Au pied du mur

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Dominée par la Belgique (70-66), jeudi à Anvers, l'équipe de France n'a plus le choix et doit absolument s'imposer, avec plus de quatre points, dimanche soir à Pau lors du match retour afin d'obtenir son billet pour l'Euro 2009.

Dominée par la Belgique (70-66), jeudi à Anvers, l'équipe de France n'a plus le choix et doit absolument s'imposer, avec plus de quatre points, dimanche soir à Pau lors du match retour afin d'obtenir son billet pour l'Euro 2009. "La pression est forte. Mais ce n'est pas un problème: on voulait une finale, on l'a." Vincent Collet ne se cache pas derrière une quelconque excuse. La défaite encaissée en Belgique (70-66), il y a trois jours, ne l'a pas surpris. Il ne faudrait simplement pas que cela se reproduise dimanche soir à Pau, dans un Palais des Sports bouillant, pour la finale retour du tournoi de repêchages de l'Euro 2009. Sinon quoi ? Une absence en Pologne, du 7 au 20 septembre prochains, et l'équipe de France n'aurait aucune chance de disputer le Championnat du monde 2010. Un couac de plus qui enfoncerait encore un peu plus le basket français dans une crise sportive et identitaire. L'enjeu avant de retrouver les Lions est donc de taille. Une victoire de plus de quatre points suffira aux Bleus pour se qualifier au Championnat d'Europe. Mettre quatre points aux Belges, qui ne s'étaient pas imposés face à la France depuis vingt ans ? Facile, croyait-on il y a une semaine seulement... Mais depuis ce match dans la Lotto Arena, rien n'est plus sûr. "On est arrivés ici (à Anvers) en se disant que ce serait un match facile, avoue dans les colonnes de La Voix des Sports Nando De Colo. Or, c'est une équipe qui sait très bien jouer ensemble et on l'a laissée jouer, c'est ça qui fait la différence." Une différence pas si importante au tableau d'affichage mais qui, dans les têtes, peut avoir une grande influence.L'exemple du match contre l'ItalieDésormais, la pression est sur les Bleus. Vexés de rentrer avec une défaite dans les bagages, qui plus est une défaite évitable, ils seront forcément revanchards. Un avantage car dès qu'ils sont en position de force, ils déjouent. Là, ce n'est clairement pas le cas puisqu'ils avaient été aussi battus en Finlande (77-73), lors de leur dernier match dans le groupe B de ces repêchages, une rencontre sans enjeu puisqu'ils étaient déjà qualifiés. "Humilité, orgueil et envie: si on a ça, on sera à l'Euro la semaine prochaine", assure le sélectionneur national dans Sud-Ouest. Autant de valeurs qui ont manqué à ses protégés à l'aller. Lâches en défense sur les postes extérieurs, et passifs en attaque, ils étaient venus à Anvers un peu trop tranquilles.Les leaders naturels du groupe, Boris Diaw et Florent Pietrus en tête, doivent à tout prix se reprendre et épauler un Tony Parker trop esseulé lors du premier acte. Si Nicolas Batum retrouve les sensations qui étaient les siennes en poule, l'équipe de France peut le faire. Encore faut-il que tout le monde prenne ses responsabilités. "On devra faire un gros match, à l'image de celui qu'on avait fait contre l'Italie", note le meneur de jeu des San Antonio Spurs. Contre la Squadra Azzurra, les Bleus avaient rendu une copie parfaite (81-61) avec un "T.P." remonté comme une pendule. Vingt points d'écart, une marge qui satisferait tout le monde dans les rangs tricolores.