Balshaw, la classe !

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Balshaw, la classe !
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En ce début d'année, si le BO, qualifié pour les quarts de finale de H Cup et bien calé dans le Top 6 en championnat, mène grand train, c'est aussi désormais grâce à la montée en puissance de ses arrières, à l'image d'un Iain Balshaw. Etincelant depuis un mois, le champion du monde 2003, replacé à l'aile, prouve qu'il conserve un talent intact malgré ses 32 printemps qu'il fêtera en avril.

En ce début d'année, si le BO, qualifié pour les quarts de finale de H Cup et bien calé dans le Top 6 en championnat, mène grand train, c'est aussi désormais grâce à la montée en puissance de ses arrières, à l'image d'un Iain Balshaw. Etincelant depuis un mois, le champion du monde 2003, replacé à l'aile, prouve qu'il conserve un talent intact malgré ses 32 printemps qu'il fêtera en avril. Damien Traille sera une exception ce jeudi, à l'occasion de la 17e journée du Top 14. Sur les trente internationaux tricolores convoqués vendredi, à Marcoussis, par Marc Lièvremont pou y entamer la préparation du Tournoi des Six Nations, le centre biarrot sera ainsi le seul et unique sélectionné laissé au repos. Se passer ainsi du papa des trois-quarts biarrots, un luxe que le staff du BO s'est octroyé, fort des nouvelles garanties offertes par ses lignes arrières depuis maintenant un mois. Fort aussi surtout de la présence d'un autre cadre de choix. Du même âge que Traille, Iain Balshaw, à bientôt 32 ans, a l'envergure et l'expérience d'un leader de jeu. L'Anglais, qui vit sa deuxième saison à Biarritz, en apporte la preuve depuis un mois et entraîne dans son sillage toute une ligne de trois-quarts enfin à la hauteur des avants biarrots, qui depuis le début de la saison accumulaient les lauriers. Auteur jusqu'à présent d'un seul essai inscrit face aux Italiens d'Aironi - il en avait totalisé 8 l'an dernier (5 en Top 14, 3 en H Cup) -, "Balsh" se déchaîne avec la nouvelle année, auteur de trois nouvelles réalisations en quatre matches, dont un doublé dimanche face à Bath. Balshaw: "Nous sommes vraiment une équipe très très forte" Son replacement à l'aile, lié à l'éclosion de l'Australien Dane Haylett-Petty à l'arrière, loin de l'avoir perturbé, a vu Balshaw, à l'image également d'un Marcelo Bosch, plus très loin de son meilleur niveau, attaquer 2011 pied au plancher à Mayol, où malgré la défaite (38-26), son essai a marqué les esprits. Un petit coup de pied pour lui-même face à son compatriote Jonny Wilkinson et le sujet de sa Gracieuse Majesté donnait déjà le ton de ce mois de janvier tout feu tout flamme, poursuivi donc face à ses anciens coéquipiers de Bath. "Même si Bath, ce sont de vieux amis, quelle que soit l'équipe contre laquelle je joue, je suis toujours motivé à partir du moment où je rentre sur le terrain !", commente-t-il dans Sud-Ouest. Une motivation intacte chez ce compétiteur né, qui après avoir écumé la Premiership anglaise de Bath à Gloucester, en passant par Leeds, semble vivre une seconde jeunesse à Biarritz, où l'on se félicite à l'idée de voir ce gentleman à la classe folle sur le terrain, comme en dehors, qui ne pouvait pas laisser insensible Serge Blanco, sans doute achever sa carrière sur la Côte Basque - Balshaw est sous contrat jusqu'en 2013. Une motivation et surtout un talent intact, ou presque, comme sur ce deuxième essai face à Bath, où sa pointe de vitesse pour déposer son dernier vis-à-vis a encore impressionné. "Il nous a montré toute sa classe, et sa vitesse a fait la différence sur certaines actions, a apprécié son entraîneur Jack Isaac, s'exprimant toujours dans les colonnes du quotidien régional. Il a vraiment fait un très bon match." C'est avec la modestie des grands champions que l'intéressé juge sa propre prestation pour mieux juger de la valeur de sa formation. "J'ai eu les bons ballons et de bonnes opportunités. Des fois ça marche des fois, ça ne marche pas. Face à Bath, nous avons eu un jeu ambitieux et un bon jeu collectif. Nous avons joué tous ensemble, et quand nous faisons ça, nous sommes vraiment une équipe très très forte." Une équipe à laquelle Balshaw s'est si bien intégré qu'il n'hésitait pas encore il y a peu à dénoncer le "manque de constance" de son BO. "Les clefs sont individuelles, mais aussi collectives, sur le terrain comme dans l'encadrement. Quand chacun fait son travail à fond, alors ça marche bien." Et le champion du monde 2003, même cinq ans après avoir tourné le dos au XV de la Rose, sait toujours de quoi il parle...