'en faire davantage. Le mieux est l'ennemi du bien, mais on doit quand même chercher à faire mieux (rires). "Il faut que chacun sache que s'il n'est pas à 100%, il sera remplacé" L'effectif a été beaucoup modifié lors du mercato hivernal, notamment en attaque. C'était votre choix ? On avait besoin d'expérience et de potentiel offensif. On s'est donc orientés vers des attaquants, avec en plus Mahamadou Diarra qui est un joueur d'expérience au milieu de terrain. C'est un recrutement important, car on avait perdu plusieurs joueurs offensifs à l'intersaison (Nenê, Pino et Maazou, déjà prêté la saison passée). Mis à part la blessure de Maazou, qui a entraîné l'arrivée de Feindouno, on a fait ce qu'on avait prévu. N'y avait-il pas aussi une volonté d'apporter de la concurrence pour dynamiser le groupe ? Quand on est dans cette situation, il est impossible qu'un joueur puisse se reposer sur le fait qu'il est sûr d'avoir sa place. Il faut qu'on ait des résultats. Et il faut que chacun sache que s'il n'est pas à 100%, il sera remplacé. L'attaque semble être votre principal chantier, plutôt que l'assise défensive... Il nous faut des valeurs communes pour nous en sortir. Ce n'est pas en ajoutant les joueurs les uns derrière les autres qu'on gagnera des matches. Il faut travailler sur cet état d'esprit commun, qui vient avec la concurrence, avec le travail qu'ont fait toute la semaine. C'est ce qu'on maîtrise, le travail la semaine. Après, en match, il nous faut de l'état d'esprit, et de la réussite. Je pense que ça va de pair. Vous semblez tout sauf alarmiste... Je suis conscient de la difficulté de la tâche, de notre classement, mais je suis conscient aussi que les joueurs ont besoin d'avoir des gens autour d'eux qui savent où ils vont et qui sont concentrés sur l'objectif. Je ne fais pas de cinéma, je ne suis pas là pour pleurer ou quoi que ce soit... Je suis dans mon travail, concentré, comme tout mon staff, pour amener les joueurs le plus haut possible, afin de se sortir de cette situation.