Attoub: "Ça fait si longtemps !"

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Attoub: "Ça fait si longtemps !"
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Le bout du tunnel pour David Attoub. Suspendu 70 semaines par l'ERC pour une fourchette sur l'Irlandais Stephen Ferris en décembre dernier, une peine réduite à 52 semaines par le CNOSF pour les compétitions nationales, le pilier du Stade Français retrouve la compétition ce mercredi à Bourgoin, après un an d'absence. "Je ne m'attends pas à faire des miracles", explique-t-il.

Le bout du tunnel pour David Attoub. Suspendu 70 semaines par l'ERC pour une fourchette sur l'Irlandais Stephen Ferris en décembre dernier, une peine réduite à 52 semaines par le CNOSF pour les compétitions nationales, le pilier du Stade Français retrouve la compétition ce mercredi à Bourgoin, après un an d'absence. "Je ne m'attends pas à faire des miracles", explique-t-il. David, à quelques jours de ce déplacement à Bourgoin, comment-allez-vous ? Très bien. C'est un réel plaisir de retrouver la compétition. Ça fait si longtemps ! C'est un réel bonheur de pouvoir rejouer. Je suis dans l'attente. Il reste encore quelques zones d'ombre, mais le terrain me manque. Je ne m'attends pas à faire des miracles, je vais essayer d'être moi-même, le plus combattif possible, et le collectif va me donner le sens de la marche pour bien figurer dans l'équipe. On vous a senti très motivé à l'entraînement... On essaye de grandir à l'entraînement, parce qu'on joue comme on s'entraîne. C'est important de faire de bons entraînements avant, pour moi, de reprendre, et pour tout le monde, de mettre en place tous les phases de jeu possibles pour le prochain match à Bourgoin. Il faut bien les reproduire à l'entraînement pour être en phase pendant les matches. Comment avez-vous vécu ces 52 semaines ? C'était très frustrant. J'ai emmagasiné beaucoup de nervosité, beaucoup de rancoeur. Aujourd'hui, il va falloir que je transforme tout ça en énergie positive, pour améliorer mes performances. Une telle suspension, c'est plus difficile à vivre que d'être blessé ? C'est plus dur au départ. Mais au fil du temps, on s'habitue, on est un petit peu fataliste. J'ai eu la chance d'être papa au mois de juillet. Ça m'a permis de connaître d'autres joies, et de me rendre compte que le rugby était une corde fragile, mais qu'il y avait beaucoup plus grave à l'extérieur. Quel a été le rôle de vos partenaires durant cette période ? Ils ont bien sûr été ultra importants, ça été primordial pour moi. Je les en remercie. Il faut que leur rende en essayant d'être le meilleur possible sur le terrain. Il y a de l'appréhension avant cette reprise ? Évidemment. Je ne peux pas arriver en me disant que ça va être facile, après un an sans jouer. Rien n'est facile. Tous les matches vont être difficiles. J'espère que, petit-à-petit, je vais prendre du temps de jeu et de l'assurance. Ce n'est pas au tout début que je vais sauver la patrie. Quels sont vos objectifs à plus long terme ? Rejouer, c'est déjà quelque chose de très grand ! Mes objectifs ne sont pas à long terme, parce qu'à court terme, il faut déjà que je me ré-impose au Stade Français. Je veux remontrer que je suis présent, et tout le reste suivra. Quand on est absent des terrains pendant un an, on est un peu oublié. Il faut montrer qu'on n'est pas mort.