Balmy choisit Esposito

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Balmy choisit Esposito
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Après huit ans de collaboration, Coralie Balmy se sépare de son entraîneur de toujours, Frédéric Barale. La nageuse tricolore, incapable de monter sur un podium individuel en grand bassin depuis 2 ans, tire les conclusions de cet insuccès. Si elle choisit de rester fidèle au pôle d'Antibes, où elle s'entraîne au côté de son compagnon Alain Bernard, elle s'en remet désormais à l'ancien champion Franck Esposito.

Après huit ans de collaboration, Coralie Balmy se sépare de son entraîneur de toujours, Frédéric Barale. La nageuse tricolore, incapable de monter sur un podium individuel en grand bassin depuis 2 ans, tire les conclusions de cet insuccès. Si elle choisit de rester fidèle au pôle d'Antibes, où elle s'entraîne au côté de son compagnon Alain Bernard, elle s'en remet désormais à l'ancien champion Franck Esposito. Couper le cordon. Déjà en septembre dernier, au retour de Budapest, où son nouvel échec en individuel (6e sur 400m, 8e sur 200m) tranchait d'autant plus au milieu du triomphe d'une équipe de France, sacrée pour la première fois première nation européenne, Coralie Balmy avait pris pour la première fois de la distance avec son mentor. A proprement parlé puisque la vice-championne d'Europe 2008 du 400m nage libre avait choisi de sa propre initiative de s'exiler le temps d'un stage au Danemark pour s'inspirer des méthodes de sa rivale Lotte Friis. Quatre mois plus tard et après des Mondiaux en petit bassin traversés une fois encore de manière anonyme (5e sur 400m, 8e sur 800m), Balmy a donc fait le choix de tourner le dos à celui qui, en 2002, avait pris sous son aile à Toulouse la jeune nageuse de la Trinité, alors âgée de 15 ans, pour en faire l'héritière, pensait-on, de Laure Manaudou, 4e du 400m nage libre des JO de Pékin en 2008 quand son aînée, et plus vraiment rivale, sombrait à la 8e place de cette finale olympique. Une responsabilité et un héritage que la Martiniquaise n'a depuis jamais été en mesure d'assumer. Balmy: "Mes objectifs restent les mêmes" A 23 ans, l'évènement est aujourd'hui de taille à l'échelle de sa carrière, Balmy choisit après près de dix ans de collaboration de se séparer de son mentor, Frédéric Barale, pour s'entraîner désormais sous les ordres de Franck Esposito toujours au sein du pôle France d'Antibes, au côté de son compagnon Alain Bernard. Une décision que la Française, incapable de monter sur podium international en individuel et en grand bassin depuis deux ans - elle fut sacrée championne d'Europe du 400m nage libre (petit bassin) en 2009, à Istanbul -, qualifie de "mûrement réfléchie". "Ce changement d'entraîneur s'inscrit dans le cadre d'une évolution personnelle au regard de mes attentes en matière d'entraînement et d'approche de la compétition, poursuit-elle dans un communiqué. Avec Frédéric Barale, nous en avons discuté et nous sommes tombés d'accord sur ce point." Et la nageuse de La Trinité, qui continuera à porter les couleurs du TOEC Toulouse, de souligner que "cette décision n'affecte pas ma préparation et ma détermination pour les championnats de France de Strasbourg en mars, où vont se jouer les qualifications pour les Championnats du Monde de Shanghai en juillet prochain." Un Frédéric Barale qui semblait de plus en plus impuissant à secouer sa nageuse, malgré un profond attachement à sa championne. En 2009, à la veille des Mondiaux de Rome que Balmy ratera également dans les grandes largeurs, le technicien, interrogé en marge de l'Open EDF sur le site de la compétition, évoquait sa protégée: "Après chaque demi-journée de compétition, je demande un compte rendu des échauffements et des étirements, Coralie me rajoute souvent un petit mot ou un dessin. C'est la seule qui ait ce genre d'attention et cela me touche beaucoup !" Une relation restée très affective, peut-être trop d'ailleurs... Même si Balmy sait ce qu'elle lui doit: "Frédéric et moi avons travaillé ensemble pendant 8 ans. Toutes ces années de collaboration m'ont permis d'obtenir un haut niveau international, et cette décision n'annule en rien tout le travail et les performances réalisées sous sa responsabilité. Aujourd'hui mes objectifs restent les mêmes: performer au plus haut-niveau." Et de préciser: "Je sais que cette nouvelle collaboration est un défi personnel et en même temps un challenge à relever au quotidien." Qui s'ajoute à l'objectif de conquérir une médaille à Londres, en 2012. Cette expérience du podium olympique qu'Esposito, ancien spécialiste du papillon, va chercher à 39 ans à lui inculquer, lui le médaillé de bronze (200m papillon) à Barcelone, en 1992. (*) L'Antibois fut également, toujours sur 200m papillon, médaillé d'argent aux Mondiaux de 1998 et d'or aux Euros de 1991, 1997, 1999 et 2002, ainsi qu'aux Mondiaux (petit bassin) de 1993.