Au bon souvenir de l'OM

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Au bon souvenir de l'OM
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Il y a un an, c'est en Coupe de la Ligue que l'OM avait trouvé l'oxygène nécessaire pour aller cueillir son neuvième titre de champion de France à l'issue de la saison. Aujourd'hui attendus à Auxerre, en demi-finale de cette même compétition d'appoint, les Marseillais veulent croire en un bis repetita. A la peine ces dernières semaines, les hommes de Didier Deschamps comptent bien trouver en Bourgogne la confiance qui leur fait défaut.

Il y a un an, c'est en Coupe de la Ligue que l'OM avait trouvé l'oxygène nécessaire pour aller cueillir son neuvième titre de champion de France à l'issue de la saison. Aujourd'hui attendus à Auxerre, en demi-finale de cette même compétition d'appoint, les Marseillais veulent croire en un bis repetita. A la peine ces dernières semaines, les hommes de Didier Deschamps comptent bien trouver en Bourgogne la confiance qui leur fait défaut. Stadium de Toulouse, 4 février 2010, Brandao répond à Gignac à quelques secondes de la fin du temps réglementaire, puis frappe à nouveau au cours de la prolongation pour envoyer l'OM en finale de la Coupe de la Ligue (1-2). A cette époque, Marseille n'a pas encore endossé son costume de champion en puissance. Avec un match de moins au compteur certes, les Olympiens sont 7e de L1, à 12 longueurs du leader bordelais et viennent d'essuyer deux revers et deux nuls lors de leurs cinq dernières sorties en championnat. Pourtant le miracle toulousain fait des émules. La Coupe d'Europe mise à part, l'OM va alors enchaîner 16 rencontres sans la moindre défaite, signant pas moins de 14 succès en 18 matches, pour une seule déconvenue - finale de Coupe de la Ligue, remportée aux dépens de Bordeaux un soir de mars (3-1), comprise. Autant dire que cette victoire du 4 février fut fondatrice, pour ne pas dire à l'origine d'un sacre national que la cité phocéenne attendait depuis 18 ans. "On sait tout ce que nous a procuré la qualification pour la finale l'an passé", souffle ainsi Didier Deschamps, l'entraîneur marseillais, à la veille d'une demi-finale que l'OM jouera cette fois à Auxerre. "On est à une marche du stade de France, il y a une finale au bout, et on se souvient de tout ce que cela nous a apporté la saison dernière", renchérit Steve Mandanda, le capitaine, qui se veut du reste plus frondeur qu'à l'accoutumée: "Ça va être un match compliqué, mais si on garde notre solidarité, si on tire tous dans le même sens, on peut faire quelque chose à Auxerre." L'AJA n'est pas au mieux Sortis de la Coupe de France par le club d'Evian-Thonon il y a dix jours, les champions de France ont redressé la tête face aux Girondins de Bordeaux, dimanche en championnat (2-1), sans toutefois se rassurer dans le jeu. Pourtant à Marseille, l'on veut croire en l'amorce d'une nouvelle série: "Quand le groupe est mobilisé de la sorte, beaucoup d'équipes peuvent nous craindre. On est tous focalisé sur Auxerre, on ne veut rien lâcher", prévient Mathieu Valbuena, avant de puiser à son tour sa motivation dans le passé: "C'est à cette période-là l'an dernier que l'on avait mis les bouchées doubles. On a vécu de telles émotions ensuite au Stade de France. C'était extraordinaire..." Reste que les Phocéens ne seront pas les seuls à rêver au Stade de France mercredi. La dernière fois que les Auxerrois y ont posé les crampons, c'était en 2005, pour la conquête de leur quatrième Coupe de France au détriment de Sedan - un privilège qu'ils n'ont du reste jamais vécu dans le cadre de la Coupe de la Ligue. Egalement éliminés sans gloire de l'autre Coupe (par les amateurs de Wasquehal), les Icaunais ne sont cela dit pas plus fringants que les Marseillais ces temps-ci, eux qui restent sur cinq matches nuls consécutifs en L1, tous conclus sur le score de 1-1, et n'ont plus gagné en championnat depuis la 13e levée. Le 11 décembre dernier, l'AJA avait même peiné à tenir en échec un OM en infériorité numérique près d'une heure durant...