Ayglon: "Aller chercher une médaille"

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Ayglon: "Aller chercher une médaille"
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Les protégées d'Olivier Krumbholz n'ont désormais plus de complexe à nourrir face aux Russes, qu'elles ont dominé 30 à 26 dimanche en finale du Tournoi de Paris. Emmenée par une défense de fer symbolisée par Camille Ayglon, l'équipe de France est en pleine confiance au moment de s'envoler pour le Brésil où se tiennent dans moins d'une semaine du championnat du monde (2-18 décembre).

Les protégées d'Olivier Krumbholz n'ont désormais plus de complexe à nourrir face aux Russes, qu'elles ont dominé 30 à 26 dimanche en finale du Tournoi de Paris. Emmenée par une défense de fer symbolisée par Camille Ayglon, l'équipe de France est en pleine confiance au moment de s'envoler pour le Brésil où se tiennent dans moins d'une semaine du championnat du monde (2-18 décembre). Camille, après une World Cup prometteuse (3e) et la victoire dans le Tournoi de Paris, l'équipe de France est-elle prête à défendre son titre de vice-championnes du monde ? Oui, on monte doucement en puissance. C'est vrai que les deux matches de qualification pour l'Euro 2012 étaient un peu plus difficiles*. On n'avait pas une opposition aussi forte, c'est donc parfois un peu plus compliqué de mobiliser toute la motivation, la combativité et l'agressivité nécessaires en sachant que l'on peut gagner en étant sérieuses mais sans faire un grand match. Il y a désormais de l'attente autour de vous... Oui, on sent que les gens nous soutiennent. Cela fait chaud au coeur. On entre dans le Mondial dès aujourd'hui. On est toutes ensemble vers cet objectif, nous n'avons plus que ça en tête. Comment vit le groupe à quelques jours de votre entrée en lice? Nous vivons bien. Le groupe n'a pas énormément changé depuis quelques années maintenant. On commence à avoir pas mal d'affinités sur le terrain et en dehors. C'est un groupe qui fonctionne très bien. Maintenant c'est l'excitation qui prend le dessus, on a vraiment envie de rentrer dans le vif du sujet. Trois joueuses dont votre coéquipière à Nîmes Sophie Herbrecht ont du quitter le groupe avant le Tournoi de Paris (ainsi que Tounkara et Limal). Comment gère t-on cela ? C'est toujours un moment compliqué. Ces annonces ce sont des sentiments contradictoires, il y a les filles qui sont contentes d'être prises et qui ne s'y attendaient peut-être pas, et d'autres qui sont déçues de voir partir certaines partenaires de club. C'est un moment étrange. Je pense que pour Olivier (Krumbholz) ce n'est pas facile non plus mais ça fait partie du haut niveau. "La finalité c'est d'aller à Londres." C'est un Mondial excitant qui s'annonce, avec un double enjeu... Lorsque l'on a appris que ce Mondial serait organisé au Brésil, on s'est toutes dit "celui-là il faut qu'on y aille". C'est vraiment le plus important parce que tous les quatre ans notre objectif c'est d'aller aux Jeux Olympiques. On bosse pour cela. Il ne faut pas louper le coche et essayer d'aller chercher une médaille. Il faut que l'on arrive à se placer pour pouvoir organiser un tournoi de qualification olympique (ndlr: les 2e, 3e et 4e organisent un tournoi à domicile). Championnes du monde on prend aussi (rires). Mais la finalité c'est d'aller à Londres. Pensez-vous avoir l'étiquette de favoris ? Non, on ne peut pas dire favoris. C'est assez ouvert cette année. Je pense par contre que nous sommes prises au sérieux par les autres grosses équipes. On a la chance de ne pas avoir la poule la plus compliquée donc il faudra profiter de ça et aller chercher un huitième de finale qui soit plus facile. Tous les matchs compteront. Le Japon, c'est une entrée en matière plutôt à votre portée ? Je ne peux pas vous dire grand-chose sur le Japon, seulement que l'on doit s'imposer avec la manière. Gagner avec un bel écart serait une belle entrée en matière. Pour cela, vous pourrez vous appuyer sur votre point fort, la défense. On compte toujours sur la défense pour gagner. Tout le travail que l'on a fait ces derniers mois était plus axé sur l'attaque justement car c'est notre point faible. Il faut stabiliser le niveau qu'on est capables d'avoir en défense car lorsque l'on est bien en place nous sommes capables de perturber les meilleures équipes du monde. Sentez-vous une pression supplémentaire avec la médiatisation du handball féminin ? Nous sommes bien conscientes que le parcours exceptionnel des garçons ces dernières années sert toute notre discipline. On s'intéresse plus à nous mais ça passera également par des résultats. On ne va pas se plaindre de la médiatisation, ça fait partie du jeu. * Victoires longues à se dessiner contre la Turquie (34-25) et la Lituanie (40-25) le 19 et 23 octobre.