Arsenal enfin !

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Arsenal enfin !
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Après deux ans d'insuccès dans les grands rendez-vous de la Premier League face à leurs rivaux directs, les Gunners, forts d'une supériorité numérique très précoce, ont renoué avec une victoire de prestige dimanche, sur le terrain de Manchester City (0-3). Trois points grâce notamment au nouveau but de Samir Nasri, qui permettent aux joueurs d'Arsène Wenger de réintégrer le trio de tête à hauteur de Manchester United et de City, mais à 5 points de Chelsea.

Après deux ans d'insuccès dans les grands rendez-vous de la Premier League face à leurs rivaux directs, les Gunners, forts d'une supériorité numérique très précoce, ont renoué avec une victoire de prestige dimanche, sur le terrain de Manchester City (0-3). Trois points grâce notamment au nouveau but de Samir Nasri, qui permettent aux joueurs d'Arsène Wenger de réintégrer le trio de tête à hauteur de Manchester United et de City, mais à 5 points de Chelsea. Une seule victoire lors de ses neuf derniers matches. Tel était le bilan famélique, et forcément inquiétant, d'Arsenal dans les grands matches de Premier League face aux membres du nouveau "Big Four" au sein duquel Liverpool n'a pour l'heure plus voix au chapitre. Le dernier succès de prestige des Gunners remontait à deux ans face à Chelsea. Comme un clin d'oeil, c'est sur le terrain du nouveau venu dans ce club des quatre, Manchester City, que l'équipe d'Arsène Wenger signe son retour au premier plan. Une victoire sans appel (0-3) qui doit beaucoup à l'expulsion que les Citizens auront eu à déplorer dès la 5e minute de jeu. Un fait de jeu dont Arsenal, tenaillé par le doute avant ce déplacement dans le Nord de l'Angleterre, aura bien du mal à profiter pleinement, mais dont Manchester City, privé avant l'heure de jeu de son talisman, Carlos Tevez, sorti sur blessure (voir par ailleurs), ne se remettra jamais vraiment, les Gunners construisant pas à pas un succès au final sans appel. Une victoire qui relance d'un coup d'un seul Cesc Fabregas et ses coéquipiers, propulsés à la deuxième place du classement, à hauteur de sa victime du jour et de Manchester United, mais tout de même déjà à cinq points de Chelsea, qui se frotte les mains à l'issue de ce week-end. City, son concurrent jusqu'alors le plus pressant, perd son invincibilité à domicile, en même temps que la deuxième meilleure défense du Royaume, qui n'avait concédé que 5 buts en huit journées, prend un sévère éclat... Mauvaise blague belge Arsenal a besoin de se rassurer, mais ne fait rien pour dès l'entame avec ce premier coup de semonce, qui voit Carlos Tevez en débordement côté droit servir David Silva, dont la Madjer oblige Lukasz Fabianski à un premier arrêt décisif (1e). Cette équipe des Gunners doute, c'est une évidence, et ces premières minutes en apportent la preuve. Même le premier tournant de ce match, qui lui est favorable, ne suffit pas à mettre les hommes de Wenger en confiance. L'expulsion du défenseur belge de City, Dedryck Boyata, pour ce fauchage indiscutable de Marouane Chamakh, déjà en action et qui part seul au but, constitue pourtant une aubaine pour les visiteurs (5e). Une supériorité numérique qu'Arsenal semble dans un premier temps incapable de mettre à profit. Les Mancuniens se permettent même d'appuyer leurs intentions, à l'image de Carlos Tevez qui bénéficie d'un contre pour pénétrer dans la surface et adresser une frappe qu'il ne peut suffisamment appuyer pour tromper Fabianski (17e). La défense des visiteurs ne donne aucune garantie. Un manque de fiabilité incarné par le jeune Johan Djourou, qui s'il s'illustre de la tête, sur ce bon centre de Bakary Sagna (18e), se montre très hésitant dans chacune de ses interventions. A sa décharge, comme à celle de toute la défense londonienne, sa paire de milieux défensifs, Song-Denilson, ne se montre que trop rarement impliquée... Pourtant, alors que Micah Richards met encore Djourou au supplice, sans parvenir à cadrer sa frappe (28e), Arsenal parvient à débloquer les débats. Comme souvent c'est de Samir Nasri que vient l'étincelle. Un une-deux parfait dans la surface que sollicite l'international français auprès d'Andeï Arshavin et s'en suit l'ouverture du score pleine de sang-froid de l'ex-Marseillais (0-1, 20e). Pour City, le match tourne à la mauvaise blague... belge quand Vincent Kompany provoque le penalty juste avant la pause sur Fabregas. Mais l'Espagnol choisit de se faire lui-même réparation. Mal lui en prend puisque Joe Hart se détend et s'interpose (40e). A la pause, les Citizens restent dans le match, au grand dam de Wenger, dépité sur son banc. Chamakh est toujours aussi précieux à la reprise, comme sur ce rush côté gauche, qui lui permet de déposer son garde du corps et de centrer en retrait. Nasri est au relais avant que Fabregas, décidément malheureux, ne profite pas de sa position privilégiée dans la surface (48e). Arsenal joue avec le feu et doit beaucoup à Fabianski, impeccable devant Silva (57e), mais plus encore devant Adebayor (74e). Sauf qu'entre temps, et alors que Tevez a fini par rendre les armes (53e), les Gunners ont enfin su faire le break grâce à Alexander Song, opportuniste pour placer une lourde frappe dans la lucarne de Hart suite à un cafouillage dans la surface (0-2, 66e). Remplaçant d'un Chamakh, pas franchement comblé de son sort, Nicklas Bendtner donne raison à Wenger en donnant encore plus d'ampleur au score (0-3, 88e), servi par un Nasri décidément inspiré. L'histoire ne dit pas si Arsenal aurait eu la partie aussi facile à onze contre onze...