Aulas mouille le maillot

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Aulas mouille le maillot
@ Reuters
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LIGUE 1 - Le président lyonnais ne ménage pas ses efforts pour éviter une crise à son club.

LIGUE 1 - Le président lyonnais ne ménage pas ses efforts pour éviter une crise à son club. L'image a fait dimanche le tour des télévisions. Tard samedi soir après la défaite face à Saint-Etienne (0-1), c'est un Jean-Michel Aulas décidé qui est venu à la rencontre des 2500 supporters de l'OL qui refusaient alors de quitter Gerland, réclamant la tête de Claude Puel, pour essayer de leur faire entendre raison. Entre démagogie - "Mercredi, on jouera la Ligue des champions, alors que les Stéphanois la jouent sur PlayStation" -, défi – "Quelqu'un veut-il prendre ma place ?" - et appel à la patience – "On prendra une décision fin octobre pour que l'on soit au plus haut niveau en fin de saison" -, le patron de l'OL s'est livré à un numéro d'équilibriste dont lui seul a le secret. Cette opération commando a en partie porté ses fruits, puisque si elle n'a pas totalement levé les doutes des fans de l'OL, elle a permis à la soirée de s'achever sans incident notable. Le lendemain matin, "JMA", toujours aussi offensif, est une nouvelle fois monté en première ligne, pour justifier devant la presse son intervention de la veille après ce qu'il a qualifié de "prestation pleine" de la part de l'équipe de Claude Puel qui "a dominé le leader du championnat comme rarement elle a dominé les Verts par le passé", ne s'inclinant que "sur un coup franc qui n'avait pas lieu d'être". "L'OL doit faire rêver" Sur le site de l'OL, le président s'explique ainsi: "A la fin de la rencontre, que faire, que dire ? Il y a eu la décision d'aller vers les supporters pour dialoguer avec eux. Ces supporters mécontents aujourd'hui mais qui ont connu de telles joies hier. C'est difficile de tout expliquer dans ce contexte-là, car il y a des choses difficilement compréhensibles quand on n'est pas au coeur du club. Les supporters sont là pour aider le club, ils ne perçoivent pas la notion de temps. Dans le foot, il y a aussi un enjeu social, une éthique. On n'est pas aux jeux du cirque." En clair: "Laissez-moi faire, je m'occupe de tout", et notamment de régler le cas de Claude Puel, ce qui ne se fait pas d'un coup de baguette magique: "Tout ceci est très fin. Cela relève du management. C'est l'aboutissement de l'expérience. On est là pour que l'institution OL soit aussi bonne que par le passé, même si à cet instant T, c'est compliqué." L'urgence du match de Ligue des champions mercredi à Tel-Aviv a sans doute contribué à sauver au moins provisoirement la tête de l'ancien Lillois, jusqu'à quand ? Si la date de fin octobre a été avancée, elle reste bien évidemment soumise à une obligation de résultats immédiate, mais pas seulement, puisque "JMA" réclame plus à son entraîneur: "Il faut avoir globalement des résultats, mais aussi une qualité dans le jeu et montrer de la joie, des sourires. On doit voir le bonheur qu'il y a à jouer à l'OL. C'est donc un tout... L'OL doit faire rêver, doit être aimé de ses supporters. C'est un ensemble de paramètres à respecter."