Bailly: "Une équipe pleine d'avenir"

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Bailly: "Une équipe pleine d'avenir"
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Nouvelle consultante pour la chaîne Eurosport, Sandrine Bailly évoque les chances de l'équipe de France à la veille du début de la saison. Même si elle n'est plus sur les skis, l'ancienne championne du monde de poursuite estime que la relève est en marche pour reprendre le flambeau avec comme objectif les Championnats du monde en mars prochain.

Nouvelle consultante pour la chaîne Eurosport, Sandrine Bailly évoque les chances de l'équipe de France à la veille du début de la saison. Même si elle n'est plus sur les skis, l'ancienne championne du monde de poursuite estime que la relève est en marche pour reprendre le flambeau avec comme objectif les Championnats du monde en mars prochain. Sandrine, comment voyez-vous cette nouvelle saison de biathlon ? Intéressante dans le sens ou elle est post-olympique et que les Championnats du monde sont en Sibérie, en fin de saison. Les JO ont réservé des surprises, les outsiders médaillés vont avoir à coeur de montrer que leur médaille n'était pas un coup de chance. Ils auront plus de pression sur les épaules pour gérer ce nouveau statut d'outsider. Pensez-vous que les leaders seront au rendez-vous pour cette première compétition ? Certains leaders sont passés à coté de leurs Jeux et vont vouloir remettre les pendules à l'heure. D'autres ont tenu leur rang, ils ont également dû répondre à beaucoup de sollicitations après la saison. Certaines têtes d'affiche ont quitté le circuit, notamment chez les Allemandes, cela va être intéressant de voir qui prendra leurs places. Et puis cette saison va être longue puisque les Mondiaux sont en fin de saison. Tactiquement, les athlètes devront faire des choix, peut-être même des impasses. Les Français ont-ils une chance de briller face aux Norvégiens et tous les autres ? Bien sûr, ils l'ont prouvé déjà. L'équipe de France n'a aucun complexe à avoir par rapport aux grosses nations. "Martin Fourcade sera le plus attendu" Après Vancouver, pensez-vous que les frères Fourcade seront très attendus pour cette saison ? Oui, le plus attendu des deux sera Martin qui a brillé aux JO la saison passée et qui a dans la foulée remporté trois Coupes du monde. Martin est perçu comme le jeune loup qui va bousculer la hiérarchie. Simon sera peut-être moins attendu et justement, être dans l'ombre devrait lui permettre d'aborder sereinement cette saison, sachant qu'il a lui aussi le potentiel pour être devant. Et chez les dames, qui pourrait tirer son épingle du jeu ? Chez les étrangères, on devrait voir les Allemandes en haut de l'affiche avec l'infatiguable Neuner. Il faudra compter sur les Suédoises, qui avaient fait un début de saison hallucinant l'an passé avec Olofsson et Ekholm. Sans oublier les Russes, Slepsova et Zaitzeva, et les Norvégiennes, Berger, Flatland, puis la Slovaque Kuzmina qui a brillé aux JO. Et pour les Françaises.... Y a-t-il une relève pour le biathlon féminin ? Bien sûr, de nouvelles figures prendront le départ à Oestersund cette semaine. Sophie Boiley qui présente de belles dispositions, Claire Breton qui a obtenu sa première sélection en Coupe du monde, Pauline Macabies qui après une saison blanche, retrouve les joies du grand circuit, Anaïs Bescond, la Jurassienne, qui devrait petit à petit se rapprocher des deux têtes d'affiche que sont Marie-Laure Brunet et Marie Dorin, toutes deux médaillées aux JO de Vancouver. Elles visent les Mondiaux de fin de saison à Kanthy Mansiysk et ont aussi à coeur de remporter leur première Coupe du monde. L'équipe est jeune, mais pleine d'avenir. "Le sprint final pour Annecy 2018" Pour parler d'autre chose, pensez-vous qu'Annecy 2018, dont vous êtes l'une des ambassadrices, va obtenir les jeux ? Oui, j'y crois, le dossier est bon, la candidature fait rêver, mais je sais que la course est loin d'être terminée. Comme dans une compétition de ski, il ne faut pas oublier de jeter les jambes en avant pour passer la ligne en premier sur le sprint final. Je me souviens de la candidature de Paris, qui, à la dernière minute, avait échoué face à Londres. Tout ça pour dire que rien n'est gagné et que jusqu'au bout, il faudra se bouger. La candidature se gagne sur des détails et avec le soutien de tous, de la population, des sportifs, du monde économique et bien sûr avec le soutien des journalistes et du monde politique. Les adversaires, qui sont Pyeongchang et Munich, sont redoutables. Chaque candidature a ses points forts et ses points faibles, à nous de faire la différence. Avez-vous des regrets de n'avoir pas disputé des Jeux à domicile devant votre public ? Bien sûr, mais Turin, c'était la porte à coté et le public français était là, c'est déjà bien.