Arsenal, c'est tout bon ?

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Arsenal, c'est tout bon ?
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Si la victoire d'Arsenal contre Barcelone (2-1), mercredi soir en huitièmes de finale de la Ligue des champions, a rendu "très fier" Arsène Wenger, les Gunners ne sont pas à l'abri d'une déception au match retour, le 8 mars prochain au Camp Nou. Car tout n'a pas été parfait pour les Londoniens, loin de là.

Si la victoire d'Arsenal contre Barcelone (2-1), mercredi soir en huitièmes de finale de la Ligue des champions, a rendu "très fier" Arsène Wenger, les Gunners ne sont pas à l'abri d'une déception au match retour, le 8 mars prochain au Camp Nou. Car tout n'a pas été parfait pour les Londoniens, loin de là. Un peu moins d'une chance sur deux. Arsenal vient de battre "la meilleure équipe du monde", comme Arsène Wenger qualifie encore Barcelone, mais n'a même pas 50% de chances de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions. Telle est la dure réalité des chiffres pour les Gunners, dont l'exploit réussi face au Barça mercredi soir à l'Emirates Stadium devra être suivi d'effets le 8 mars prochain au Camp Nou. Car non, un succès 2-1 à domicile n'est pas vraiment un bon résultat, fut-il obtenu face aux champions d'Espagne. "Barcelone est toujours favori mais nous savons désormais que nous pouvons les battre, estime le technicien londonien. L'année dernière, on ne le savait pas. (Cette victoire) nous permet d'aller là-bas avec de l'espoir." Arsène Wenger évoque la double confrontation en quarts de l'édition 2009-10, et il a raison. C'est physiquement qu'Arsenal a fait la différence Le scénario de ce match aller a beaucoup ressemblé à celui de l'an passé (2-2). A la différence près que les Catalans, largement dominateurs avant le repos, n'ont cette fois inscrit qu'un but avant de voir les Anglais en marquer deux. Les Gunners doivent désormais prier pour que le retour, en terre espagnole, ne soit pas aussi violent qu'il y a dix mois (1-4). Si Arsène Wenger assure que "le match a tenu toutes ses promesses", il oublie que ses joueurs, présentés comme des apôtres du beau jeu, ont quelque peu déçu dans ce domaine-là. La première période, qui a vu David Villa ouvrir le score (27e), a été à sens unique en faveur du Barça. C'est en demandant à ses hommes "de jouer plus haut et d'être plus près au marquage notamment de (Lionel) Messi" que le manager alsacien a un peu changé la physionomie de la rencontre. Un défi physique auquel les Catalans n'ont pas su répondre, craquant par deux fois en cinq minutes sur des buts de Robin van Persie (78e) et Andrei Arshavin (83e). Alors oui, c'est indéniable et Arsène Wenger a raison de le souligner, les Gunners ont montré qu'ils possédaient "des qualités mentales que l'on ne soupçonne pas assez". Mais s'ils devaient rejouer ce match-là, ils le gagneraient sans doute une ou deux fois sur dix. Battre le Barça, c'est bien. Se qualifier, c'est mieux. Mais ce sera une tout autre histoire.