Avantage Kaymer

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Avantage Kaymer
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Lancé à la conquête de l'Europe, voire du monde, Martin Kaymer, vainqueur cette année de son premier titre du Grand Chelem, a pris un bon départ jeudi à Dubaï, théâtre de la finale de la saison européenne, en reléguant Graeme McDowell, son dernier rival dans la course à la place de n°1 européen, à cinq coups. Jacquelin, Bourdy et Havret, les trois Français engagés, n'ont pas à rougir de leur premier tour.

Lancé à la conquête de l'Europe, voire du monde, Martin Kaymer, vainqueur cette année de son premier titre du Grand Chelem, a pris un bon départ jeudi à Dubaï, théâtre de la finale de la saison européenne, en reléguant Graeme McDowell, son dernier rival dans la course à la place de n°1 européen, à cinq coups. Jacquelin, Bourdy et Havret, les trois Français engagés, n'ont pas à rougir de leur premier tour. "Je préfère ne pas tout mélanger et faire les choses dans l'ordre : remporter le tournoi, puis le titre de n°1 européen, puis devenir n°1 mondial." Résumée par Martin Kaymer, l'équation offerte à Dubaï, théâtre de la finale de la saison européenne, est d'une rare simplicité. La réalité est un peu plus complexe mais pas tellement : pour espérer priver l'Allemand du titre de n°1 européen de l'année, Graeme McDowell, son dernier adversaire, doit impérativement terminer sur le podium du Dubaï World Championship. Sur un parcours qui ne lui sied moins qu'à Kaymer, le Nord-Irlandais n'est pas le mieux parti. Avec une première carte dans le par (72), le vainqueur de l'US Open, devant Grégory Havret, ne pointe qu'au 25e rang à déjà sept longueurs du premier leader, le Suédois Robert Karlsson. Pire, le voilà déjà relégué à cinq coups du lauréat de l'USPGA qui, à l'inverse, s'est positionné pour la gagne à l'issue du premier tour. Une victoire qui pourrait le propulser au rang de n°1 mondial, au détriment de Lee Westwood, bien décidé cependant à défendre son titre aux Emirats Arabes Unis comme sa place sur le trône mondial, fort d'une première carte de 69 (-3), à deux coups de Kaymer. Havret, qui fait ses débuts dans l'épreuve, n'a pas les mêmes ambitions que les trois premiers européens mais lui aussi joue gros à Dubaï : sa place dans le Top 30 européen qui lui assurerait un ticket direct pour le British Open 2011, lui qui est déjà qualifié pour le Masters et l'US Open. Comme McDowell, et comme son compatriote Grégory Bourdy, le second malheureux de Pebble Beach a signé une première carte dans le par (72) qui lui permet de jouer dans la première moitié du leaderbaord. Raphaël Jacquelin fait mieux encore en frappant à la porte du Top 10 grâce à une carte de 70 (-2).