Arsenal, la mauvaise passe

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Arsenal, la mauvaise passe
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Surpris par Birmingham il y a quinze jours en finale de la Carling Cup et fraîchement éliminé de la Ligue des champions par le FC Barcelone, Arsenal a dû renoncer samedi à la Coupe d'Angleterre. Face à un Manchester United qui restait sur deux revers en championnat, les Gunners se sont inclinés 2-0 au stade des quarts de finale, cueillis sur des buts de Fabio et Rooney. Les troupes d'Arsène Wenger n'ont plus que la Premier League à se mettre sous les crampons.

Surpris par Birmingham il y a quinze jours en finale de la Carling Cup et fraîchement éliminé de la Ligue des champions par le FC Barcelone, Arsenal a dû renoncer samedi à la Coupe d'Angleterre. Face à un Manchester United qui restait sur deux revers en championnat, les Gunners se sont inclinés 2-0 au stade des quarts de finale, cueillis sur des buts de Fabio et Rooney. Les troupes d'Arsène Wenger n'ont plus que la Premier League à se mettre sous les crampons. Revenu à trois longueurs seulement du leader mancunien - avec un match en retard à honorer prochainement - Arsenal va pouvoir se consacrer à la Premier League et à la chasse aux Red Devils d'ici à la fin de saison. Un mal pour un bien ? Pas sûr que les Gunners trouvent suffisamment d'enthousiasme à l'heure qu'il est pour se faire la réflexion. Entre Sir Alex Ferguson et Arsène Wenger, la tension était palpable ce samedi tant le choc était porteur d'espoirs, ou annonciateur de lendemains qui déchantent. Pour le technicien français, c'est la seconde option qui prévaut ce soir. Il y a quinze jours, ses joueurs avaient encaissé une cruelle désillusion en laissant échapper la Coupe de la Ligue au profit de Birmingham. Une déconvenue suivie ce mardi d'un deuxième camouflet: une élimination de la Ligue des champions consommée à Barcelone. Eviction logique mais bien trop subie au goût des médias britanniques. Aussi les Londoniens avaient-ils fait de ce quart de finale de Cup un rendez-vous rédempteur. Une affiche d'autant plus ouverte que Manchester United, de son côté, restait sur deux revers essuyés en championnat. C'était vite oublier cependant que les hommes de Ferguson n'ont pas failli une seule fois à domicile cette saison. 17 succès et trois nuls, tel était le bilan des Red Devils dans leur théâtre des rêves au coup d'envoi, toutes compétitions confondues. Bien que pétri de bonnes intentions, Arsenal s'y était déjà incliné en décembre dernier (1-0). L'histoire n'a fait que se répéter. Malgré une formation ultra-défensive alignée pour l'occasion (outre les forfaits de Nani, Park ou Anderson, le manager mancunien avait choisi de préserver les Scholes, Giggs et Berbatov), Manchester United a su frapper à deux reprises dans ce match. Samba à Old Trafford Très actifs dans leurs couloirs, les frangins brésiliens Fabio et Rafael ont mis le feu aux poudres. A l'affût d'une tête plongeante d'Hernandez consécutive à un bon centre de Rooney, le premier est venu punir les errements défensifs des Gunners avant même la demi-heure de jeu (1-0, 28e). Et c'est ce diable de Rooney qui, peu après le retour des vestiaires, a achevé la bête londonienne, d'une tête opportune issue d'un centre de Rafael coupé par Djourou (2-0, 50e). Tour à tour, Van Persie (33e), Nasri (45e), Koscielny (48e), Chamakh (76e) ou Rosicky (78e) ont bien eu l'occasion de répliquer. En vain. En face, Van der Sar a parfaitement veillé au grain, pendant impeccable de pointes mancuniennes au réalisme froid. Didier Deschamps, présent ce samedi dans les tribunes d'Old Trafford, aura pu apprécier la performance des futurs adversaires de l'OM en Ligue des champions. Sur ses terres, Manchester United est intraitable. Pas flamboyant mais intraitable...