Asvel, l'heure de vérité

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Asvel, l'heure de vérité
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A l'heure d'aborder les play-offs sur le parquet de Chalon-sur-Saône, pour le quart de finale aller de Pro A, l'Asvel ne pense qu'au titre. Suite à un début de saison catastrophique, les Villeurbannais ont dû se retrousser les manches pour repartir de l'avant, mais la première moitié du chemin a été effectuée. Avec Pops Mensah-Bonsu en étendard, Villeurbanne veut assumer ses ambitions.

A l'heure d'aborder les play-offs sur le parquet de Chalon-sur-Saône, pour le quart de finale aller de Pro A, l'Asvel ne pense qu'au titre. Suite à un début de saison catastrophique, les Villeurbannais ont dû se retrousser les manches pour repartir de l'avant, mais la première moitié du chemin a été effectuée. Avec Pops Mensah-Bonsu en étendard, Villeurbanne veut assumer ses ambitions. L'Asvel est forte et entend bien le montrer. Chalon ou pas, les compteurs sont remis à zéro lorsque les play-offs débutent, et les Villeurbannais le savent mieux que personne. Au vu de leur belle deuxième partie de saison, les hommes de Nordine Ghrib ont une dynamique à faire valoir et de fortes individualités, peut-être les meilleures de Pro A avec un cinq majeur enfin à son niveau. Depuis l'arrivée de Pops Mensah-Bonsu en février et son premier match à Nancy (remporté 91-77), l'Asvel a enchaîné neuf victoires pour seulement deux défaites, de la 19e à la 28e journée de la saison régulière. Le Britannique incarne le renouveau villeurbannais et libère des espaces pour Mickael Gelabale, Davon Jefferson, Clifford Hammonds ou Matt Walsh, le plus souvent titularisés à ses côtés. "Sur la deuxième partie de la saison, nous avons vraiment prouvé que nous pouvons aller à Bercy", s'avance ainsi Gelabale, interrogé par Le Progrès. Confiant, le nouveau MVP français n'a pas vraiment de raison de douter des forces de l'Asvel, cité parmi les favoris du championnat en début de saison. Nantis de quatre défaites sur les cinq premiers matches, les Villeurbannais avaient vu leur optimisme douché d'entrée de jeu. Avec en point d'orgue le remplacement de Vincent Collet par l'un de ses adjoints, Nordine Ghrib, le 17 novembre. Jackson: "Si on veut être champion, il faudra bien les battre" Mais en comptant notamment Tony Parker comme deuxième actionnaire, Villeurbanne est ambitieux. Peut-être même le club le plus ambitieux de France... Pour ajouter un peu plus de saveur à cette fin de saison, le meneur des Spurs sera d'ailleurs dans les tribunes de l'Astroballe samedi, afin d'assister à la manche retour contre Chalon. En attendant, mercredi au Colisée, chez le tout frais vainqueur de la Coupe de France, l'Asvel va entrer immédiatement dans le vif du sujet. "Nous savons que nous sommes meilleurs à l'extérieur qu'à la maison et le mieux serait d'aller chercher ce premier match", poursuit Gelabale, définitivement sûr de ses troupes. Dans le plan de développement à échelle continentale de l'Asvel, des participations régulières à l'Euroligue sont essentielles et mieux vaudrait en être dès la saison prochaine, probablement avec Pierre Vincent à sa tête. Pour espérer participer - au moins - au tour préliminaire, une qualification en demi-finales est nécessaire. Quoi qu'il arrive, une élimination face à Chalon serait donc une immense déception pour les Villeurbannais. A vrai dire, ça ne fait même pas partie du plan de marche. "Avec le groupe qu'on a, on n'a peur de personne, confirme ainsi Edwin Jackson, sur le site du club. Chalon ou un autre, si on veut être champion, il faudra bien les battre." Voilà qui est dit. Et sous les yeux de TP, mieux vaudra éviter l'affront d'une élimination en deux matches secs. Pour ça, le meilleur moyen reste encore de gagner le match aller.