Azarenka: "Ici comme à la maison"

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Azarenka: "Ici comme à la maison"
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Victoria Azarenka a remporté, samedi, son deuxième titre à Miami après celui acquis en 2009, mais aussi le sixième de sa carrière, en battant en finale la Russe Maria Sharapova (6-1, 6-4). Depuis quelques semaines, la Biélorusse de 21 ans dit avoir adopté une nouvelle attitude sur le court et avoue avoir dans un coin de sa tête le rang de n°1 mondiale.

Victoria Azarenka a remporté, samedi, son deuxième titre à Miami après celui acquis en 2009, mais aussi le sixième de sa carrière, en battant en finale la Russe Maria Sharapova (6-1, 6-4). Depuis quelques semaines, la Biélorusse de 21 ans dit avoir adopté une nouvelle attitude sur le court et avoue avoir dans un coin de sa tête le rang de n°1 mondiale. Parlez-nous de ce match. Vous avez vraiment pris un très bon départ et ensuite évolué à un excellent niveau durant toute la rencontre. Oui, je pense que j'avais la bonne tactique. Elle aime avoir de grands gestes pour préparer ses coups et quand elle a le temps, ses frappes sont vraiment lourdes et très rapides. J'ai donc essayé de lui laisser le moins de temps possible pour qu'elle ne puisse pas mettre son jeu en place. Je pense que mon jeu lui a fait commettre beaucoup d'erreurs. Mais à la fin du match, elle a commencé a réussir plus de coups gagnants, elle a attrapé quelques lignes et elle jouait beaucoup mieux. Je me suis donc accrochée et j'ai continué à jouer mon jeu. Comment avez-vous fait pour la breaker si souvent (8 fois en 9 jeux de service, ndlr) ? Est-ce dû à son service ou bien étiez-vous très en confiance en retour ? Je pense avoir l'un des meilleurs retours (du circuit). C'est l'une de mes armes. C'était un peu difficile de servir d'un côté du terrain à cause du soleil et je pense que cela l'a gênée mais c'était aussi le cas pour moi. Mais à part ça, je pense avoir très bien retourné aujourd'hui. Vous sembliez très relaxée. Oui, je suis toujours très relaxée. On peut dire ça, je suis ici comme à la maison. J'ai un peu changé ma façon de voir les choses. Je m'amuse vraiment beaucoup sur le court et il n'y a pas de place pour la frustration même si je sais que certaines personnes aiment me voir réagir, montrer mes émotions sur le court mais c'est la manière dont je suis maintenant. Je pense que la chaleur qu'il fait ici me va pas mal (rires). Le dur est l'une de mes surfaces favorites et j'ai vraiment travaillé dur avant la tournée américaine. J'ai très bien joué à Indian Wells mais je me suis malheureusement blessée. Je dois vraiment remercier mon préparateur physique qui a fait un travail incroyable pour que je sois capable de disputer ce tournoi. "Si je perds je ne vais pas en faire un drame" Quelle est la clé de cette patience sur le court ? La clé ? Pour moi, peu importe si je perds, je ne vais pas en faire un drame. Quand on perd un match, ce n'est pas la fin du monde. Il y a tellement de choses horribles qui arrivent dans le monde, comme au Japon en ce moment. Je suis ici pour donner le meilleur de moi-même. Je me bats sur chaque balle et j'essaie de faire du mieux possible. Vous avez avoué avoir passé une période difficile après le tournoi de Doha. Pouvez-vous nous en dire plus ? Oui, j'ai passé quelques jours à la maison, seule, après ce tournoi. Je me suis posée et j'ai essayé de réfléchir à ce que je voulais vraiment dans la vie, comment trouver le bon équilibre pour élever mon niveau de jeu. Je pense que cela prend du temps et que l'on a besoin de solitude pour réaliser ce que l'on doit faire dans sa vie. J'essaie donc d'être heureuse tous les jours, de m'amuser sur le court et comme je l'ai dit, de faire du mieux que je peux. Vous est-il venu l'idée, à ce moment-là, d'arrêter de jouer ? Juste une seconde, une petite seconde mais ensuite ma mère m'a botté les fesses d'avoir pu penser à cela (rires). Maria Sharapova n'a que deux ans de plus que vous mais beaucoup plus d'ancienneté sur le circuit. Il y a des similarités dans vos jeux. Avez-vous copié certains aspects de son jeu en la voyant évoluer à la télévision lorsque vous étiez plus jeune ? Je ne dirais pas cela. Je ne pense pas que nous ayons le même jeu. La similitude vient du fait que nous sommes toutes les deux des joueuses agressives. La façon dont nous frappons nos coups, dont nous jouons est, je le pense, très différente. "Grimper le plus haut possible" Est-ce que ce trophée est différent de celui que vous avez remporté ici-même il y a deux ans ? Il est simplement plus lourd (rires). Et il est différent mais il est vraiment spécial. Non, vous savez, gagner un nouveau titre, c'est toujours différent. Qu'allez-vous vous offrir avec ces 700 000 dollars de gains ? Vous savez, il faut toujours payer des taxes, cela me déchire le coeur (sourire). J'ai déjà absolument tout ce que je désire dans ma vie. Ce n'est pas l'argent qui va me rendre heureuse. Mais c'est toujours bien, je ne vais pas me plaindre. Pensez-vous pouvoir devenir n°1 mondiale à la fin de la saison ? Oui, j'y pense. C'est l'un de mes objectifs d'essayer de grimper le plus haut possible en haut de la hiérarchie mondiale. Mais je veux procéder par étapes et vraiment développer mon jeu. On peut déjà voir la différence aujourd'hui avec mon jeu d'auparavant. L'année dernière, vous n'avez pas réalisé une très bonne saison sur terre battue. Que devez-vous améliorer pour être meilleure sur cette surface cette saison ? L'année dernière, j'ai été blessée durant toute la saison de terre. Cela a commencé durant le tournoi de Marbella et ensuite je n'ai jamais pu m'en remettre. Le plus important pour moi est donc de rester en bonne santé. Il faudra aussi que j'ajuste mon jeu à la terre battue, aussi bien au niveau de mes coups que de mes mouvements. Allez-vous ouvrir une bouteille de champagne ce soir avec Sam (Sumyk, son coach français) ? Non, je vais plutôt fêter ça avec du vin rouge.