Babel, la renaissance

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Babel, la renaissance
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Espoir déçu à Liverpool, Ryan Babel a migré du côté d'Hoffenheim l'hiver dernier. Après un temps d'adaptation, l'attaquant néerlandais s'est désormais parfaitement adapté à la Bundesliga. Déjà auteur de quatre buts cette saison, l'ancien joueur de l'Ajax espère désormais faire tomber le Bayern, samedi, dans le cadre de la 8e journée. Il pourra alors enfin retrouver son équipe nationale.

Espoir déçu à Liverpool, Ryan Babel a migré du côté d'Hoffenheim l'hiver dernier. Après un temps d'adaptation, l'attaquant néerlandais s'est désormais parfaitement adapté à la Bundesliga. Déjà auteur de quatre buts cette saison, l'ancien joueur de l'Ajax espère désormais faire tomber le Bayern, samedi, dans le cadre de la 8e journée. Il pourra alors enfin retrouver son équipe nationale. Une résurrection. Considéré comme l'un des grands espoirs de sa génération après l'Euro des moins de 21 ans en 2007, Ryan Babel s'était depuis perdu en route. Recruté 11,7 millions de livres (13 millions d'euros) par Rafa Benitez cet été-là, l'attaquant néerlandais n'aura jamais percé à Liverpool, passant trois années et demi plutôt ternes, barré par Fernando Torres ou son compatriote, Dirk Kuyt. En janvier dernier, alors que les Reds tentent de faire de la place pour préparer l'arrivée de Luis Suarez, Babel est poussé vers la sortie. Pour 7 millions d'euros, le Batave atterrit donc à Hoffenheim. Mais les débuts outre-Rhin sont compliqués. "Je n'avais pas joué depuis longtemps et tout d'un coup, je jouais chaque match !, explique Babel, dans une interview accordée à Bild. J'ai dû apprendre la langue pour comprendre mes partenaires. J'ai séjourné à l'hôtel sans ma famille. Je n'avais pas de voiture et donc je devais toujours trouver quelqu'un pour m'emmener quelque part". Avec un but en quinze rencontres, le bilan n'est en effet pas très fameux. Mais le joueur s'accroche, et le travail paie. "Maintenant j'ai une maison à Wiesloch, ma famille est arrivée et je comprends mieux la langue allemande. Je peux me concentrer sur le football". "Je ne me suis jamais senti autant en forme" Avec quatre buts en sept rencontres depuis le début de saison, l'attaquant a enfin trouvé sa place au sein de l'effectif dirigé par Holger Stanislawski. "Je pense que mon transfert en Allemagne a vraiment été bénéfique, souffle Babel dans les colonnes de De Telegraaf, avant de balancer sur son ancien club. On fait plus de travail de préparation que j'en ai jamais vu en Angleterre. Nous avons des entraînements plus longs. Je ne me suis jamais senti autant en forme". En cause, le manque de suivi des joueurs remplaçants, qui, à Liverpool, étaient laissés pour compte. "On a besoin de compétition pour être en forme. Je me suis souvent assis sur le banc en Angleterre, et là-bas les entraînements ne sont là que pour vous entretenir". Un nouvel état d'esprit qui se traduit sur le terrain, avec une efficacité que le joueur n'avait d'ailleurs jamais montré jusque-là, lui qui a rarement marqué plus de cinq buts en une saison dans sa carrière. Et pour améliorer ses stats, le Néerlandais compte bien se monter encore plus égoïste. "Peut-être que j'ai besoin de l'être pour être encore meilleur. Je pense toujours à l'équipe. Si je marque un but, c'est bien... mais si on gagne et que je délivre deux passes décisives, je suis tout aussi heureux", explique l'attaquant, qui vient d'être à nouveau appelé par Bert van Marwijk en équipe nationale, pour participer à la fin des qualifications pour l'Euro 2012. "Une confirmation sur mon travail effectué", conclut Babel.