Arsenal va devoir batailler

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Arsenal va devoir batailler
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Arsenal s'est contenté du strict minimum face à l'Udinese, mardi soir, à l'occasion du match aller des barrages de la Ligue des champions. Sur leur pelouse de l'Emirates Stadium, les Gunners se sont imposés 1-0 grâce à un but précoce de Walcott. Mais l'équipe londonienne a donné de sérieux signes de fébrilité, guère rassurants avant le match retour la semaine prochaine en Italie.

Arsenal s'est contenté du strict minimum face à l'Udinese, mardi soir, à l'occasion du match aller des barrages de la Ligue des champions. Sur leur pelouse de l'Emirates Stadium, les Gunners se sont imposés 1-0 grâce à un but précoce de Walcott. Mais l'équipe londonienne a donné de sérieux signes de fébrilité, guère rassurants avant le match retour la semaine prochaine en Italie. La victoire, et c'est tout. Si Arsène Wenger comptait sur l'entrée en lice de son équipe sur la scène européenne pour se rassurer et faire taire les critiques naissantes un peu partout autour de celle-ci, alors la déception a dû être grande. Bien sûr, ses Gunners ont gagné, 1-0, sans prendre de buts à domicile, ce qui n'est jamais négligeable. Mais passée une demi-heure aussi enthousiaste offensivement que fébrile défensivement, le jeu habituellement loué de l'équipe anglaise a parfois frôlé le néant. Il est évident qu'une intersaison aussi animée sur le plan des départs ne peut pas ne pas laisser de traces sur l'effectif en place. Car perdre son capitaine Fabregas enfin parti au Barça, alors même que Nasri exprime encore et toujours des envies de Manchester City, laisse un vide énorme en milieu de terrain. Si l'on ajoute à cela l'absence de Wilshere sur blessure ainsi que celle de Van Persie pour suspension (pour son carton rouge stupide reçu au Nou Camp la saison passée), et l'on comprend mieux qu'une fois de plus, Arsène Wenger ne manque pas de circonstances atténuantes pour justifier les difficultés rencontrées face une équipe d'Udinese qui aura confirmé son statut d'épouvantail d'avant-tirage. Quatre jours après avoir été quasiment inexistants offensivement mais solides derrière face à Newcastle, les Londoniens ont donc rendu une copie inverse. Sauf que là où la bande de Barton avait opposé un football physique, voire rugueux, la troupe de Di Natale a parfois développé des phases de jeu que n'aurait pas renié son adversaire. Il y a du talent chez Antonio Di Natale, on le savait, mais que dire des Armero, Isla ou Badu, méconnus mais pétris de qualités, qui auront fait passer de sérieux frissons dans les travées de l'Emirates, pourtant vite ravi par un but fort joli de Theo Walcott. Sagna lance Ramsey sur la droite, qui accélère et centre au premier poteau pour la reprise du pied gauche de l'ailier anglais, dès la 4e minute. Mis en confiance, les pensionnaires de l'Emirates développent un jeu rapide, porté vers l'offensive, mais se mettent en danger par les contre-attaques italiennes. Sur l'une d'elles, Armero fait parler sa vitesse en déchirant le premier rideau pour aller se présenter seul face à Szczesny, qui remporte son duel (26e). Le révélateur du mois d'août Cet élan offensif va disparaître, ou presque, en seconde période. Dès le retour des vestiaires, on comprend que la poisse n'a pas abandonné l'effectif londonien puisque Djourou supplée un Gibbs pourtant à son avantage jusqu'alors. Ce même Djourou doit à son tour quitter la pelouse dix minutes seulement plus tard, cédant sa place au jeune et inexpérimenté Jenkinson, non sans avoir enlevé une balle de but à Di Natale avant cela (49e). Après seulement un match et demi officiel de joué, le bilan est déjà bien lourd du côté londonien. Dès lors, le ballon est la propriété des hommes de Francesco Guidolin qui multiplient les temps de jeu sans pour autant trouver la faille dans une défense à la limite constante de la rupture. C'est peut-être là, finalement, la satisfaction principale que pourra retirer Arsène Wenger de cette rencontre. Bien qu'ayant souffert, sa défense a tenu, ce qui a rarement été le cas la saison passée. Bacary Sagna, auteur d'un gros match, ainsi que Thomas Vermaelen ont stabilisé le bloc défensif. Des tribunes, où il se trouvait en raison de sa suspension, le technicien français aura donc peut-être porté son attention sur son milieu de terrain, orphelin de joueurs capables de tenir le ballon et de créer le jeu de façon permanente. Les recrues appelées de leurs voeux par tous les suiveurs d'Arsenal tardent à venir, mais le temps est désormais compté. Car les trois prochains adversaires pourraient bien plomber la saison dans son ensemble: Liverpool, Udine et Manchester Unied... D'ici la fin du mois d'août, la qualité de cette équipe d'Arsenal sera passée au révélateur. En espérant que la saison ne soit pas terminée avant même d'avoir vraiment commencé.