Aubert peut y croire

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Aubert peut y croire
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JO 2010 - La skieuse française visera haut à l'occasion du slalom dames.

JO 2010 - La skieuse française visera haut à l'occasion du slalom dames. Le ski alpin français a-t-il gardé le meilleur pour la fin ? Avec Julien Lizeroux, qui s'élancera samedi en slalom, Sandrine Aubert est l'une des dernières réelles chances tricolores de médaille lors de ces Jeux Olympiques de Vancouver. La skieuse des Deux-Alpes sera même parmi les favorites du slalom dames ce vendredi soir. Un statut lourd à porter qui lui plait. "Je sais que si je suis à mon niveau, ça se passera bien", assure-t-elle. Son objectif: la première place. Troisième de la Coupe du monde de la discipline, Sandrine Aubert a le profil pour briller du haut de ses deux victoires cette saison, à Are puis à Zagreb. Mais il a fallu un peu de temps pour retrouver légèreté "dans les skis et dans la tête" après une descente de super-combiné, il y a quelques jours, un brin traumatisante qu'elle a conclue à la vingtième place. Prête à en découdre, la native d'Echirolles, 27 ans, a connu un léger passage à vide en janvier, juste avant d'atterrir au Canada. Inquiétant ? "Je sais que ça va remonter très fort, je serai beaucoup mieux mentalement au moment des Jeux", confiait-elle. Problème: la slalomeuse française n'est pas réputée pour sa confiance en soi. Ce qui ne l'empêche pas de croire en sa stratégie pour cet évènement majeur qui, en cas de succès, validerait ses méthodes d'entraînement. Electron libre L'Iséroise est une indépendante. La structure fédérale lui pèse. Elle est ainsi passée outre le stage de l'équipe de France en Argentine cet été, préférant se préparer dans la structure privée montée par son compagnon. Une pratique courante chez les grandes skieuses étrangères, qui a irrité la fédération. "Je suis un peu esseulée et j'ai l'impression que le groupe technique est articulé autour des jeunes et des géantistes", déplore-t-elle. Lors des Mondiaux de Val d'Isère en 2009, Sandrine Aubert avait craqué après une troisième place dans la première manche du slalom. Une grosse faute dans la deuxième avait ruiné ses chances de podium. Un souvenir qu'elle devra laisser de côté lors du slalom, discipline dans laquelle l'Autrichienne Marlies Schild semble au-dessus du lot. La Fédération saura l'apprécier si elle est décorée.