B. Mendy: "Je suis bien !"

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B. Mendy: "Je suis bien !"
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Exilé depuis février dernier au Danemark, Bernard Mendy s'apprête à goûter de nouveau à l'ambiance des soirées européennes puisqu'il affronte, avec son club d'Odense, le Panathinaïkos d'Athènes mercredi soir en troisième tour de qualification de la Ligue des champions. Le latéral droit, qui avait eu des contacts avec Evian, garde un oeil sur la France et un PSG qu'il juge "taillé pour le titre."

Exilé depuis février dernier au Danemark, Bernard Mendy s'apprête à goûter de nouveau à l'ambiance des soirées européennes puisqu'il affronte, avec son club d'Odense, le Panathinaïkos d'Athènes mercredi soir en troisième tour de qualification de la Ligue des champions. Le latéral droit, qui avait eu des contacts avec Evian, garde un oeil sur la France et un PSG qu'il juge "taillé pour le titre." Bernard, pouvez-vous d'abord nous expliquer comment vous êtes-vous retrouvé dans le championnat danois, et plus précisément à Odense, où vous évoluez depuis février dernier ? En fait, je me suis d'abord renseigné grâce à Eric Djemba-Djemba, qui était déjà au club et qui m'en a parlé en bien. Et puis j'ai visité les installations, avant de signer un contrat d'un an et demi. Après, je ne connaissais pas du tout le championnat mais j'ai appris à le découvrir. Et je trouve qu'il y a un bon niveau. Le FC Copenhague est nettement au-dessus et après il y a des équipes comme nous, Brøndby et d'autres qui jouent aussi un très bon football. Comment définiriez-vous le style de jeu de ce championnat ? Il y a beaucoup d'impact physique et ça essaie de bien jouer au ballon. Je dirais que c'est un mixte de tactique et de physique, même si c'est beaucoup plus physique. Après, ce n'est, bien sûr, pas la France ni l'Angleterre, mais c'est largement au niveau de la Belgique par exemple. Et comment s'est déroulée votre intégration au sein du club ? Ça s'est super bien passé, notamment grâce à Eric (Djemba-Djemba) donc, mais aussi Peter Utaka, le frère de John, ou notre ancien gardien, qui a quitté le club à l'intersaison et qui parlait français, même si je parle aussi l'anglais. Tout le monde est cool, j'ai trouvé mes marques petit à petit et je suis revenu en forme grâce à une bonne préparation, notamment avec Mario Yepes et le préparateur de l'AC Milan. Je suis bien ! Vous affrontez le Panathinaïkos mercredi en match aller du troisième tour préliminaire de la Ligue des champions. A quoi vous attendez-vous face aux vice-champions grecs ? On sait que ça va être difficile, mais tout est possible. On a les moyens de les battre chez nous, mais il ne faut pas encaisser de but. Mais je suis confiant, car on reste sur deux grosses prestations. Et que vous inspire le fait que le Pana évolue désormais sans Djibril Cissé ni Sidney Govou ? Pour nous, c'est un mal pour un bien ! Parce que je pense que s'ils avaient été là, ç'aurait été plus difficile. Mais ils ont quand même de très bons joueurs. Maintenant, à nous de les faire douter et j'espère que ce sera le cas. "Pas d'offres en France cet été" Est-ce qu'une proposition d'un club comme Evian, où évolue désormais Sidney Govou, aurait pu justement vous séduire ? Le projet sportif est intéressant. Ils m'avaient contacté avant que je parte en Grèce, où j'ai eu des difficultés. J'avais rappelé Patrick Trotignon (président d'Evian, ndlr) mais c'était difficile de tout faire rapidement. Maintenant, j'espère que cette équipe va réussir à se maintenir dans l'élite. Ils ont effectué un bon recrutement et il faut que la mayonnaise prenne. Avez-vous eu d'autres contacts en France ? Cet été, je n'ai pas eu d'offres en France. J'avais eu des contacts avant mais ça ne s'était pas fait. Peut-être qu'il y aura d'autres opportunités dans le futur. On verra bien. Quel regard portez-vous sur la nouvelle donne au sein du club où vous avez passé la majorité de votre carrière (sept saisons, entre 2000 et 2002 et 2003 et 2008, ndlr), le Paris Saint-Germain ? Ça évolue dans le bon sens. L'arrivée des Qataris, c'est bien pour Paris mais aussi pour le football français. Le PSG est taillé pour jouer le titre, ils veulent jouer chaque année la Ligue des champions et les joueurs qui sont arrivés, comme Ménez ou Matuidi qui veulent participer à l'Euro 2012, démontrent bien leur ambition. L'arrivée de Leonardo, avec son expérience, son carnet d'adresses et tout son vécu, peut aussi apporter de très bonnes choses au PSG. Je pense donc que Paris peut aller loin, et à mon avis les arrivées ne sont pas terminées. Un mot pour finir sur le club d'Evreux dont vous êtes respectivement, avec Mathieu Bodmer, le président et le vice-président. Envisagez-vous de vous reconvertir dans une carrière de dirigeant à la fin de votre carrière, ou dans les médias, puisque vous animez une émission de radio aux côtés du milieu de terrain parisien ? Pour l'instant, on ne s'est pas encore posé la question en ce qui concerne l'après-carrière. On a eu cette chance avec Mathieu de reprendre le club, car on se devait de renvoyer l'ascenseur pour les jeunes d'Evreux, des jeunes qui ont beaucoup de potentiel. On est malheureusement descendus en DH l'année dernière mais on va tout faire pour remonter. Après, le "Mendy & Bodmer show" est toujours d'actualité et on y prend goût. Mais ne vous inquiétez pas, je ne vous piquerai pas votre place pour l'instant (rires) !