Attention Denver !

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Attention Denver !
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Longtemps plombé par les rumeurs de transfert bruissant autour de Carmelo Anthony, Denver a paradoxalement particulièrement bien vécu le départ de sa star pour New York. A tel point qu'en allant l'emporter, ce dimanche, chez les Lakers, les Nuggets ont décroché une 15e victoire en 19 matches synonyme de playoffs. Et se posent comme l'une des équipes à éviter lors du premier tour...

Longtemps plombé par les rumeurs de transfert bruissant autour de Carmelo Anthony, Denver a paradoxalement particulièrement bien vécu le départ de sa star pour New York. A tel point qu'en allant l'emporter, ce dimanche, chez les Lakers, les Nuggets ont décroché une 15e victoire en 19 matches synonyme de playoffs. Et se posent comme l'une des équipes à éviter lors du premier tour... Denver, New York, même combat! Enfin presque. Car si Les Nuggets et les Knicks auront finalement obtenu le même jour leur sésame pour les playoffs, force est de constater que les deux franchises ont connu des trajectoires bien différentes depuis qu'elles se sont entendues autour d'un échange envoyant Carmelo Anthony, flanqué de Chauncey Billups, à New York tandis que Raymond Felton, Wilson Chandler et Danilo Gallineri faisaient le chemin inverse. Comme un symbole d'ailleurs, alors que les New-Yorkais décrochaient le printemps en ne dominant que les cancres de Cleveland, les Nuggets agrémentaient, eux, leur qualification d'un succès de prestige chez les Lakers (90-95). Une performance de choix que ne manquait évidemment pas de saluer George Karl à l'issue de la rencontre. "C'est un succès qui en dit long sur le potentiel de cette équipe, a ainsi expliqué le coach des Nuggets. Les gars jouent vraiment bien actuellement et ils l'ont encore prouvé ce soir contre une équipe que l'on disait pourtant injouable. Ils prennent plaisir à jouer ensemble et ça fait toute la différence. Il suffit de voir comment les recrues se sont adaptées." Et les chiffres parlent pour eux. Depuis le départ de Carmelo Anthony, les Nuggets affichent ainsi un bilan de 15 victoires pour 4 défaites (pour un débit combiné de 15 points), et Denver est même devenu l'équipe la plus chaude du moment avec désormais cinq succès à la suite. De la profondeur partout Et si Denver a notamment plié à Orlando et Miami, le scalp des Lakers s'ajoute à celui des Celtics, des Hawks (deux fois), des Mavericks ou des Spurs, tous battus depuis un mois et demi. De quoi faire des Nuggets l'un des épouvantails de ce premier tour. Promise au Thunder pour un choc d'outsiders, la franchise du Colorado voit d'ailleurs déjà plus loin. "Il y a une réelle alchimie entre les joueurs et ça me rappelle ce que j'avais connu avec les Nets. Il ne faut pas se poser de limites", confie un Kenyon Martin particulièrement inspiré au Staples Center, avec 18 points, 8 rebonds et la claquette de la victoire à 11 secondes de la fin. Un K-Mart régénéré et redevenu un leader naturel depuis le départ de l'encombrant Melo. Tout du moins dans le vestiaire. Car, l'une des premières caractéristiques de ces Nuggets nouvelle génération tient en l'absence de franchise-player. A Denver, le danger vient de partout comme l'expliquait Kobe Bryant après coup: "Ils ont une très grosse profondeur de banc. Ils peuvent jouer avec deux cinq de départ sans que ça ne dépareille. Lorsque les remplaçants entrent en jeu, ça ne se voit pas." Face aux Lakers, Denver évoluait pourtant sans Chris Andersen, doublure de luxe sous les panneaux, ni Arron Affalo, sans doute le joueur le plus constant depuis le début de la saison et chien de garde habituel de Kobe Bryant lors de ses visites dans le Colorado. Mais même privés de ses deux éléments, les Nuggets s'en sont une fois encore remis à leur force collective. Intérieure, avec cette première paire K-Mart-Nene, au soutien de laquelle Timofey Mozgov a pris le relais d'Anderson, comme extérieure, avec, ce dimanche, un axe Danilo Gallinari-Raymond Felton à même de faire oublier les difficultés de JR Smith ou Ty Lawson. Meilleur marqueur de la franchise avec près de 16 points de moyenne depuis son arrivée dans les Rocheuses, l'artificier italien a ainsi été fidèle à ses bonnes habitudes avec, cette fois, 22 points à 7 sur 13 aux tirs. Et il se sent prêt pour ses premiers playoffs. "Il y aura forcément de l'excitation, mais pas de mauvaise pression. On joue forcément plus libéré lorsque les joueurs tirent dans le même sens", de conclure le Transalpin. Le Thunder est prévenu...