"Azpi", le second souffle

  • A
  • A
"Azpi", le second souffle
Partagez sur :

Recruté l'été dernier pour huit millions d'euros afin d'occuper le flanc droit de la défense de l'OM, César Azpilicueta a vécu un vrai cauchemar en 2010-11: six mois d'arrêt en raison d'une rupture des ligaments du genou gauche. Le latéral espagnol, convaincant en préparation et attendu contre Lille lors du Trophée des hampions, espère que cette deuxième saison à Marseille sera la bonne pour éclore.

Recruté l'été dernier pour huit millions d'euros afin d'occuper le flanc droit de la défense de l'OM, César Azpilicueta a vécu un vrai cauchemar en 2010-11: six mois d'arrêt en raison d'une rupture des ligaments du genou gauche. Le latéral espagnol, convaincant en préparation et attendu contre Lille lors du Trophée des champions, espère que cette deuxième saison à Marseille sera la bonne pour éclore. On l'avait presque oublié, mais César Azpilicueta est toujours à l'OM. A la base, il devait même en être l'un des éléments de base puisque le club olympien avait pris le risque de miser huit millions d'euros sur ce jeune latéral droit, certes international espoirs avec l'Espagne, mais encore méconnu à l'échelle européenne. Un investissement qui s'est avéré plus lourd que prévu puisqu'en novembre, lors d'un match de championnat contre Montpellier, la recrue de 21 ans avait quitté ses partenaires le genou en vrac avec une rupture des ligaments croisés antérieurs du genou gauche et six mois d'indisponibilité. Un cauchemar, surtout pour un joueur qui venait à peine de débarquer et devait encore faire ses preuves. "Les trois premiers mois, ceux passés en Espagne, n'ont pas toujours été heureux, racontait-il récemment dans La Provence. Certains matins, tu te réveilles avec un état d'esprit totalement à l'opposé de celui de la veille. Tu te dis que cela ne va pas assez vite. Tu te retrouves dans un fauteuil, la jambe immobilisée. Ces six mois m'ont permis d'apprécier la vie autrement, de voir les choses sur lesquelles on ne s'attarde pas quand on est accaparé par les entraînements et la compétition.""Je suis affûté et pas loin d'être à 100%" C'est donc à distance que César Azpilicueta a vécu sa première saison sous le maillot marseillais. En attendant des jours meilleurs et en voyant que Rod Fanni, recruté en décembre dernier pour le remplacer dans le couloir droit de la défense, ne déméritait pas. Maintenant qu'il est remis, l'ancien latéral d'Osasuna n'a pas le choix. Il doit repartir à zéro et composer avec cette concurrence. Mais ce challenge ne l'effraie pas. Loin de là. "Je me suis entraîné, j'ai suivi une préparation pour être intégré directement au groupe dès mon arrivée, expliquait-il. Je suis affûté et pas loin d'être à 100% physiquement. Dans quelques jours, il y a le Trophée des Champions..." Une rencontre qui opposera l'OM à Lille, mercredi soir à Tanger (Maroc), et doit permettre aux Marseillais d'en savoir plus sur leur état de forme après un début de préparation un peu poussive. Une préparation durant laquelle César Azpilicueta a montré de belles choses, notamment contre l'Udinese lors de la Kopa Baiona. Malgré la défaite des joueurs de Didier Deschamps (1-2), "Azpi" a prouvé qu'il avait de la ressource. Et qu'il pouvait aussi évoluer avec Rod Fanni, titularisé ce jour-là dans l'axe. Mais il devra fournir encore plus d'efforts pour s'imposer comme "le" titulaire à ce poste. Une seconde chance s'offre à lui. Il ne doit pas la laisser passer.