Audard: "Ça me fait un peu peur"

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Audard: "Ça me fait un peu peur"
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De la constance, voilà en substance ce que réclame Fabien Audard à ses coéquipiers et à lui-même, au lendemain du revers lorientais à Sochaux que le portier morbihanais attribue à un manque de détermination. Capables selon lui "du meilleur comme du pire" cette saison, les Merlus ne peuvent se permettre de jouer en dilettante s'ils veulent assurer rapidement leur maintien, comme ils ont su le faire ces quatre dernières années. Une réaction est attendue contre Rennes ce week-end.

De la constance, voilà en substance ce que réclame Fabien Audard à ses coéquipiers et à lui-même, au lendemain du revers lorientais à Sochaux que le portier morbihanais attribue à un manque de détermination. Capables selon lui "du meilleur comme du pire" cette saison, les Merlus ne peuvent se permettre de jouer en dilettante s'ils veulent assurer rapidement leur maintien, comme ils ont su le faire ces quatre dernières années. Une réaction est attendue contre Rennes ce week-end. Vous n'avez pas été épargné par les pépins physiques en ce début de saison. Comme vous portez-vous aujourd'hui ? Aujourd'hui ça va. C'est vrai qu'après le genou, j'ai été touché au dos. C'est un peu l'inconvénient du synthétique... Maintenant, je ne me plains pas, ça s'est réglé assez rapidement. Je suis en pleine possession de mes moyens, même si ce ne sont que mes moyens du moment... En tant que gardien de but, vous avez le sentiment de souffrir particulièrement du synthétique ? On en souffre, oui, mais c'est pour tout le monde pareil. Le synthétique, vous savez, on en a beaucoup parlé. C'est un produit qu'on a mis à notre disposition, il faut faire avec... Vous avez subi un vrai coup d'arrêt la semaine dernière contre Sochaux (défaite 2-0), y compris dans la forme. Comment interprétez-vous ce résultat ? On restait sur trois matches de qualité, où on avait pris des points, et c'est vrai qu'on est passé au travers à Sochaux. On en a pleinement conscience. Est-ce que ça peut être un mal pour un bien ? On verra face à Rennes samedi. Dans l'état d'esprit et la qualité de jeu, c'est clair que cette défaite a été un coup d'arrêt. Maintenant, on en aura certainement d'autres cette saison. A nous d'en tirer les leçons pour bien rebondir. Cette saison, on a pu voir des Merlus séduisants contre Lyon et Saint-Etienne notamment. Qu'est-ce qui explique ce contraste selon vous ? C'est tout simplement dû à notre manque de régularité. On ne sait pas enchainer les matches de qualité. A chaque fois, il nous manque quelque chose. A Sochaux par exemple, ça a été l'envie et la détermination... C'est le reflet de notre saison. On peut faire trois bons résultats et réaliser un non-match dans la foulée. Il faut passer outre mais ne surtout pas l'oublier. On doit à tout prix trouver la recette de cette régularité qui nous fait défaut. Souvent, les équipes cherchent leur match référence, nous on l'a fait, il faut maintenant qu'on apprenne à maintenir notre niveau de jeu au plus haut. Des matches pleins comme à Saint-Etienne, on n'en fera certainement pas tous les week-ends, mais dans la détermination on doit répondre présent chaque semaine. "Les ambitions, c'est bien, mais ça se concrétise tous les week-ends !" Ce manque de régularité se traduit par une position dans le ventre mou du classement, à 6 points du leader et à 4 points du premier relégable. Regardez-vous devant vous ou derrière vous à ce stade de la saison ? On se concentre sur nous. On sait que les positions sont très resserrées cette saison, que le classement fluctue d'une journée à l'autre. Notre objectif, c'est le maintien à la fin du championnat alors personnellement, c'est vrai qu'être à quatre points du premier relégable me fait un petit peu peur. Et un match comme celui qu'on a fait à Sochaux n'est pas pour nous rassurer. Plus que le nombre de points ou le classement, c'est la qualité de nos matches qui importe à l'heure qu'il est. Si on joue régulièrement comme à Saint-Etienne, on n'aura pas de souci à se faire. Et si le classement continue à être aussi serré, ne pouvez-vous pas revoir vos ambitions à la hausse ? Non, parce qu'on est capable du meilleur certes, mais aussi du pire ! Il faut qu'on reste cohérent. On ne peut pas viser la Ligue des Champions, tout le monde en est conscient. Enfin, j'espère ! On a notre maintien à assurer le plus vite possible, avant de prétendre éventuellement à autre chose. Les ambitions, c'est bien, mais ça se concrétise tous les week-ends ! On ne va pas s'enflammer après le match qu'on a réalisé à Sochaux. Ce week-end, vous recevez Rennes, et ce n'est pas forcément le client idéal pour relancer la machine... Le championnat est tellement serré cette saison que n'importe quelle équipe est dangereuse vous savez. Quand on a joué contre les Brestois par exemple, ils étaient leaders, aujourd'hui les Rennais peuvent l'être. Mais tout ça n'est qu'une affaire de cycles. Brest a désormais plus de mal et peut-être que Rennes sera décroché dans deux mois. Autant se focaliser sur notre propre parcours, en ayant conscience qu'on ne peut pas se permettre de zapper des matches comme on a pu le faire à Sochaux. Quand on joue à Lorient, on se doit d'être à 100% toutes les semaines, même si c'est vrai qu'on met sans doute plus de coeur dans les rencontres face aux grosses cylindrées. La saison passée, vous étiez selon les statistiques le deuxième gardien de Ligue 1 en terme de fiabilité, derrière Hugo Lloris. Quel regard portez-vous sur ce bilan, vous qui avez connu un début de championnat délicat ? Je sais que j'ai fait une saison honorable l'an dernier. Mais c'est vrai que j'avais bénéficié d'une bonne préparation et que j'avais pu monter en puissance. Cette année, c'est plus compliqué. J'ai été blessé au genou et j'ai mis deux mois à m'en remettre. J'essaie de retrouver le niveau qui était le mien la saison passée mais ça ne se fait pas du jour au lendemain. J'ai besoin de travailler encore pour rattraper le retard accumulé en tout début de championnat. Je suis comme l'équipe en ce moment: en quête de régularité.