Ave Di Maria !

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Ave Di Maria !
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Très mal embarqué face à Séville, après l'expulsion de Ricardo Carvalho à l'heure de jeu, le Real Madrid s'en est sorti, presque par miracle, grâce à un coup de patte d'Angel Di Maria à moins d'un quart d'heure de la fin de la rencontre. Ce court succès (1-0), sans la manière, permet aux Merengue de rester à deux points du Barça, en démonstration samedi sur la pelouse de l'Espanyol (1-5).

Très mal embarqué face à Séville, après l'expulsion de Ricardo Carvalho à l'heure de jeu, le Real Madrid s'en est sorti, presque par miracle, grâce à un coup de patte d'Angel Di Maria à moins d'un quart d'heure de la fin de la rencontre. Ce court succès (1-0), sans la manière, permet aux Merengue de rester à deux points du Barça, en démonstration samedi sur la pelouse de l'Espanyol (1-5). Ce n'est pas le nom le plus ronflant de l'effectif du Real. Mais José Mourinho savait ce qu'il faisait lorsqu'il a choisi comme première recrue l'Argentin Angel Di Maria, acheté 25 millions d'euros au Benfica Lisbonne en juin dernier. Dans l'ombre de Cristiano Ronaldo, et même de Mesut Özil et Gonzalo Higuain, le natif de Rosario (comme Messi !), que Maradona avait décidé d'emmener cet été à la Coupe du monde, en Afrique du sud, a fait son trou dans la constellation madrilène. Titulaire à 15 reprises, lors des 16 premières journées, Di Maria et son pied gauche soyeux ont su se rendre indispensables. Et, à l'occasion, sortir le Real de quelques mauvais pièges. On se souvient que Di Maria avait crucifié l'AJ Auxerre, à l'Abbé-Deschamps, à la 81e minute, fin septembre (0-1). L'Argentin a récidivé ce dimanche soir, face à Séville (1-0), en inscrivant son quatrième but en Liga, cette fois-ci trois minutes plus tôt. Après un travail superbe d'Özil, et une frappe contrée de Pedro Leon, Di Maria est à l'affut. Obligé de s'excentrer après la sortie de Palop, le n°22 du Real se retourne et glisse le ballon entre le gardien andalou et son poteau, dans un angle improbable. Grâce à Di Maria, les Madrilènes poursuivent leur carton plein à Santiago-Bernabeu (huit matches, huit victoires), et restent à bonne distance, deux points, du Barça, en démonstration la veille sur la pelouse de l'Espanyol (1-5). On ne peut pas en dire autant du Real... 12 cartons jaunes, 2 rouges! Pas grand-chose n'a fonctionné dans le jeu des Merengue dimanche soir. Privés de Xabi Alonso (suspendu) et de Gonzalo Higuain (blessé), deux absences qui ont fait le bonheur de Lassana Diarra et Karim Benzema, les hommes de Mourinho, même face à une équipe de Séville qui restait sur quatre revers en championnat, n'ont jamais vraiment su trouver la cadence. Parfois figés, souvent en position de hors-jeu, les Madrilènes ont en fait eu du mal à se trouver, malgré l'activité de Benzema, à qui on peut en revanche reprocher certains mauvais choix. Les renversements de jeu d'Alonso ont également fait défaut. Ainsi, c'est en toute logique que les deux équipes regagnent les vestiaires à 0-0, malgré les quelques tentatives de Ronaldo (5e), Benzema (13e) ou Di Maria (28e), ou d'Escudé (26e) et Romaric (45e) côté sévillan. En fait, c'est Di Maria, ange mais aussi démon, qui va réveiller la partie, après une occasion énorme vendangée par Negredo (58e). A la lutte avec Zokora, Di Maria se rend coupable d'une grossière simulation, et va donner un sérieux coup d'accélérateur à la valse des cartons (12 jaunes, 2 rouges !). Carvalho, auteur d'un coup de coude sur Negredo (63e), va rejoindre prématurément les vestiaires, deux minutes après les sorties de Benzema et Khedira, décevant. A dix contre onze, le Real, alors que le public de Bernabeu s'inquiète, va alors s'en remettre à Di Maria, auteur du seul but de la partie (1-0, 78e). L'Argentin poussera le vice jusqu'à provoquer en toute fin de match l'expulsion de Dabo, auteur d'un geste en retard assez incompréhensible. C'est à l'image du match. Haché, mais le Real s'en contentera.