Audigane: "Tout reste possible"

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Audigane: "Tout reste possible"
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Groupe Bel, distancé depuis la sortie de la Méditerranée à cause notamment de la perte de deux voiles d'avant, n'arrive pas à faire son retard sur Estrella Damm (Pella-Ribes) et Mapfre (Martinez-Fernandez), et encore moins sur Virbac-Paprec 3 (Dick-Peyron) confortable leader de la Barcelona World Race. Sébastien Audigane est revenu sur l'épisode qui les attend désormais, l'arrêt de 48 heures à Wellington en Nouvelle-Zélande.

Groupe Bel, distancé depuis la sortie de la Méditerranée à cause notamment de la perte de deux voiles d'avant, n'arrive pas à faire son retard sur Estrella Damm (Pella-Ribes) et Mapfre (Martinez-Fernandez), et encore moins sur Virbac-Paprec 3 (Dick-Peyron) confortable leader de la Barcelona World Race. Sébastien Audigane est revenu sur l'épisode qui les attend désormais, l'arrêt de 48 heures à Wellington en Nouvelle-Zélande. Comment allez-vous depuis le week-end où les conditions ont un peu changé pour vous ? Depuis dimanche le vent a molli. Les conditions ont changé, on a longé le sud de l'anticyclone qui est un peu devant nous. On est sous spi depuis ce matin, et on avance bien avec une trentaine de noeuds et ce vent qui mollit doucement. Les conditions climatiques sont beaucoup plus agréables puisqu'il fait moins humide désormais. Il y a une situation un peu compliquée avec un anticyclone à traverser. Comment se présente cette montée vers Wellington ? On espère vraiment que les conditions seront bonnes et que l'on va réussir à avoir du vent tout le temps. Là, on est décalé vers l'est vers la Nouvelle-Zélande, et on devrait passer un peu au-dessus de l'anticyclone. Ça ne se présente donc pas si mal et on devrait aller assez vite. Je pense que l'on devrait arriver aux alentours du 17 février. Même si vous avez 48 heures d'arrêt obligatoire, rien n'est terminé pour vous. Comment allez-vous utiliser cet arrêt? Tout à fait, rien n'est fini. Il nous reste encore 12 000 miles, ce qui représente un demi-tour du monde, c'est donc énorme. Il peut encore se passer beaucoup de choses puisque quelques concurrents ont également des soucis. Tout reste donc possible. Je ne sais pas si on aura besoin de toutes ces 48 heures, c'est difficile de se rendre compte pour le moment. Il faudra faire le point avec le voilier en arrivant à Wellington. Mais les 48 heures seront bien utilisées. L'arrêt au stand avait très bien servi à certains au Brésil, et donc avec un peu de chance cela peut nous sourire en Nouvelle-Zélande. On pourrait rattraper un peu les bateaux qui seront devant nous à ce moment-là. La décision de vous arrêter a-t-elle été compliquée à prendre ou vous n'aviez forcément pas le choix ? On a mis du temps pour décider de s'arrêter parce qu'on a vraiment attendu le dernier moment pour prendre cette décision. D'une part, on aurait pu imaginer de continuer sans les voiles déchirées jusqu'à Barcelone. Mais il y a quand même tout le Pacifique à faire, et on s'est rendu compte ces derniers jours qu'on n'était pas à 100% sans ces voiles-là... Ce qui fait que l'on a décidé de s'arrêter. On va d'ailleurs en profiter pour faire le tour du bateau, même si il va très bien et qu'il n'a pas de problème particulier. Mais un petit check-up fera forcément du bien.