Auxerre, dernière carte

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Auxerre, dernière carte
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Trois matches, trois défaites. Tombée avec les honneurs contre Milan, le Real et l'Ajax, l'AJ Auxerre n'en reste pas moins à la dernière place de son groupe G de Ligue des champions. Mais un succès ce mercredi soir, contre l'Ajax Amsterdan à l'Abbé-Deschamps, pourrait leur permettre de rêver encore un peu dans la compétition. Alors, pourquoi se priver ?

Trois matches, trois défaites. Tombée avec les honneurs contre Milan, le Real et l'Ajax, l'AJ Auxerre n'en reste pas moins à la dernière place de son groupe G de Ligue des champions. Mais un succès ce mercredi soir, contre l'Ajax Amsterdan à l'Abbé-Deschamps, pourrait leur permettre de rêver encore un peu dans la compétition. Alors, pourquoi se priver ? Martin Jol est un entraîneur studieux. L'ancien boss de Tottenham, à la tête de l'Ajax depuis 2009, a parfaitement étudié le cas de l'AJ Auxerre, qu'il retrouve deux semaines après une victoire à l'Arena d'Amsterdam (2-1) compliquée par l'expulsion d'Ooijer avant l'heure de jeu. "Après le match aller, les enseignements que j'en tire, c'est qu'il faudra savoir rester à onze car c'était très difficile à dix", a déclaré, lundi en conférence de presse, le Néerlandais, qui n'a visiblement toujours pas digéré de voir son équipe se mettre en difficulté toute seule. "On est conscients de la force de l'adversaire, reprend-il, surtout qu'ils sont en bonne forme actuellement et qu'ils jouent à domicile. On va jouer pour gagner, même si la pression est sur Auxerre, qui devra absolument gagner pour sauver sa peau en UEFA Champions League. Auxerre joue très bien. Ils n'ont pas beaucoup gagné en début de saison, sans perdre beaucoup de matches. Et ces victoires les font avancer." C'est bien simple, depuis le match aller, l'AJA a engrangé plus de victoires, trois (à Paris, 3-2, contre Bastia, 4-0, et contre Nice, 2-0), que lors des ses 14 premières sorties de la saison, simplement ponctuées de deux succès. Et cela a permis aux Icaunais de grimper à la 11e place en Ligue 1, après avoir longtemps vagué dans la zone rouge. De quoi fanfaronner ? Pas vraiment. Normal, quand on ne compte que zéro point après trois matches dans le groupe G, et qu'on s'apprête à recevoir un club qui compte quatre Ligue des champions dans sa vitrine. Pourtant, cela n'empêche pas Jean Fernandez de continuer à croire en l'avenir européen de sa formation. Fernandez : "On a à chaque fois été à la hauteur" "Si mercredi on arrive à battre l'Ajax, on peut peut-être envisager l'Europa League et après s'il y a un concours de circonstances..." L'entraîneur auxerrois reste toutefois prudent, sachant que son équipe compte quatre points de retard sur les Néerlandais, et sur l'AC Milan. Mais si Auxerre battait l'Ajax et le Real, Milan? "Pour le moment on n'en est pas là, ce qui est important c'est de faire un bon résultat et un bon match en sachant que sur les trois premiers matches de la poule, à chaque fois ce n'est pas passé trop loin. Au niveau du jeu notamment, il y a eu des choses très intéressantes mais malheureusement les résultats ne sont pas allés dans notre sens." Fernandez a bien ciblé ce qui a manqué à son équipe depuis le début de la compétition. "On a à chaque fois été à la hauteur de nos adversaires prestigieux, à commencer par le Zénith Saint-Pétersbourg, puis Milan, le Real et donc l'Ajax. Il nous a surtout manqué un peu de qualité, surtout sur le plan offensif." Si la défense a plutôt tenu, donc, l'attaque, mal inspirée ou mal récompensée, est apparue légère pour espérer survivre dans la compétition européenne la plus relevée. Seul Birsa a trouvé le chemin des filets, d'un maître coup franc contre l'Ajax. Mercredi, Jelen et Le Tallec toujours absents, Oliech suspendu, le Slovène sera le taulier de l'attaque de l'AJA. Il aura à ses côtés Contout, Quercia et le petit nouveau, Sammaritano. Léger vous trouvez ? "Il me semble que nous avons la 3e meilleure attaque de L1, non ? Et encore, Jelen n'est pas là. À son retour, j'espère qu'on remontera à la première place", se défend Roy Contout, dans les colonnes de l'Yonne républicaine. Le Guyanais est déterminé à faire face à l'Ajax. Avec ses armes. "Je ne suis pas né surdoué. Je n'ai pas un gros talent. Mais j'ai le mental. J'ai vu des jeunes flamber et s'éteindre peu à peu. Moi, l'adversité m'excite. Dans la difficulté, je me surpasse." Cela tombe bien, Auxerre est dos au mur.